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Sources : Département de la Moselle, Verronais, 1844, ( Réedition Res Universis, 1992) ;liste des émigrés déportés et condamnés pour cause révolutionnaire du département de la Moselle (1791-1800), d'André GAIN

Description :

Village de l'ancienne province des Trois Évêchés. à 15 Km au Nord-Est de Metz, canton de Vigy.

Population (en 1844) :

  • En 1844, on y trouve 578 individus et 74 maisons. 27 garçons et 25 filles fréquentent l'école.

Territoire (en 1844) :

  • 709 hectares dont 194 en bois ; 

Cahier de doléances .

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Château fort

Le château fort de Vry que l’on appelait autrefois « La Petite Metz » était la propriété de l’évêque de Metz en 1217. Il fut détruit par les messins pendant la guerre des Amis (1232-1234) et fut reconstruit peu après par la famille seigneuriale de Vry qui le conserva en partie jusqu’au début du XV° siècle. A cette époque, il devint la propriété de la ville de Metz qui y installa un châtelain et une garnison permanente fortement armée.

Véritable forteresse le château a eu un rôle important durant les guerres locales  des XIV et XV° siècles notamment dans la défense du Haut Chemin entre Metz et Bouzonville. Lors de la guerre intestine qui éclata en 1326, Vry servit de refuge à une partie des mécontents ralliés au maitre-échevin. En 1410 le Duc de Lorraine Charles II se fit attribuer en viager une partie du château, mais il s’en démit en 1423 en faveur de Jean Lohier châtelain du lieu. En 1444 durant la guerre entre les messins et le Duc de Lorraine le château fut pris par les Ecorcheurs français malgré une résistance héroïque de la garnison messine. Le château, avait alors subi d’importants dégâts.

Il fut restauré et une garnison l’occupa jusqu’au début du XVII° siècle. Après la guerre de trente ans, il perdait tout intérêt stratégique. 

Ce château offre la particularité très rare en Lorraine d’être de plan circulaire. Bien qu’en partie ruiné, il était encore en assez bon état jusque vers 1900. Depuis la dernière guerre, il s’est considérablement dégradé notamment à la suite d’un incendie qui a détruit le logis nord-est qui fut habité jusqu’en 1950.

 

Emigrés déportés et condamnés pour cause révolutionnaire (1791-1800)

  • Barthelémy (Nicolas-Joseph), curé de Vry,

Né à Briey, fils de Nicolas Barthélemy (nommé plus tard président du bureau de conciliation du canton de Briey) et de Marie-Françoise Chenal, il était âgé de 37 ans en 1792. Sa soeur avait épousé Pierre-Nicolas Laurent, rentier à Briey. Curé de Vry depuis 1785, Nicolas Barthélemy, insermenté, fut atteint par la loi du 26 août 1792. Le 12 septembre 1792, il prévint le directoire du district de Boulay que pour obéir au décret de déportation, il se rendait à Spa en passant par Hombourg, Hettange, Luxembourg et autres lieux nécessaires. » Là-dessus, il partit muni d'un passeport. Bien qu'aux termes de la loi il ne fut pas émigré, la municipalité de Vry mit ses biens sous séquestre; les sieurs Thomas et Hazard, de Vigy, ses fondés de pouvoir, protestèrent le 13 décembre et le district fit lever ce séquestre illégal par décision du 22 déc. La municipalité ne s'exécuta que le 12 janvier 1793, et de mauvaise grâce. Dés le 14, le citoyen Brion, ennemi présumé du curé, prétend que Barthélemy est bel et bien émigré, que ses biens doivent être vendus, le citoyen Voirhaye dénonce au département ce qu'il considère comme une atteinte aux droits de la nation, il fait inscrire le curé sur la liste des émigrés. Le père, Nicolas Barthélemy, se désole, il prouve l'innocence de son fils. Le département, dont la partialité est non moins évidente, découvre que le curé de Vry a demandé par écrit et non verbalement le passeport nécessaire à son départ, il est donc bien émigré, ses meubles seront vendus immédiatement (28 janvier). En l'an IV, le père revient à la charge : le 19 vendém., il obtient enfin du département un arrêté qui transfère son fils de la liste des émigrés sur celle des déportés. Comme le comité de législation est, à cette époque, supprimé, c'est le Directoire exécutif lui-même qu rend définitive la décision du département, par arrêté du 8 floréal an V. Le 27 therm. an VIII, le ministre de la police autorise Barthélemy à rentrer à Vry sous la surveillance municipale, puis à Briey où il préfère fixer son domicile, et où il meurt le 3 frimaire an IX, à l'âge de 43 ans, avant d'avoir pu faire sa promesse de fidélité.