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Le recrutement de l'armée en Lorraine, et plus tard quand celle-ci fut réunie à la France, se faisait par voie d'enrôlements volontaires. Les hommes de 16 à 40 ans devaient avoir une taille de cinq pieds un pouce. Le prix de l'engagement était de 10 écus au maximum en plus l'équipement et un pourboire qui variait de 5 à 30 livres, selon la taille de l'engagé.

Les enrôleurs étaient généralement des sous-officiers, qui devaient agir loyalement et être de bonne réputation. Mais, pour augmenter la gratification qui leur était donnée en proportion du nombre d'hommes qu'ils parvenaient à enrôler, ils se sont rendus célèbres sous le noms de racoleurs.

Lorsque les levées volontaires étaient insuffisantes, on y pourvoyait par voie de tirage au sort.

Les miliciens, après six années de service, étaient exempts de subvention pendant un an, dans les communautés, à condi­tion d'y faire enregistrer leur congé au greffe. Ceux qui se mariaient pendant cette première année jouissaient d'une nouvelle exemption de deux années et étaient exempts de collecte pendant trois ans

A l'arrivée de Stanislas, les engagements et les services militaires furent admis en France de la part de Lorrains, et les déserteur  de chacun de ces deux états se rendaient.

Pendant les guerres de Louis XIV et de Louis XV sur le Rhin, Bruyères dut très souvent loger des troupes en quartier d'hiver. Les nobles et privilégiés ne voulant fournir aucun logement, les bourgeois supportaient donc seuls cette nouvelle charge. Chaque soldat avait droit à un lit et à une chambre, le pain, le vin, la viande, l'avoine et le foin étaient en outre fournis par l'habitant. Lorsqu'il y avait des officiers de passage, la ville devait payer leur pension et souvent les faire conduire à la ville voisine.