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Généalogie
Villages de LorraineEntraidePour me contacter | Anciennement il n'y avait qu'une simple chapelle ni dotée ni fondée, desservie par un vicaire. Celui-ci, après enchère préalable sous la halle, devait être agréé par le chapitre de Remiremont Ce chapitre prenait et exerçait la qualité de curé primitif et percevait la grosse et menue dîme. Dans la suite, Champ étant érigé en le chapitre n'eut plus que les deux tiers de la dîme, tant sur Champ que sur Bruyères, et le curé de Champ l'autre tiers. En 1612, Bruyères fut érigé en paroisse et son curé n'eut que 300 fr de portion congrue avec le logement. Les habitants agrandirent alors la chapelle et promirent de L'entretenir sans en rechercher ceux qui levaient la dîme dans cette localité. Le curé avait en outre les droits d'autel. Les habitants abandonnèrent au chapitre les droits de patronage sur la nouvelle cure pendant les mois de mars, juin, septembre et décembre, se contentant des autres mois. Pour donner plus de ressources au curé, plusieurs habitants firent des fondations. La nomination du curé se faisait à l'élection. En 1712, à la mort de Michel, six candidats se présentèrent et Volmar fut élu par 82 voix sur 104 En 1737, le procureur s'opposa â cette élection par les bourgeois, et après bien des contestations, il fallut s'en rapporter à Stanislas. Les bourgeois déléguèrent 12 notables; concurremment avec les nobles, les officiers du bailliage, de l'hôtel de ville et de la gruerie, et nommèrent Mathieu. Le curé était exempt de la taille, de la subvention, des ponts et chaussées, du logement des gens de guerre, des gabelles, etc. Mais pour ses biens patrimoniaux, il payait comme les laïques. « Les curés de Bruyères, au moyen de ces 300 fr, et de leur casuel, vécurent décemment et sans se plaindre », Lorsqu'en 1686, Louis XIV fixa la portion congrue à 300 livres de France, le curé Michel, croyant que les décimateurs devaient se charger de cette augmentation, s'adressa au chapitre et au curé de Champ pour en être payé. Ceux-ci ayant fait refus, il fit saisir les dîmes. L'affaire fut portée au bailliage d'Epinal; la ville fut mise en cause ; alors le curé forma contre elle une demande en sommation. La saisie fut déclarée nulle, sauf au curé à se pourvoir contre la ville. Au parlement de Metz, l'appel donna au curé ses 300 fr. de portion congrue, le surplus payable par les décimateurs. Enfin en 1689, la ville fut condamnée à restituer en outre ce qui avait été payé par les décimateurs. Ce dernier arrêt n'eut son exécution que jusqu'au 30 septembre 1689, temps où Léopold rentra dans ses Etats et fixa les portions congrues à 700 francs barrois. Le curé se soumit à cette loi et renonça tacitement an traitement que le Parlement de Metz lui avait accordé. En 1725, les portions congrues étaient portées à 400 livres et la ville paya jusqu'en 1766. « Par cette portion congrue et les autres produits tant fixes que casuels, les curés de Bruyères se faisaient 1,500 livres de «revenu. La quantité de fondations était telle que malgré les «secours des Capucins et de l'aumônier de l'hôpital, les curés devaient demander des vicaires de temps en temps ». En novembre 1766, le curé Mathieu demanda que la pension de son vicaire fut à la charge de la ville et de ce fait réclama 150 livres par an. Ce vicaire devait exister dans les paroisses où il y avait plus de 500 communiants, mais l'évêque se déclarait incompétent pour le traitement. Là-dessus, arriva l'édit de 1768 ; alors Mathieu fit sommation à la ville de lui payer:
Mais la ville réclama en exposant sa situation financière « Qu'elle n'avait que de faibles ressources. L'édit de 1768 mettait cette charge sur les décimateurs. Il existait bien le procès de Metz qui condamnait la ville à payer, mais les revenus de la cure avaient beaucoup augmenté. Le roi avait voulu fournir aux curés le moyen de vivre, mais non de s'enrichir aux dépens des communautés, comme Bruyères par exemple. Que sur 400 familles, 30 au plus jouissent d'une certaine aisance, 81 (200 personnes) étaient à l'aumône publique. La cure de Champ rapportait les plus mauvaises années 7,000 livres et les dîmes de Bruyères étaient affermées pour 100 écus d'argent et 90 paires de resaux. Le curé de Bruyères pouvait aisément se passer de vicaire, s'il en prenait un, c'était pour son bien personnel, pour l'aider à s'acquitter de ses fondations et pour acquérir des revenus plus considérables. » Malgré ces raisons, la ville ayant engagé un procès contre le curé de Bruyères, le curé de Champ et le Chapitre de Remiremont, fut condamnée le 4 mars 1774 à Nancy, à payer à son curé ce qu'il réclamait. En 1788, il devait y avoir un second vicaire, mais dans ce cas, les officiers de l'hôtel de ville demandèrent que les jours de fête il y eut diacre et sous-diacre, et que les vêpres de ces jours fussent chantées en deux choeurs. Toute la population était catholique; d'ailleurs la religion catholique romaine était la seule reconnue, et avait seule un culte public. Quelques années avant la Révolution, les sujets des autres religions pouvaient jouir de tous les biens et droits qui. leur appartenaient en propriété et à titre successif, exercer leurs commerces, arts, professions, sans être troublés ni inquiétés. Pourtant les emplois de la judicature et de l'enseignement public leur étaient interdits. Leurs mariages étaient reconnus, mais ils ne pouvaient former aucune communauté, ni en nom collectif faire aucune acquisition, demande, réclamation, etc. Les pasteurs des autres religions ne pouvaient s'habiller que comme tout le monde, et ne délivraient aucun certificats de mariage, de naissance ou de décès. Ces autres religions ne devaient pas s'écarter dur respect dû à 1a religion catholique, devaient observer les dimanches, contribuer à l'entretien des églises, au logement du curé, etc., comme les catholiques. Les dimanches étaient observés ponctuellement et les moindres contraventions étaient punies. Citons au hasard les suivantes : Furent condamnés :
A un certain moment, la rigueur était telle que deux bourgeois devaient faire la visite des cabarets pendant les offices et chaque contrevenant devait fournir 2 livres de cire. Le caréme était très dur. C'est pourquoi en 1725, par suite de la mauvaise nourriture, il y eut une maladie qui dura trois mois Le pain bénit était fourni à tour de rôle par les bourgeois. Le pain devait être fabriqué par le boulanger, et peser 4 livres Les jurons étaient réprimés avec une grande sévérité. La première fois, c'était 20 francs d'amende et 20 jours de prison au pain et à l'eau, et la peine en cas de récidive allait en augmentant jusqu'à ce qu'enfin on coupait la langue du blasphémateur. En cas de maladie, une ordonnance de 1730 ordonne de se confesser le troisième jour de maladie. Cette ordonnance fut remise en vigueur en décembre 1755; elle fit beaucoup de bruit en Lorraine ; il y eut des arrêts, des remontrances, des suppressions d'écrits, etc. Quant à l'évêque de Toul, il se repentit d'avoir donné lieu à tous ces incidents.
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