Généalogie Villages de LorraineEntraidePour me contacter recensement des villages de généalogistes :
 site hébergé par 1 et 1 | | SOURCE : Département de la Meurthe, Dictionnaire historique et statistiques ; E.Grosse, réédité par Res Universis Description- Sur la rive gauche de la Moselle, au pied d'une cote escarpée, à 9 Km au sud de Pont-à-Mousson.
- Dieulouard appartenait à la généralité de Toul, bailliage et coutumes de Verdun. Chef-lieu d'une prévôté qui dépendait du temporel des évêques de Verdun.
- L'ancien château (14ème au 17ème siècle) est une vaste forteresse flanquée de 7 tours.
- Belle église du 15ème siècle (crypte romane, dalles sculptées).
- Vestiges considérables de la ville antique de Scarponne, avec laquelle il ne devait former autrefois qu'une seule ville.
Population- 1360 habitants en 1836 dont 118 électeurs communaux, 12 conseillers municipaux, 3 électeurs pour la députation, pour 352 feux et 340 habitations,
- 1650 habitants en 1876,
- 4903 habitants en 1990.
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Cultures et industries- Sur 885 hectares, 153 en bois, 310 en terres labourables, 110 en prés, 30 en pâtis et friches, 30 en jardins et 170 en vignes.
Liens Le dernier bail de la chatellenie de Dieulouard en 1787Avant-proposSous l'épiscopat d'Heimon, évêque de Verdun (988-1024) la châtellenie de Dieulouard se composait de plusieurs localités détachées de l'ancien Pagus Scarponensis, et qui faisaient partie, en l'an 1022, du temporel de l'évêché et comté de Verdun.Ces localités se trouvaient alors enclavées dans la ligne de circonvallation de la forteresse de Scarpone et formèrent depuis son finage. En voici les noms : A l'est de l'ancienne capitale du comté scarponois, c'était le mont Toullon (un des cinq points stratégiques romains, qui avec Mousson, la côte de Cuite, celle de Hermaumont -Autreville- et celle de Hariaumont -Belleville-, entouraient Scarpone), puis les villages (le Sivry, Belleau, Morey, Villers-le-Prud'homme, Ville-au-Val et Landremont. Au nord-est, Bezaumont avec la maison-forte de Marivaux et Sainte-Geneviève. Au nord, Mousson, Atton et Loisy. Vers le sud-est, Saizerais, Belleville, Dieulouard et Scarpone. Vers le milieu du XIV° siècle, commence une série de cessions, d'échanges et d'engagements qui se continuent jusqu'au XVIII° siècle. Les motifs les plus souvent allégués, par les évêques de Verdun, sont les besoins d'argent au profit de leur diocèse, soit pour soutenir leurs droits usurpés, soit pour d'autres causes. D'après les titres du temporel de l'évêché de Verdun, Mousson (la ville-neuve), était encore au treizième siècle du temporel du dit évêché, sous la prélature de Robert II de Milan, évêque de Verdun (1255-1277), de même que le village d'Atton.
Sous l'épiscopat d'Hugues II de Bar, évêque de Verdun (1352-1362), frère d'Henry, sire de Pierrefort, ce prélat mit, écrit l'abbé Clouet, son évêché au service de sa maison de Bar-Pierrefort, et pour justifier, sans doute, qu'il avait le droit d'en disposer, il obtint, en 1357, de l'empereur Charles IV, deux lettres ratifiant la donation de Frédéric dernier comte scarponois en faveur de l'évêque Heimon de Verdun; donation confirmée par l'empereur Otto III.
L'année suivante (135S) , l'évêque Hugues engage à Ferry de Ludres, et à Thirion de Manonville, la forteresse de Dieulouard pour 1,800 florins (20,000 fr.). Peu de temps avant sa mort, le village de Saizerais ne faisait déjà plus partie de la prévôté et châtellenie de Dieulouard. Au temps de l'évêque de Verdun, Jean de Saint-Dizier, en 1373, le temporel de l'évêché était engagé à Henry de Bar, sire de Pierrefort, pour une créance s'élevant à la somme énorme de 40,000 francs, soit environ 533,000 francs de notre monnaie. A la mort du dernier sire de Pierrefort, Pierre de Bar, en octobre 1380, et à suite du traité de 1373, la dette de l'évéché de Verdun fut éteinte.
En 1594, Belleville et Sainte-Geneviève appartenaient encore à la Terre de Pierrefort. En la même année, Dieulouard et tous les villages situés dans le Val-Sainte-Marie, étaient du bailliage d'Apremont et en aoùt 1634 du bailliage de Verdun . Le pied-terrier de la prévôté de Dieulouard ne mentionne pas les villages de l'ancien finage de Scarpone dénommés ci-après : Belleau, Atton, Mousson et Ville-au-Val. Dans le château de cette dernière localité, habitait au commencement du XIV° siècle le voué de l'évêque de Verdun, qui avait seulement la juridiction sur les villages situés sur la rive droite du bras oriental de la Moselle. Sous l'épiscopat d'Henri IV d'Apremont (1313-I349) son neveu Geoffroy avait sa demeure et était le voué de l'évêque pour tout le Val-Sainte-Marie. Les titres du château de Ville-au-Val ne remontent qu'au XIV° siècle. La mairie dudit Val-Sainte-Marie était primitivement la maison-forte de Marivaux, commune de Bezaumont. L'évêque Henri d'Apremont la donna ensuite en fief à Baldimins (6) et le maire du Val-Sainte-Marie habitait alors à Sainte-Geneviève. Nous ignorons à quelle époque les localités de Belleau, Atton, Mousson et Ville-au-Val passèrent sous la souveraineté des ducs de Bar. D'après ledit piedterrier de 1630, l'évêque de Verdun était "seigneur souverain, régalien; haut justicier, moyen et bas, un seul, et pour le tout, dans toute la prévôté de Dieulouard".
