Généalogie Villages de LorraineEntraidePour me contacter recensement des villages de généalogistes :
 site hébergé par 1 et 1 | | Du registre où sont consignées les opérations de cette garde civiques, nous extrayons les faits suivants :.  | 30 juillet 1789. - La patrouille de nuit a arrêté trois ivrognes qui, conduits en prison, sont condamnés en plus à 10 francs d'amende et un jour de réclusion. |  | 31 juillet. - On annonce au comité de Nancy la formation d'une milice bourgeoise pour la sûreté publique. Il est en outre décidé qu'on se mettra en rapport avec Nancy et qu'on enverra la lettre de cette ville aux différentes paroisses du bailliage pour y être lue au prône. Un sieur Georgel, de Fiménil, qui tenait des propos séditieux, des menaces d'incendie, qui heurtait contre la porte du noble Doridant de Rambaville, et le traitait d'une manière fort injurieuse, fut conduit en prison et condamné à un mois de cachot, au pain et à l'eau, avec défense de reparaître à Bruyères avant trois mois. La ville de Saint-Dié forme aussi une milice. |  | 6 août.- Le comité de la garde nationale prend des précautions pour que le peuple ne se porte pas à des excès contre les employés des fermes du roi, et surtout contre les magasins à sel. |  | 7 août. - Le comité général constitue un comité particulier de douze membres choisis au sort : Georgel, Febvrel, Rapin, Mougeot, Claude, Claudel, de Chainel, Depont, Lervat, Ranfaing, Gérard, avec quatre suppléants : Laurent, Aubert, Martin et Doridant d'Apernant, destiné à s'assembler chaque fois que le commandant de semaine le jugera à propos. |
Le comité s'adresse au commandant de la province pour obtenir des armes. Rambervillers forme une milice semblable qui correspond avec Bruyères.
 | 13 août. - Des débitants de faux sel et de faux tabac venaient sur Bruyères avec des voitures chargées de ces denrées pour en vendre. Ordre de les arrêter et de les faire retourner. On se figurait déjà que les impôts étaient supprimés. |  | 18 août. - Par décret du 5, l'assemblée, pour réprimer les désordres, s'adresse aux municipalités et leur ordonne d'employer la force militaire pour faire respecter les citoyens, les propriétés et le commerce. |  | 25 août. - Une patrouille commandée par le sieur Gérardin étant allée boire à Laval sous la conduite du sergent Valentin, ce dernier est condamné à redevenir simple fusilier, sans pouvoir se faire remplacer dans son service et en outre à 5 francs d'amende. Un sieur Henry, ménétrier, injurie un sergent et le traite de capon. On le met d'abord en prison. Relaxé, il recommence ses injures et, de plus, provoque en duel le même sergent. On le condamne alors à huit jours de prison au pain et à l'eau. Un sieur Branel, ivrogne, arrêté plusieurs fois dans la même nuit par la patrouille, s'étant répandu en menaces, est condamné à deux jours de cachot. Etant sorti, il avait recommencé, ses menaces et, de plus, avait menacé d'incendier son quartier Il battait sa femme, brisait les vitres des voisins. On le condamna de nouveau. Un particulier de Saint-Dié qui avait levé son bâton sur la sentinelle, devant l'hôtel de ville, est envoyé au cachot pendant un jour. Des commandants de la milice, qui se faisaient apporter leurs déjeuners au poste, sont réprimandés. 10 coquetiers qui amenaient du blé de Nancy à Bruyères ont leurs voitures pillées sur la route de Lunéville à Gerbéviller. Les citoyens de la milice murmurent contre leurs commandants qu'ils ne trouvent pas à leur goût, alors on décide que le commandant de la milice nommera 15 hommes dans lesquels on choisira le commandant de garde et les 2 bas-officiers. |  | 3 septembre. - Pour donner plus de corps à la milice, afin de prévenir les émeutes et les séditions, et pour résister avec avantage contre les bandits, il a été reconnu que toutes les mesures seraient infructueuses tant qu'on n'aurait ni fusils, ni baïonnettes, sabres ou épées. On demande alors 100 fusils et 200 sabres. A ce moment la milice comptait environ 245 hommes. La récolte du blé ayant été médiocre, les trains s'en allaient à l'étanger, les subsistances augmentaient ; on craint que le gouvernement, en décrétant le commerce libre, les étrangers n'enlèvent les grains et n'affament le pays. |  | 14 