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Généalogie
Villages de LorraineEntraidePour me contacter | Pour exercer cette profession, il suffisait d'en faire la déclaration à la mairie ; mais on ne pouvait l'abandonner sans l'autorisation du chef de police et avec des motifs sérieux. Il n'y avait ni maîtrise, ni four banal. Les grains qui sortaient de la ville pour être moulus étaient soumis à un droit. D'habitude les bourgeois les conduisaient au moulin de Laval, quoiqu'ils aient la faculté d'user des moulins de Champ, Bomont et Neuf-Moulin. Le locataire du moulin domanial de Laval venait quêter les grains en ville et ramenait gratuitement la farine à domicile, les habitants payant le droit de mouture Vers 1712, quelques autres meuniers des environs voulurent faire comme celui de Laval, mais celui-ci les attaqua et gagna son procès. Mais plusieurs bourgeois, mécontents du meunier de Laval, conduisirent eux-mêmes leurs grains ailleurs. Le meunier les attaqua, prétendant que ceux qui possédaient des voitures avaient leur liberté complète, mais qu'ils ne pouvaient conduire les grains de ceux qui n'avaient pas de voiture. La ville prit fait et cause pour les habitants, et Girardot, meunier de Laval, fut condamné (1754). Le blé consommé à Bruyères était fourni en partie par la production locale; le reste était amené tous les mercredis, soit par les habitants de la plaine ou les cossons de Nancy. En 1756, il y avait six boulangers. Le 12 Janvier 1770, il n'y eut aucun blé sur le marché et les particuliers n'en possédaient plus. Alors l'intendant de Lorraine en accorda dix resaux à la Ville, et les officiers municipaux les firent prendre par petites portions aux magasins d'abondance dé Nancy. Ce blé fut payé au même cours qu'à Epinal et de suite, car l'intendant avait besoin de son argent pour en acheter d'autre à tout prix. Les boulangers cuisaient sans cesse, débitaient le pain à quatre sous, se conformant à la taxe qu'on ne pouvait enfreindre à moins de 100 livres d'amende et 15 jours de prison. Le 16 juin 1771, la disette existait de nouveau. Les boulangers étant partis s'approvisionner à Rambervillers, comme d'habitude, ils y furent reçus à coups dé pierres d'abord par les femmes puis par les bourgeois, et chassés de la ville avec leurs attelages sans avoir pu faire aucun achat. (Voir le récit de cette émeute des femmes de Rambervillers) Bruyères dut encore recourir aux magasins d'abondance. Quelques jours plus tard, sur sept boulangers, trois démissionnèrent par suite des difficultés qu'ils éprouvaient à fournir leur clientèle, sans compter les menaces dont on les accablait: 100 francs d'amende et démolition des fours. Ils furent mandés à l'hôtel de ville et sous prétexte que « cette démarche aussi indécente que punis sable présente à l'esprit des dispositions dans leur conduite qu'il est important de réprimer, d'autant plus que le bien public y est intéressé, » ils furent condamnés à 7 livres d'amende, ayant promis de reprendre leurs fonctions. En 1772 il ne restait que six boulangers. De tout temps, ils ont été tenus, sous peine d'amende, de se conformer à la taxe publiée après chaque hallage. En outre, ils devaient avoir leurs .étaux bien garnis de toutes sortes de pain, en pouvoir toujours fournir quand on leur en demandait, et ne rien refuser à aucune personne, sous n'importe quel prétexte. |