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  Sources : Département des Vosges Léon Louis et Paul Chevreux,1889, (réédition Res Universis)

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Description :

A 41 km d'Épinal et 29 de Saint-Dié,  Gérardmer est traversée par la Vologne et le ruisseau de la Jamagne, entourée des trois lacs de Longemer, Retournemer et Gérardmer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Si ce n'to d'Girômé, enco en peu d' Nancy, quo c'que c'serô d'lé Lorraine" (Sans Gérardmer et un peu Nancy que serait-ce de la Lorraine - Proverbe de Gérardmer)

Les hameaux (en 1867) :

  • Les Bas-Rupt (535 habitants, 105 maisons
  • Les Basses-aux-Beillard (61 habitants, 12 maisons)
  • Beillard (546habitants, 120 maisons)
  • La Cercenée (112 habitants, 20 maisons)
  • Les Cuves (27 habitants, 7 maisons)
  • Les Fées (458 habitants, 95 maisons)
  • Les Gouttridos (191 habitants, 44 maisons)
  • La Haie-Griselle (730 habitants, 89 maisons)
  • Kichompré (400 habitants, 70 maisons)
  • Le Phény (315 habitants, 67 maisons)
  • La Rayée (339 habitants, 72 maisons)
  • Les Rellegouttes (63 habitants, 16 maisons)

Les écarts :

  • Le Bas-du-Bas-Rupt (27 habitants, 6 maisons)
  • Le Bas-du-Beillard (46 habitants, 9 maisons)
  • Basse-Cheniquet (30 habitants, 6 maisons)
  • Belbriette (35 habitants, 6 maisons)
  • Le Blanc-Ruxel (43 habitants, 8 maisons) 
  • La Brande (32 habitants, 6 maisons)
  • Cellé (18 habitants, 4 maisons)
  • La Chenezelle (15 habitants, 3 maisons)
  • Corsaire (32 habitants, 6 maisons)
  • Le Corsaire (17 habitants, 4 maisons)
  • Au Cresson (15 habitants, 4 maisons)
  • Derrière le Lac (29 habitants, 7 maisons)
  • Goutte-des-Tats (23 habitants, 5 maisons)
  • Goutte-du-Chat (24 habitants, 6 maisons)
  • Les Granges-Bas (42 habitants, 8 maisons)
  • Grosse-Pierre (12 habitants, 3 maisons)
  • La Haleuche (16 habitants, 3 maisons)
  • Les Hautes-Vannes (26 habitants, 5 maisons)
  • Les Hauts-Rupts (28 habitants, 6 maisons)
  • Le Kertoff (48 habitants, 6 maisons)
  • Naiemont (26 habitants, 5 maisons)
  • Noir-Rupt (42 habitants, 8 maisons)
  • Le Paye (13 habitants, 8 maisons)
  • Les Plombes (15 habitants, 8 maisons)
  • Les Poncés (16 habitants, 4 maisons)
  • La Poussière (22 habitants, 5 maisons)
  • Ramberchamp (26 habitants, 5 maisons)
  • Retournemer (18 habitants, 4 maisons)

Les fermes :

  •  Balveurche,
  • La Beuchotte
  • Le Biazot
  • Les Bloqués
  • La Broche du Lard
  • La Brochotte
  • Cerceneux-Mougeon
  • Fachepremont
  • Fontaine-Gilet
  • Fremont
  • La Grange-Mauselaine
  • Grouvelin
  • La Grosse Grange
  • Grange de Cheny
  • Goutte-Lagelot
  • La Grange-Claudon
  • Giraurd-Firance
  • Grande Goutte
  • La Grange Colin
  • Grange Idoux
  • La Grangeotte
  • Les Hautes-Royes
  • Haut Corsaire
  • Le Hantz
  • Le Haut-Poirot
  • Launard
  • Mizelle
  • Mérelle
  • Le Noir Ruxel
  • Le Pré Falte
  • Pré Chaussotte
  • Pré Georges
  • Le Planot
  • Pente-Goutte
  • Peut-Pré
  • Pré Jean-J'espère
  • Le Poli la Chêne
  • Le Roulier
  • Rond-Pré
  • Saint Jacques
  • Les Vazinés
  • Vologne
  • Xégoutté

Habitants :

Années

Habitants

1555110
1630425
1678154
1710511
an XII4423
18305 100
18475 625
18676 225

Les cultures et industries (en 1867) :

  • Sur 8 649 hectares, 580 sont en terre labourable, 2 050 en prés, 5 530 en bois, 4 en jardins, vergers, chenevières, 484 en friches. Les cultures principales sont l le seigle, l'orge, l'avoine et la pomme de terre.
  • Quelques carrières de granit à ciel ouvert
  • On y trouvait 1 tissage mécanique de toile de lin (220 ouvriers), 2 blanchisseries (40 ouvriers), 1 ateliers de bois de brosses (160 ouvriers), une boissellerie (70 ouvriers) 1 fabrique de pâte à papier (40 ouvriers), 1 fabrication de toiles à bras à domicile (1 200 ouvriers), 1 fabrique de feutre (45 ouvriers)
  • Les principaux commerces sont les toiles, bois de brosse, pâte à papier et à carton, fromage (Gérômé).

La ferme du Vinot :

 

Cette ferme était située au centre de Gérardmer.

Le plan et la disposition des pièces sont très curieux, témoin d'une conception architecturale de la ferme vosgienne différente des maisons à rains

La caractéristique est la grande pièce centrale - cuisine ou pièce commune - ne recevant de jour qu'indirectement, par les autres pièces de la maison. Au dessous s'ouvrait la grande cheminée dont l'ouverture inférieure occupait pratiquement la moitié de la surface du plafond et montait en se rétrécissant jusqu'au toit.

 

Autour de cette grande pièce on trouve les chambres à coucher, le(s) chambre(s) à métier, l'écurie et les remises.

 

 

 

 

Le tissage :

Jadis, le lin était récolté à Gérardmer même où il était rifflé et teillé, puis filé au rouet pendant l'hiver. dans chaque ménage, on trouvait un métier sur lequel on tissait la grisette, toile écrue ou tramée de coton pour les besoins de la famille. Avec les étoupes, on fabriquait une toile grossière destinée à confectionner des sacs.

Le tissage , dès la fin du XVIII° siècle, ne fut plus exclusivement familial. Des ouvriers travaillèrent à façon puis allèrent porter leurs produits sur les marchés voisins. On commença à blanchir la toile sur le pré.

Vers 1840, quelques tisserands, devenus des fabricants, allèrent à Lille acheter du fil mécanique, plus régulier que celui fait à la main. Dès lors l'industrie du tissage se transforme, les métiers se perfectionnent. Il y a  alors plus de 1 200 métiers à main et 150 mécaniques. Jusqu'en 1872, le commerce se fait sur place, avec les alsaciens et les tisserands travaillent encore à Domicile.

L'annexion de l'Alsace oblige à rechercher d'autres débouchés. La réputation de la toile vosgienne s'étend, le chemin de fer arrive au bord du lac, les usines se multiplient. La fabrication de la grisette est abandonnée. On produit surtout des linges de table tissés dans les usines et le tissage à la main ne se pratique plus guère que l'hiver pour des tissages très fins. Il ne reste plus que 400 métiers à main pour plus d'un millier de métiers mécaniques. Le blanchiment, favorisé par l'utilisation des eaux de montagne, continue à se faire sur pré de mai à octobre.

Ce n'est qu'à la fin du XIV° siècle qu'on transformera aussi sur place les tissus en produits transformés.

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