septembre. - Défense aux habitants de donner refuge aux étrangers que Paris fait refluer vers la province. Il faut alors montrer des passeports, et les logeurs doivent faire leurs déclarations à la mairie. On interdit la contrebande du tabac et du sel, sous peine de 50 fr. d'amende, payables sur le champ, et confiscation de la marchandise. |  | 17 septembre. - On trouve, à 10 heures du soir, le sieur Salmon de Fiménil, à terre et ensanglanté. Les agresseurs étaient Lemarquis, du Void-de-Belmont, et Renard, de La Houssière. Le resal de froment pesant 180 livres, se vend 44 fr. et celui de seigle 33 fr. Les coquetiers devaient amener du blé et surtout du seigle pour pouvoir emmener d'autres denrées |  | 6 octobre. - On chasse de Bruyères trois étrangers. Il y avait un comité à Sainte-Hélène. Projet de règlement pour la garde civique fait par le chevalier d'Emeric La première année, les officiers des quatre compagnies étaient les suivants  | Commandant : de Jacob, ancien officier aux gardes de Lorraine ; |  | Commandant en second : Doridant d'Arpenant ; |  | Major : Dr Martin ; |  | Enseigne : Febvre. |  | 1° compagnie : Capitaine Bompart |  | 2° compagnie : Capitaine de Jacob fils |  | 3° compagnie : Capitaine de Pont |  | 4° compagnie : Capitaine Gerard |
|  | 5 novembre 1789.- on n'avait pour armes que 24 fusils et 12 hallebardes. |  | 7 novembre 1789. - Malgré les démarches de M. de Jacob, on ne peut obtenir aucune arme. Il faut pour cela un ordre exprès du ministre de la guerre. Le 8 novembre, il arrive une lettre par laquelle le ministre de la guerre reproche de la part du roi, aux villes de Lorraine, « de faire des réclamations qui ne peuvent être que l'effet d'une insubordination et d'une effervescence contraire au bon ordre, au bien de son service et à ce qu'elle avait droit d'attendre d'une province qui lui a donné jusqu'à ce jour les marques les moins équivoques de son dévouement » et, de plus, S. M. s'est vue obligée de faire écrire par M. de la Valette, qu'elle comptait assez sur son attachement à sa personne et sur son zèle pour son service pour être persuadée qu'il ne négligera rien pour concourir au rétablissement de l'ordre et pour ramener par son exemple les villes et les communautés à l'obéissance qui est due aux commandants qu'elle y a établis. |  | 7 décembre 1789. - Le nommé Antoine Moulin, dit Manducat, a été trouvé à minuit dans les rues de Bruyères, a injurié le garde, battu un sergent. On le met en prison. Il était ivre. Mais ayant beaucoup d'enfants, de plus pauvre, on le condamne à un jour de prison et à payer 50 sous pour la cravate du sergent terrassé. Quand on apprend la nouvelle division territoriale de la France, Bruyères délègue le jurisconsulte Guyot pour défendre à Paris les intérêts de la ville auprès de l'assemblée nationale. Le 19 décembre 1789, on apprend qu'il a été proposé que Bruyères aurait une assemblée de district et un tribunal judiciaire, à moins que l'assemblée nationale n'en décide autrement. Le 8 décembre, le comité fait acheter une paire de boeufs pour la boucherie de Nancy. Ce n'est qu'une faible partie du bétail que cette ville demande. |  | 8 décembre. - Joseph Grandferry, qui avait insulté la sentinelle et la milice, est forcé de faire des excuses, condamné à 2 heures de prison au lieu de 8, en raison de la maladie de sa femme, en outre à 50 fr.. d'amende au profit des pauvres. |  | |  | 5 février. - On annonce un envoi de 25 fusils à la milice de Bruyères. Ici se termine le registre de la milice. Nous en avons trouvé un autre, qui doit y faire suite, car les dates correspondent. Mais le titre est « Garde nationale » avec cette devise La patrie ou la Loi peut seule nous armer. Mourons pour la deffendre, vivons pour nous aimer. |  | 30 janvier 1791. - Les gardes nationales de Bruyères et Laval réélisent leurs officiers conformément au règlement. On remarque, par cette élection, que les nobles sont disparus. |  | 6 février . - Réunion pour la présentation des officiers. Une messe solennelle où le curé Thomas fait un discours patriotique approprié à la circonstance. |  | 13 février. -A la lecture d'une lettre de Paris, dans laquelle on signale des mouvements qui ont lieu à Strasbourg, les citoyens témoignent du plus vif désir de concourir avec leurs frères d'armes du département au rétablissement de la tranquillité publique et lorsqu'on en sera légalement requis. Mais la sûreté de la ville ne permettant qu'à un certain nombre de membres d'abandonner leurs foyers, alors on ouvre une liste de volontaires qui marcheront au premier signal. |  | 14 février.