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Généalogie
Villages de LorraineEntraidePour me contacter | En 1789, on trouve à Bruyères
La plupart furent imposés en 1790 dans un rôle supplémentaire, ce furent les suivants
Cette noblesse, très nombreuse pour une localité comme Bruyères, sembla accepter les premiers pas de la Révolution. Elle organisa la garde nationale, mais déjà, en 1792, on n'y comptait plus que trois nobles. Craignant pour leurs personnes, ils émigrèrent presque tous, se réunirent au-delà du Rhin et attendirent le moment favorable pour rentrer en France. Mais les succès des armées républicaines les dispersèrent, la plupart eurent une existence misérable, beaucoup moururent dans leur exil volontaire. A Bruyères ils n'eurent pas à subir les fureurs populaires, excepté toutefois Doridant d'Arpenant. Le 4 juillet 1791, il y eut un attroupement devant sa maison, on arracha les palissades, les portes du jardin, lequel fut saccagé et on démolit une partie du mur de la face de sa maison, qui était en carreaudage (1). Le 24 mars 1792, les biens des émigrés furent mis sous séquestre. C'est ainsi que les deux fils de Jacob étaient partis, ainsi que de Cheyron. Le 18 mars 1793, d'après les arrêtés de la Convention des 14, 15 et 16 février 1793, on surveilla les contre-révolutionnaires, principalement les émigrés furtivement rentrés ainsi que les prêtres qui avaient dû être déportés. Quelques mauvais citoyens osaient les cacher. On promit 100 francs de récompense à qui ferait découvrir un émigré. Des commissaires pouvaient se transporter dans les maisons pour faire des recherches à cet effet et les propriétaires devaient donner les noms des personnes qui étaient chez eux. Le 21 mars 1793, les municipalités furent invitées à donner les noms des émigrés et un état de leurs biens. Ces derniers furent vendus pour la plupart comme biens nationaux, exemple ceux de Charles Doridant. Le peuple n'osait pas acheter ces biens à cause de l'incertitude du moment. Le 20 mars 1793, le conseil assemblé pour l'application des lois du 15 août 1792 et du 2 avril 1793 du département, concernant les troubles du midi, puis sur ce que les émigrés correspondaient avec leurs semblables, qu'il restait un certain nombre de notables dangereux, qu'en conséquence il fallait empêcher tous ces parents d'émigrés et leurs domestiques d'agir contre la nation et les lois, et qu'il fallait les connaître. « Considérant en outre que les maux infinis que les émigrés ont attiré à la patrie, qu'ils persistent à vouloir déchirer par le fer et le feu, que rien ne peut arrêter leur audace qu'en les écrasant et qu'en gardant leurs parents comme otage, » alors les personnes suivantes furent considérées comme suspectes :
et restèrent consignées sous la sauvegarde de la loi dans le territoire de la municipalité. A cette liste on ajouta les frères, soeurs des émigrés, leurs domestiques. Toutes ces personnes ne pouvaient s'absenter que par permission expresse et écrite du conseil. Celui-ci invitait les citoyens à respecter leurs personnes et leurs propriétés. 10 avril 1793. - Les parents d'émigrés qui s'étaient enfuis dans d'autres localités de la France durent rentrer à leurs domiciles. Rentrés, ils furent sous la protection dé la loi. 10 avril. - Dans les inventaires dés biens d'émigrés faits à Bruyères, nous trouvons que le conseil de la commune a opéré dans les logements suivants
Le 26 mai, on ajouta, à cette liste, tous les parents d'émigrés, hommes, femmes, fils, filles, domestiques, servantes, de sorte que la liste à Bruyères se monta au nombre de 143, au moins. Le 3 octobre 1793, on arréta les gens suspects. Ils furent conduits en prison. Le 3 frimaire an III, sur l'ordre du représentant du peuple Michaud, les citoyens Demontzey, Bompard et sa femme, Febvrel, femme Jacob et sa fille, Doridant, la femme Clément furent mis en liberté mais durent rester dans la commune sous la surveillance de la municipalité. Lorsque la terreur fut passée, tous furent remis en liberté, puis surveillés un certain temps. Mais les émigrés ne purent rentrer que beaucoup plus tard et durent venir faire leur soumission. C'est ainsi que, en vertu de la nouvelle constitution, le 13 nivôse an VI, les émigrés suivants purent redevenir citoyens français : Cheyron. Toussaint Doridant. Gabriel Vaudechamp. Jean-François Doridant. Toussaint Lavaux. Antoine Didier. Jean-Louis Def'ranc. Le comte de Brigeot, cadet gentilhomme dans un régiment du roi de Pologne en 1761, puis au service du roi de France, ayant émigré de Bruyères en 1791, se trouvait à l'année des princes en 1792. Rentré en 1801, il eut une existence précaire jusqu'en 1814. En 1815, il fut fait chevalier de Saint-Louis, mais sans aucune pension. Il était possesseur d'une ferme valant de 24 à 30,000 francs, gui fut vendue comme bien d'émigré, puis d'un bois valant 40,000 francs en 1789, mais qui, ayant beaucoup souffert, lui fut rendu et ne valait plus que 21,000 francs ; enfin sa maison valait 9 à 10,000 francs. (1) En 1793 il y eut néanmoins des manifestations violentes contre les nobles, notamment contre Toussaint de Lavaux, qui s'en plaignit au Conseil général. Retour au texte |