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Octobre 1789. - Le grain étant cher, la municipalité décida qu'il ne serait plus fait qu'une sorte de pain. On ne tirait plus de fleur, et en ne faisant plus de retraits, se contentant de tirer fortement les sons, le rendement en farine était plus considérable et donnait plus de pain bis.

Le resal de froment pesant 180 livres se vend 44 fr. et le seigle 33 fr. Les coquetiers devaient amener du blé et surtout du seigle pour pouvoir emmener d'autres denrées.

Novembre 1789. - Pour fixer le prix du pain, on s'en rapporta à d'anciens boulangers. Ceux-ci, après avoir prêté serment, achetèrent du blé, le firent moudre, en firent le pain, et en calculant tous les frais, et le bénéfice que devait avoir le boulanger, taxèrent le pain à 4 sous 3 deniers la livre. Sur le marché, on introduisit à nouveau les livreurs jurés pour vérifier les mesures.

4 mars 1790. - Le pain valait 5 sous la livre.

8 avril 1700. - Le pain valait 5 sous 1 liard la livre, pendant que le blé valait 15 livres le quintal.

20 mai 1700.- Le marché au blé ayant été mal fourni, les boulangers soupçonnant un nommé Renard, marchand de grains à Bruyères, d'accaparer cette denrée, se rendirent chez lui pour en acheter. Il répondit qu'il n'en possédait point. La municipalité fit une visite chez lui, et on trouva 50 resaux. On lui en prit alors 24. Comme il avait été reconnu que Renard rentrait son blé pendant la nuit, que le peuple amassé devant sa maison voulait lui faire un mauvais parti, la municipalité le condamna :

  • 1° à être expulsé du corps des notables ;
  • 2° à 100 livres d'amende au bénéfice des pauvres;
  • 3° à tenir prison tous les mardis matin de chaque semaine pendant six mois;
  • 4° à payer les courses des sergents de ville et les gardes de service ;
  • 5° que les grains saisis seront vendus et que les 26 resaux qui lui res- taient seraient également vendus les deux premiers jours (le marche:. Renard sembla d'abord accel ter cette condamnation, mais quelques jours plus tard, il se pourvut au bailliage.

21 mai 1790. - Sur le marché, il n'y avait eu que 40 resaux de blé, quantité insuffisante pour Bruyëres. Comme la ville n'avait pas d'argent, les officiers municipaux empruntèrent 2,852 livres, savoir

  • De Lavaux père . . . . 620
  • De Chainel . . . . 310
  • Georgel . . . . 379
  • d'Emeric . . . . 310
  • Joseph Grandferry . 930
  • Claudel . . . . . 319

et d'Emeric alla au marché de Rambervillers pour acheter des grains.

1er juin 1790. - Nouvelle supplication à la municipalité de Nancy pour fournir des grains à Bruyères.

29 juillet 1790. - Grèle désastreuse.

12 août 1792. Le pain valait 4 sous la livre.

13 janvier 1793. - Le pain valait 2 sous 9 deniers.

En février 1793, on fabriqua deux sortes de pain.

26 mars 1793. - Défense de transformer les grains en bière et eau-de-vie, jusqu'à la prochaine récolte.

De janvier 1793 au 24 avril 1733, le prix du blé varia de 34 à 50 livres, et le 16 mai le pain valait 5 sous 9 deniers et 5 sous 3 deniers la livre.

18 juin 1793. - Pour se procurer des grains sur le marché, il fallait un certificat de la municipalité, signé par deux officiers municipaux, constatant les besoins du requérant et le nombre de personnes à sa charge (Les jours de foire, il fallait faire garder la ville par des dragons et de la gendarmerie.).

8 messidor an II. - Les grains de la récolte furent soumis à la réquisition du gouvernement pour les besoins des armées. Après la récolte, il fut fait un recensement. Les déclarations étaient faites aux municipalités qui vérifiaient celles qui pouvaient être frauduleuses, et dans ce cas, il y avait confiscation.

17 thermidor an II. - La ville doit fournir 3,000 quintaux de froment, ce qu'elle ne put faire, d'abord parce que son sol est trop pauvre, ensuite parce qu'elle n'en possédait pas. On les prit sur la prochaine récolte.

8 frimaire an II. - Le battage des grains fut soumis à la surveillance pour ne pas laisser de grains dans la paille.

Au moment du maximum, tout propriétaire ou cultivateur devait déclarer ses grains et farines. A ce sujet, il était fait des visites domiciliaires. Les fausses déclarations étaient punies de confiscation. Les grains ne pouvaient être vendus ailleurs que sur les marchés. Défense de faire aucun commerce de grains ou de farines. Les meuniers étaient à la réquisition des administrateurs.

Tout cultivateur ayant plus de dix jours à la raie était tenu de conduire au chef-lieu de son district au moins un sac de blé, les jours de marché.

Plus tard, pour être marchand de grains, il fallait faire une déclaration à la mairie. C'est ainsi que l'on trouve 14 de ces derniers à Bruyères.

En l'an IV, le blé se payait 723 livres le quintal (en assignats).

Le 24 frimaire an VI, les boulangers vendant le pain à leur gré, on fixa la taxe à 2 sous 6 deniers la livre.