- Les 4 tambours toujours de service n'ayant eu qu'un complet, qui de plus est usé, pendant leur temps, demandent une indemnité. On leur alloue à chacun 7 livres 10 sous par mois. Pour les dépenses fixées au corps on alloue cent francs. |  | 20 février. - Le nombre des volontaires est de 195. Mais on n'avait que 25 fusils à baïonnette et 24 mousquetons. Ces derniers ne valaient absolument rien. |  | 8 mars. - Nomination de deux gardes nationaux comme députés pour changer le bureau de correspondance, fixé jusqu'alors à Lamarche. |  | 17 avril. - Le bureau de correspondance de la fédération des Vosges est fixé â Epinal. |  | 22 mai. - L'officier de semaine fera des rondes de nuit. |  | 26 mai. - On envoie une députation aux membres du Directoire et au procureur général syndic du département des Vosges pour avoir des fusils. On fait valoir que Bruyères est sur la frontière et que, malgré la bonne volonté, on ne pourrait personne secourir. |  | 29 mai.- A. Epinal, on délivre pour Bruyères 66 fusils neufs avec leurs baïonnettes. A ce moment la garde nationale de Bruyères et Laval comptait près de 500 hommes. Les fusils sont donnés provisoirement, à raison de 17 par compagnie, et de préférence à ceux pouvant porter les armes et marcher en cas de besoin. |  | 5 juin. - Quelques jours, après l'insurrection des régiments suisses à Nancy, un exprès vient demander un prompt secours contre des déserteurs suisses que l'on a vus dans les environs de Deycirnont et Lépanges. La garde nationale part, rencontre les Suisses à Laval, escortés par les gardes nationales des villages voisins. On les amène à Bruyères. Le même soir, nouvelle alerte. Le fanatisme des moines et des prêtres pouvant amener des troubles en Alsace, cette province demande un secours extraordinaire de 5,000 gardes nationaux. Dans cette belle occasion, pour montrer son zèle et son patriotisme, Bruyères demande l'honneur d'être admis à grossir ce détachement. |  | 26 juin. - Colombier, propriétaire des forges de Mortagne prête ses canons pour la Fête-Dieu. On lui envoie une lettre de remerciement et en même temps on lui demande de conserver ses deux canons à cause de la crise résultant de l'enlèvement du roi. De plus, la garde nationale lui fait ses offres de service et un prompt secours en cas de besoin. On lui rendra la poudre qu'il a prêtée. |  | 29 juin. - Le conseil de la garde citoyenne, considérant que, depuis le commencement de la Révolution, tous les citoyens animés du désir de défendre leurs foyers ont pris les armes, puisqu'ils se sont formés en garde nationale, qu'ils se sont pourvus de drapeau qu'ils ont fait bénir à l'instar des troupes de ligne, qu'ils ont juré enfin de maintenir de tout leur pouvoir la constitution du royaume et de s'entre-secourir mutuellement ; de là naissent la nécessité et l'obligation de marcher contre les ennemis de la Révolution, et lorsqu'ils seront appelés par ceux de leurs frères d'armes qui pourront en avoir besoin. Qu'il ne suffit donc pas de porter le nom et l'habit de garde national, d'imiter le militaire dans les choses de l'agrément, de parade seulement, qu'il faut dans le besoin se tenir prêt à se présenter devant l'ennemi, soit du dehors ou du dedans, qu'il faut qu'ils s'instruisent dans le maniement des armes, de la marche et des évolutions militaires, qu'il ne sera plus temps au moment du départ, et d'une explosion dont nous sommes peut-être menacés, qu'il est nécessaire que la garde nationale de Bruyères s'instruise comme celles des autres villes, quand ce ne serait due par émulation ; Ordonne : Il y aura exercice tous les jours à 8 heures du soir. Les citoyens seront partagés en trois sections selon leur degré d'instruction militaire. Sur la demande de certains citoyens qui, armés, brûlent du désir de s'instruire, alors il y aura exercice les dimanches et fêtes à 5 heures du matin. Il est en outre décidé que dans ce moment de crise, comme il n'y