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Il est peut-être utile de dire quelques mots de l'état civil lui même, comment les registres étaient tenus. On sait que les actes étaient surtout destinés à constater les baptêmes, mariages et enterrements; si je me sers de l'expression : état civil, c'est pour plus de commodité. J'aurai occasion de citer quelques actes vicieux qui sont les plus nombreux : en 1697, Jean Brenel, signe jean Bernel; en 1706 Jacques Baret, fils de Claude Buret, signe Jacques Barat. Je considère comme synonymes : De Briey, De Brecy et de De Bruey; Brioletz et Briolet; Cretoffe et Christophe; Chauconillon et Chauguillon, Channenetz, Chaunenel ou peut-être, Chauvenel; Caré, Carez, Quaré, Carel, Donot, Doyot; Fourgot, Fourcau, Fourcaux, Forcaux, Fourcaulx, Fourcault, Fourcaut; Pied de bois, Pieddeu, Piedieu; Poirson, Poiresson, Poierson, Pieresson, etc. Les nobles personnages eux-mêmes ne conservaient pas leur nom intact : le fils du prévôt Vernier, jadis Vuernier, s'appelait André Varnier; les Picart avaient cinq ou six manières d'écrire leur nom. Les rédacteurs d'actes se contentaient d'indications aussi imparfaites que celle-ci : l'enfant du gros Didier de cette ville; Bernard le courdonnier; Alizon servante; Demenge fils à Gorgone de la bergerie; Florentine tiserante, fille de Mathieu le tiserant; Georges Berges de la communauté; la grande Mego; la 2ème femme de Benoit Doyotte. Il est évident que plusieurs de ces noms indiquent une profession. Les noms qui s'y prêtaient se mettaient au féminin quand ils désignaient des femmes : ex. Barbe Rivelle, fille à Mengin Rivel; Florentin tiserante, déjà nommée - etc. Cela suffisait à la basse classe. On y naissait sous un nom, quand on en recevait un et on mourait sous un autre si on avait su s'en faire un."
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Gondreville aujourd'huiMerci à Katherine Pfeil pour ces photos : Cliquez sur la petite image pour la voir en taille réelle |