généalogie et histoires lorraines

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Les fêtes de Pâques

samedi 19 avril 2014, par Anne Auburtin

Tiré de la revue Le Pays lorrain, revue régionale bi-mensuelle illustrée dirigée par Charles Sadoul, 1909-  et pour une fois non retranscris, à cause de l'enluminure qui perdait tout son sens séparée du texte....

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Le droit du Watillon

jeudi 3 avril 2014, par Anne Auburtin

 Article de Jean Julien tiré de la revue Le Pays Lorrain de 1909.

"Jadis la corporation des bouchers de messe venait offrir, le 4 février de chaque année, le droit du watillon à l'abbaye de Saint Arnould.

Voici comment se passaient les choses : au dit jour, les bouchers de la ville arrivait en grande pompe à l'abbaye, où ils étaient reçus au son de toutes les cloches.

Ils portaient une cruche d'étain de sept pots et demi, entourée de rubans et de guirlandes, et sur laquelle on lisait les noms des anciens maîtres du corps.

Les maîtres des bouchers tenaient à la main le Watillon, espèce de petit gâteau d'une pâte sèche et épaisse et tellement cuits qu'il était difficile de le briser. Arrivé devant le cloître en présence des religieux et des bouchers, il s'avance seul et tendait le bras tenant le gâteau à la main. Aussitôt le marmiton du couvent se dirigeait sur lui et d'un gros coup de poing frappait le Watillon. S'il le brisait le maître lui donnait 12 sols., S'il le laissaitr entier, le maître se retournait prestement et lui donnait du pied sur la partie la plus charnue de son individu.
Puis un copieux repas arrosé du meilleur vin du couvent dont les religieux remplissait la grande cruche de la corporation terminait la fête. Après quoi les bouchers retournaient chez eux en grande pompe.


Rien de plus bizarre que les obligations imposées anciennement aux bouchers de Metz envers l'abbaye de Saint Arnould : dans la semaine de la Saint-Denis, il devait porter à l'abbé deux bottes et demie d'aulx, et ils recevaient en échange dis-huit pains d'une livre et , sept pots et une pinte du meilleur vin, à leur choix, et un copieux déjeuner.

Le droit du Watillon existait encore quand vint la révolution. "