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Généalogie
Villages de LorraineEntraidePour me contacter | Sources : Département des Vosges Léon Louis et Paul Chevreux,1889, (réédition Res Universis)Les autres pages sur Gérardmer
Description :A 41 km d'Épinal et 29 de Saint-Dié, Gérardmer est traversée par la Vologne et le ruisseau de la Jamagne, entourée des trois lacs de Longemer, Retournemer et Gérardmer.
"Si ce n'to d'Girômé, enco en peu d' Nancy, quo c'que c'serô d'lé Lorraine" (Sans Gérardmer et un peu Nancy que serait-ce de la Lorraine - Proverbe de Gérardmer) Les hameaux (en 1867) :
Les écarts :
Les fermes :
Habitants :
Les cultures et industries (en 1867) :
La ferme du Vinot :Cette ferme était située au centre de Gérardmer. Le plan et la disposition des pièces sont très curieux, témoin d'une conception architecturale de la ferme vosgienne différente des maisons à rains La caractéristique est la grande pièce centrale - cuisine ou pièce commune - ne recevant de jour qu'indirectement, par les autres pièces de la maison. Au dessous s'ouvrait la grande cheminée dont l'ouverture inférieure occupait pratiquement la moitié de la surface du plafond et montait en se rétrécissant jusqu'au toit.
Autour de cette grande pièce on trouve les chambres à coucher, le(s) chambre(s) à métier, l'écurie et les remises. Le tissage :Jadis, le lin était récolté à Gérardmer même où il était rifflé et teillé, puis filé au rouet pendant l'hiver. dans chaque ménage, on trouvait un métier sur lequel on tissait la grisette, toile écrue ou tramée de coton pour les besoins de la famille. Avec les étoupes, on fabriquait une toile grossière destinée à confectionner des sacs. Le tissage , dès la fin du XVIII° siècle, ne fut plus exclusivement familial. Des ouvriers travaillèrent à façon puis allèrent porter leurs produits sur les marchés voisins. On commença à blanchir la toile sur le pré. Vers 1840, quelques tisserands, devenus des fabricants, allèrent à Lille acheter du fil mécanique, plus régulier que celui fait à la main. Dès lors l'industrie du tissage se transforme, les métiers se perfectionnent. Il y a alors plus de 1 200 métiers à main et 150 mécaniques. Jusqu'en 1872, le commerce se fait sur place, avec les alsaciens et les tisserands travaillent encore à Domicile. L'annexion de l'Alsace oblige à rechercher d'autres débouchés. La réputation de la toile vosgienne s'étend, le chemin de fer arrive au bord du lac, les usines se multiplient. La fabrication de la grisette est abandonnée. On produit surtout des linges de table tissés dans les usines et le tissage à la main ne se pratique plus guère que l'hiver pour des tissages très fins. Il ne reste plus que 400 métiers à main pour plus d'un millier de métiers mécaniques. Le blanchiment, favorisé par l'utilisation des eaux de montagne, continue à se faire sur pré de mai à octobre. Ce n'est qu'à la fin du XIV° siècle qu'on transformera aussi sur place les tissus en produits transformés. Liens :
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