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Deniers à répartir sur les habitants de Gondreville.
Remontrances et doléances qui sont proposé par les habitants, au sujet des abus qui se commet journellement.La charge des bêtes mâles devoit regarder le Chapitre de la cathédrale de Toul, comme gros décimateurs sur le ban de Gondreville ; Il est évident qu'autre fois, comme de droit, il étoit obligé à cette fourniture et entretient, puisque dans les beaux qu'ils ont passés à leurs fermiers sur la fin du siècle dernier, dont on a la coppie, et dans les différents beaux qu'ils ont fait auxdits fermiers depuis quelques années, dont on peut produire la coppie, il a chargés nomément les fermiers, tantôt des gros, tantôt des menues dixmes, de la fourniture et entretien des bêtes mâles ; en général les habitants ennemie de tout procé désireroit que Sa Majestée leur donnât droit de renoncer à laditte charge, tant que ledit Chapitre ne leur ait montré un titre contraire et qu'au cas où que quelque enciens, par le besoin d'argent ou la communauté pouvoit se trouver, ait transigé avec ledit chapitre au sujet, il soit permis en remboursant ce qu'on a reçu enciennement de rentrer dans ses droits et d'être délivré en cette charge très onéreuse, vu qu'elle coûte annuellement deux cents septante livres de Lorraine à la communauté. La communauté ou les habitants qui la compose paye, outre les charges détaillées cy-devant, payent annuellement au domaine de Sa Majesté, pour le passage du bacq, deux francs barrois par chaque laboureur et six sous, neuf deniers, par chaque manoeuvres. Le droit de passage dudit bacq est encore rétribué à Sa Majesté par les villages de Velaine de Hez, Sexey-les-Bois, Aingeray et Fontenoy. Pour conserver le bacq, il est très nécessaire d'entretenir une digue, qui devroit être aussi bien à la charge des communautés que nous avons rappelés cy-dessus qui se servent journellement du bacq. Et s'est ce que désire la communauté de Gondreville qui supplie Sa Majesté de luy accorder cette grâce. La traite foraine est très préjudiciable au commerce par les acquits et conseing qu'elle exige, à chaque instant, ce qui devient non seulement très coûteux, mais seulement très onéreux. Il est très certain qu'elle perçoit souvent le même droit pour le même objets et singulièrement pour les tonnaux et vindange vuide, dont elle perçoit un droit et un autre droit lorsqu'on les ramène plein. Le prix du sel est du tabac est exorbitants ; il seroit à désirer que ces deux objets fussent marchand. Le menu peuple en seroit plus à l'aise et seroit plus en état de supporter les impôts nécessaire au besoin de l'Etat. Les auberges et cabarest sont en très grand nombre dans la paroisse ; il seroit à désirer que tout les cabarest qui ne peuvent pas servir à la retraite des voyageurs fussent aboly ou, du moins, que ces petits cabartiers ne donnassent point à boire dans leurs maisons au gens du lieu, et surtout aux jeunes gens ; et qu'ils soyent très sévèrement punis, en cas de désobéissance. Il arriveroit de là que les pères et mères, ne seroit plus volé comme ils ont estés jusqu'à présent, que l'oisiveté, mère de tous les vices et de tout les désordres, seroit abolis et que le repos public, de jour et de nuit, seroit parfaitement rétablie. Les désordres à cet égard se sont multipliés vu leur impunité. Cy Messieurs les juges supérieurs vouloit augmenter en cette matière les pouvoirs des maire et officiers du corp municipal, ils arrêteroit efficacement les désordres que comettent dans la paroisse un infinité de carillonneurs de nuit, qui se fiant, à cause de leurs pauvreté, qu'on ne se hasardera pas de les traduires en justice réglées, brisent impunément porte volets fenêtres, tout ce qu'ils rencontrent sous leurs mains et par là interromp le repos public. L'abus le plus notoire et le plus désolant pour la paroisse est celuy du glanage dans le tems des moissons et du ratelage pendant la fenaison. La majeur partie des femmes et des filles, presques toutes en état de travailler à la journée et d'aider dans ces moments les laboureurs, préfèrent le glanage et le ratelage. Ils n'attendent pas que les récolte d'un canton soient enlevés ; elles suivent de tout prest ceux qui amassent en tas les foings et qui lient les grains et se livrent à des pillages très considérables, malgré la surveillance des propriétaires et des fermiers, ce qui occassionnent dans ceux-cy un dégoût et un découragement dans leur état, d'autant plus qu'ils se voyent menacés par une populace très nombreuse qui se mutine très hautement et comme toujours sur l'impunité. Cet abus énorme doit sa naissance et son accroissement, qui se porteroit à la suite à l'infini s'il n'étoit bien tôt réprimé, à l'impunité dont les auteurs ne cessent de se prévaloir par le deffaut de justice, pour le faire réprimer, sur les lieux. Tous ses abus qui vins de détaillies sont causes de la décadence et diminutions des laboureurs et de l'apauvrissement de la paroisse depuis plusieurs années. La communauté désire pour le soulagement des impôts qu'ils supportent et pour les intérest du Royaume que le clergé et la noblesse soit soumis au mêmes impositions que le tiers Etat ; elle espère aussi de Sa Majesté qu'elle fera réprimer au plus tôt tout les abus cy-devant détaillies, qui sont cy contraire au bien de la paroisse et qui lui rende cy difficile, pour ainsi dire presque impossible à exécuter, autant qu'elle le désireroit, la bonne volonté qu'elle a de subvenir au besoin de l'Etat.
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