En 1787, les localités de Sivry, Morey, Villers-le-Prud'homme et Belleville n'étaient plus affermées au profit de l'évêché de Verdun, et à la Révolution, ledit évêché ne possédait plus de biens fonciers qu'à Dieulouard-Scarpone, Bezaumont et Loisy.
Bail du 19 juillet 1787. Sachent tous, que par devant M° Louis-Michel Grandeau, notaire de l'évêché comté de Verdun en la prévôté de Dieulouard, résident audit lieu, et les témoins cy après nommés et qualifiés soussignés, fut pré sent M° Nicolas Hyacinte Briquelot, avocat en parlement, capitaine prévôt, gruyer, chef de police du lieu et prévôté de Dieulouard y résident, lequel ensuite de la procuration sous seing privé en date du quinze du présent mois, par luy certifié être d'illustrissime et révéendissime Seigneur monseigneur Henry-Louis-René Dénos évêque comte de Verdun, prince du St Empire et contrôlée au bureau de ce lieu ce jourd'hui et jointe à la présente minute pour y avoir recours le cas échéant, à déclaré laisser à titre de bail a ferme, aux sieurs Pierre et Laurent Thiébaut, tous deux majeurs résidents à Moulon (fief seigneural situé commune de , plus le sieur Hubert Thiébaut seigneur dudit lieu, leur père : présents, prenants au dit titre, pour eux, leurs hoirs et ayant cause les bâtiments, biens, droils et revenus dont le détail suit, dépendant du domaine de l'évêché comté de la dite ville et lieus cy après nommés, savoir
A DIEULOUARD
- 1° Les bâtiments consistant en corps de logis, granges, écuries, bergeries, colombier, basse cour et jardin, le tout situé dans l'enceinte des murs du chateau, à l'exception des parties de bâtiments et jardin que le seigneur Évêque se réserve d'assigner. tant pour le logement du sieur prévot que pour l'auditoire, prisons civiles, criminelles, et pour l'habitation du geolier.
- 2° Un corps de métairie consistant en terres arables, preys, chenevières : deux tiers de la grosse dîme et celle dite de la Warpillière . moitié des pressoirs, droit de tiers dans les communes.
Notamment la pièce de terre dit le Bois brulé, contenant trente deux jours, seulement acceptée par le Sr Jean Mansuy fermier actuel et jusques à ce que le seigneur évêque se soit pourvu à cet égard pour le faire ordonner autrement ; droits de colombier, de troupeau à part, de péche, de bac, de terrage sur certains cantons du finage. - 3° Les saulsayes dittes le trapier, croix St Nicolas, des pécheurs, du canal, de Bauméchamps; les rentes seigneuriales en grains, volailles et deniers ; cens en argent, chapons, corvées de bras, de charrue, la redevance emphitéotique sur le moulin.
- 4° Les deux tiers des droits et revenus du fief de la voucrie ; la moitié du loyer du four dépendant du mémo fief ; ensemble des cens dùs par la communauté de Blénod, et les détenteurs du bois de Cuille, puille (3) et futaye non réservée des coupes annuelles.
A SCARPONE
- 5° Les preys dit le grand Saulcy, le Waré, le Meunier, sis en l'isle, tant dans la partie du ban dudit lieu, que dans celle de Dieulouard, les rentes seigneuriales comme en dernier lieu, et les deux tiers du cens en chapons affecté sur une maison audit Scarpone faisant partie des revenus du fief de la vouerie.
A LOISY
- 6° Un cors de maitairie composé de terres, preys, chenevières avec la saulsaye dite du bacq, le droit de tiers dans les communes, les rentes seigneuriales en grains, volailes, deniers, corvées de bras de charue, et le droit d'assise sur les vins.
A BEZAUMONT
- 7° Un corps de métairie consistant en terres, preys, chenevières, le prey dit la Moue, la saulsaye ditte Jean Maire, la rente du four banal, la cens de l'emplacement du four, la redevance emphitéotique sur le moulin Moze. Le droit de tier dans les communes et d'assise sur les vins, les rentes seigneuriales en grains, volailles, deniers, corvées de bras et de charue.
A LENDREMONT
- 8° Le tier des communes au contenu de l'acte partage, le pareil droit sur les objets qui n'y serait compris ; la rente du four banal, le cens sur son emplacement. Les rentes seigneuriales en grains, volailles, deniers et droit d'assise sur les vins.
A SAINTE-GENEVIÈVE
Fait et passé es études à Dieulouard le dix neuf juillet mil sept cent quatrevingt sept avant midy, en présence de Jean Demange maréchal ferant et de Jean Baptiste Arvier dit la Rivière, perruquier, tous deux habitants de ce lieu témoins connus et requis qui ont signé avec les parties, lecture faite.
Signé à la minute. H. Thébault de Moulon, Catherine, Verdun, Laurent Thiébault, Pierre Thiébault, M. Briquelot, Jean Demange. Jean Baptiste Larvier dit La Rivière avec le notaire susdit. Controlé à Dieulouard le dix neuf juillet mil sept cent quatre vingt sept. Reçu soixante quatre livres dix sols. Signé Demange controleur.
Pour grosse requise par le sieur Pons, cessionnaire de M. l'evecque par le notaire instrumentaire sousigné. Maudiant notaire. Ce vingt février mil sept cent nonante et un. Pour crosse et parchemin. Douze livres de France.
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