a pas suffisamment d'armes, on fera des perquisitions dans les maisons, que l'on prendra les fusils excédant le nombre des hommes en état de porter les armes dans ces maisons. De plus, les armes des émigrants seront réquisitionnées, à charge pourtant de les leur rendre plus tard. Les filles, veuves ayant de la fortune, devront payer chacune 20 sous chaque fois que leur tour de garde viendra, cette garde devenant onéreuse aux fusiliers peu aisés. Tous les émigrants seront rayés du contrôle de la garde, comme indignes de l'honneur d'être garde national. |  | 7 juillet. - On reçoit une invitation de, la barde citoyenne d'Épinal pour la fête de la fédération des Vosges, le 14 let. |  | 14 Juillet. -La garde nationale envoie quatre députés à cette fête. |  | 10 juillet. - Il y avait quarante volontaires pour le service extérieur. |  | 25 juillet. - Désormais l'appel de la garde sera battu à huit heures du soir ; il y aura u n. factionnaire en permanence de neuf heures du soir à cinq heures du matin. On ordonne qu'on achètera de la poudre et des balles, au. moyen de l'argent des filles et des veuves. |  | 28 septembre. - Le ministre de la guerre demande un 5e bataillon des Vosges, ce qui amènera la formation d'environ une compagnie par district. On demande des enrôlements à Bruyères. En outre le délégué du ministre, Nicolle, étant à Docelles, prie la municipalité de Bruyères d'écrire à Granges et à Corcieux qui n'ont pas encore fourni de volontaires; on est très mécontent d'eux et que désormais on espère qu'ils auront un peu plus de patriotisme. La nuit il y avait un factionnaire au Bayeux. Cette sentinelle avait trois alertes : le Bon Dieu, le feu et le bruit. Elle ne devait laisser faire aucun attroupement, ni boire, manger, siffler, causer, fumer, et ne devait quitter son poste sans être relevée. Après dix heures ne laissait passer personne, devait crier sans affectation contre les personnes qui passaient, et qui ne répondant point la troisième fois, étaient arrêtées et conduites au poste. Les patrouilles étaient composées d'un commandant et de deux fusiliers. Ces patrouilles devaient se faire en silence, devaient enlever les personnes faisant du bruit, dans les rues ou cabarets, arrêter les suspects, et veiller sur le feu. A ce moment il y eut une garde de jour. |  | 2 janvier 1792. - La garde nationale n'a aucune ressource, c'est pourquoi il est décidé que les fonctionnaires publics et les prêtres étant exempts paieront; le tour de garde de chacun n'arrivant guère que chaque mois. |  | 26 janvier. - Décret du 24 relatif au mode de recrutement et d'engagement des troupes de la ligne de l'année française. Rassemblement général de la garde à 1 heure pour entendre la lecture de la loi. |  | 6 mai. - Réunion chez le maire de Bruyères de deux notables de chacune des communes suivantes : Champ, Prey, Laval, Fays, Fiménil, Beauménil, Laveline, pour s'entendre sur le nombre et la formation des compagnies de garde nationale du canton. On arrête que la ville formera quatre compagnies, Champ et les papeteries de Laval, une, Laval et Fays, une, Prey et Fiménil, une, Beauménil et Laveline, une. Puis, que, sur ces compagnies, on tirera deux compagnies de grenadiers de 80 hommes chacune. |  | 13 mai 1792. - Réunion à l'Hôtel-de-Ville des gardes nationales du canton avec les maires des communes. On choisit les gradés des huit compagnies et ceux des grenadiers. |  | 15 mai 1793. - Nomination d'officiers pour former un demi-bataillon avec les quatre compagnies de la ville, et un demi-bataillon avec les compagnies des autres communes. A Bruyères, les quatre compagnies étaient formées dans les quatre quartiers suivants : - 1° des Capucins,
- 2o de la Place,
- 3° du Centre,
- 4° du Temple.
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A partir de ce moment, le registre ne présente plus que les tableaux des gardes nationales, par année, avec les nouveaux officiers nommés au mois de mai. Le 7 germinal an V, nous voyons la formation d'une garde nationale sédentaire du canton. Le registre se termine le 27 messidor an X de la République. La garde nationale fut réorganisée en l'an V, et il y fut incorporé tous les hommes de 16 à 60 ans.
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