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Généalogie
Villages de LorraineEntraidePour me contacter | Au XIV°au XVI° siècle, elle diminua par les famines, les épidémies et les guerres. Jusqu'au XVII° elle augmente beaucoup, mais la guerre de Trente Ans et celles de 1630 à 1697 ruinèrent absolument le pays. En 1632, le duc Charles IV attira les Suédois dans ses Etats ; les habitants obligés de fuir dans les bois deviennent de vrais bandits que l'on surnommait « loups de bois » et « cravaches ». Puis la situation s'améliora un peu sous l'administration française du maréchal de La Ferté mais resta néanmoins misérable jusqu'au retour des ducs de Lorraine en 1697. Pendant la guerre qui se termina en 1678, les hostilités se rapprochèrent de la Lorraine, les habitants s'enfuirent de nouveau dans les bois; on leur donna cette fois le nom de « schenapans ». Pendant les derniers siècles, la population a été la suivante : 1503. 58 conduits ou ménages (300 habitants environ). 1522. 82 conduits ou ménages ; en plus 24 veuves, 88 mendiants, 17 franches gens et 3 fauconniers. 1618. 730 habitants. 1620. 202 imposables, 25 francs, 19 nobles, un curé et un vicaire. En 1644, on trouve, dans un rôle incomplet, 23 bourgeois ayant payé leurs impositions, parmi lesquels nous relevons le noms suivants : Aubry, Poirot, de lan, Bastien, Henry, David, Ranfaing, Molin, Mougeot, Deni, le Moine, etc. 1658. 8 conduits. 1697. 68 chefs de famille et 18 filles ou veuves. 1708. 520 communiants et 240 non communiants. 1710. 140 bourgeois (Etat temporel des paroisses.) 177 ménages, 33 garçons (Polium de Bugnon.) 1771-74. 177 maisons, 398 ménages, 246 contribuables. 1778. 300 feux et 170 maisons. 1783. 379 imposés et 34 insolvables. 1787. 156 propriétaires de maison, 184 propriétaires d'immeubles, 21 nobles, 30 exempts, 30 insolvables. An 3. 1970 habitants. An XII. 2089. Pour le mouvement de la population, on a les résultats suivants :
Les registres d'état civil étaient tenus par le curé. D'abord le libellé de ces actes était très court et sans signature, plus tard, il devint plus long et enfin uniforme et signé par 3 et 4 personnes. En 1771, le nombre des signatures était de sept pour un mariage. En 1773, l'acte de la cérémonie du mariage était précédé de l'acte des fiançailles et tous deux portaient 12 signatures. Ces actes étaient écrits avec d'autant plus de soin et tenaient un espace d'autant plus grand que la qualité des intéressés était plus importante. D'abord établis sur papier libre et de petit format, ces actes furent ensuite rédigés sur papier timbré, paraphé et coté par le lieutenant-général du bailliage. Dans ces registres, nous voyons que les enfants étaient toujours baptisés le jour même de leur naissance.
En 1595, les déforains venant faire résidence et prendre bourgeoisie à Bruyères payaient 60 fr. d'entrée et ceux qui s'y mariaient pour y demeurer, 30 fr. seulement. Auparavant, ces droits n'étaient que 40 et 10 fr. Vers 1700, les étrangers qui venaient s'installer, qui n'apportaient pas d'extrait de baptême ou qui étaient soupçonnés de n'être pas catholiques, apostoliques et romains étaient expulsés. Un certain Nicolas Duval, artiste peintre, venu à Bruyères pour quelque temps, et vivant avec une « créature », fut forcé de produire un extrait de son mariage, ou de partir Plus tard, cette taxe d'entrée et de bourgeoisie étant devenue difficile A recouvrer, les intéressés la trouvant arbitraire et illégale, refusèrent de payer, aussi dans la seconde moitié du XVIII° siècle, il n'en était plus question. Les étrangers venant se fixer définitivement à Bruyères, faisaient une simple déclaration à la mairie, présentaient un certificat de bonnes vie et moeurs, une caution solvable et connue et se soumettaient à payer toutes les taxes et impositions. Les habitants de Bruyères s'intitulaient « bourgeois », qualificatif mentionné continuellement dans les archives municipales. Pour montrer ce que ce titre avait d'honorable aux yeux des habitants, nous ne pouvons nous empêcher de transcrire ici la pièce suivante extraite des délibérations municipales : "Nous, maire royal, conseillers du Roy, échevins de Bruyèresen-Lorraine, à tous ceux que ces présentes verront: salut. Notre sociabilité, précieux héritage de nos bons aïeux, cette égalité rare qui bannit de nous toute prétention, cette douce harmonie qui fait que nous ne sommes tous qu'un coeur et qu'une âme, ayant pénétré le coeur de messire Barthelemy-Louis-Martin de Chaumont de la Galaizière, premier évêque, comte de Saint-Dié, ce respectable prélat a bien voulu marquer avec bonté le désir de devenir notre concitoyen. Considérant l'honneur qui doit rejaillir sur notre ville d'une adoption si glorieuse, et voulant laisser à nos neveux un monument qui perpétue à jamais notre vive reconnaissance et notre commune satisfaction, nous nous sommes assemblés et délibérant sur cet objet : ouï les conclusions du Procureur du Roy, et conformément à icelles, il a été unanimement arrêté par acclamation, que Messire Barthelemy-Louis-Martin de Chaumont de la Galaisière, premier évêque, comte de Saint-Dié, serait agrégé aux citoyens de notre ville de Bruyères et il a été prononcé que nous l'avons agrégé, comme par ces présentes nous l'agrégeons aux citoyens de notre dite ville de Bruyères pour par Monseigneur l'évêque et comte de St-Diez, jouir de tous les privilèges et prérogatives qui peuvent être attachés à cette qualité, avons ordonné que notre délibération et les présentes lettres seraient registrées: En foi de quoi, etc. Signé : Breton, Georgel, Riche, Gérardin." ÉTAT DE LA BOURGEOISIE EN 1770 ET 1789
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