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On sait que les seuls à Bruyères, au moment de la Révolution, étaient les Capucins; au nombre de sept : F. Dorothée, supérieur, F. Thiébaut, F. Honoré, F. Etienne, F. Roch, F. Mathieu, F. Antonin. Lorsque les biens des congrégations religieuses furent déclarés biens nationaux, il fut fait par la municipalité un inventaire, duquel nous extrayons les objets suivants appartenant à un des frères : une couchette, une paillasse, une petite armoire en sapin, une paire de draps, 15 serviettes, une nappe, 2 tabliers de cuisine, 3 essuie-mains, 2 chaises de bois et une table en sapin. « Les religieux affirment n'avoir que ce qui existe dans leurs chambres, n'avoir rien détourné, reçu, ni partagé aucun effet pouvant dépendre de la maison. Ils demandent qu'on leur assigne pour retraite et vivre en commun la maison qu'ils occupent actuellement :
On fait ensuite une reconnaissance de la maison et on constate que l'on pourrait y installer vingt religieux. Puis les Capucins choisissent l'un d'entre eux comme économe et pour toucher la pension que la nation leur accorde. Dans leur maison, ils n'avaient ni vin, ni autres comestibles. Les Capucins prêtèrent le serment civique les 14 et 22, avril 1791. La maison fut mise à l'enchère et vendue 5,925 livres. La ville délibéra pour la racheter et en faire un atelier de charité pour les pauvres du district. De ces religieux, on n'en trouve plus trace à Bruyères, excepté toutefois l'un d'eux, le prêtre Claudel. Les religieuses de l'hôpital durent rester dans cet établissement, même pendant la Terreur. Elles vinrent au nombre de cinq le 8 ventôse an II à l'hôtel de ville, prêter le serment exigé d'elles en vertu du décret de la Convention du 9 nivôse an Il. Pendant l'époque révolutionnaire, l'hôpital de Bruyères fut celui qui eut le moins à souffrir. Aucun de ses biens fonds ne fut aliéné. |