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L'eau était à cette époque, avec le feu, les principaux soucis de la ville. Celle-ci placée sur un coteau de grès ne possède pas de source. Aussi avait-on construit de nombreux puits presque tous dans le roc, tant dans les rues que chez les bourgeois.

Les fontaines publiques alimentées à grands frais étaient d'un entretien coûteux et, de plus, souvent gelées en  hiver, malgré qu'elles fussent surveillées par un fontainier.

En 1700, on fit venir un sourcier pour recueillir une fontaine sourdante à Heledraye et on enchambra celle du Faing-des-Roses. En 1706, on recourut au même sourcier pour capter trois fontaines sises à Borémont, au Haut-du-Rupt et à Hèledraye. Mais on reconnut qu'il fallait renoncer aux deux dernières. Il y eut alors en ville 4 coulants donnant l'eau de Boremont et un autre, celle des Fourches. En 1708, il y avait en outre cinq puits communaux. Lorsqu'on capta les eaux de Boremont, on eut beaucoup de peine à retrouver les anciens travaux autrefois effectués pour le même objet. En 1716, les puits communaux étaient en très mauvais état. En 1731, les fontaines furent gelées pendant trois mois, et en 1741 on les remit à neuf. En 1742, les sources du Faing-des-Roses furent recueillies et on construisit un hallier de 60 pieds de long sur 32 de large. En 1757, les fontaines étant de nouveau gelées, on construisit deux nouveaux puits par corvée, aux halles, de trois pieds et demi de diamètre et de 28 de profondeur. En 1772, il y avait 9 fontaines avec auges en bois et 7 puits découverts dans les rues.

Par suite du nombreux bétail à abreuver, il était défendu de laver du linge sous le « coulant » ainsi que dans la première auge. C'est pourquoi les contraventions étaient nombreuses et toujours punies. Aussi, en 1760, il fut permis de laver à toutes les auges, à l'exception d'une seule fontaine.

Les eaux de Boremont étaient amenées par trois tuyaux eu buis, dont un à double trous, « percé à double losse ».

Comme aujourd'hui, pendant les grandes pluies, les fontaines amenaient du sable