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Généalogie
Villages de LorraineEntraidePour me contacter | La fête patronale devait avoir lieu à la même époque qu'aujourd'hui et comme on devait beaucoup s'amuser, l'évêque de Toul, constatant qu'on s'adonnait à la licence et au scandale des jeux, des danses et des assemblées profanes, ordonna que cette fête aurait lieu, pour tout le diocèse, le premier dimanche qui suivrait les quatre-temps de septembre. Pendant le carnaval, on apercevait quelques masques malgré la défense expresse de la municipalité et les amendes. L'habitude de « qui dôner » existait et les bourgeois en profitaient pour se railler un peu des nobles et des officiers municipaux. .A l'occasion de la fête des souverains et des principaux événements heureux du pays, comme victoires, naissances, etc., il y avait généralement des réjouissances publiques qui consistaient en prières, messes, Te Deum, où les autorités assistaient, des illuminations forcées sous peine d'amende, sonneries de cloches, distribution de pain aux pauvres, feux de joie où il était brûlé 2 cordes de bois, sans compter les violons, des feux de mousqueterie donnés par la compagnie bourgeoise, etc. Cette dernière avait succédé à la compagnie des arquebusiers dont l'origine se perdait dans la nuit des temps, et qui fût dissoute par les rois de France auxquels ces compagnies portaient ombrage. D'ailleurs, elles étaient bien inoffensives, car elles ne servaient plus qu'à entretenir l'esprit militaire, et leur rôle se bornait à escorter les princes ou à figurer à la procession de la Fète-Dieu. A leur suppression, celle de Bruyères ale comptait que 32 hommes. Aux baptêmes et aux mariages on faisait partir des pétards. L'ancienne coutume des feux de la Saint-Jean n'avait pas encore disparu de Bruyères au commencement du XVIII° siècle. En effet, dans les comptes de la ville, il est fait mention en 1706 de cette réjouissance pour laquelle on brûla une corde de bois. Cette coutume, dont le sens s'est perdu, n'était autre chose que les restes du culte que de nombreux peuples ont rendu au dieu Soleil, au moment du solstice d'été.
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