"Le traité de Lunéville a été signé à Lunéville le 9 février 1801 (20 pluviôse an IX) entre Joseph Bonaparte, représentant la France, et le comte Louis de Cobentzel, représentant l’Autriche.

Le traité fait suite aux victoires de Napoléon à Marengo (14 juin 1800) et de Moreau à Hohenlinden le 3 décembre de la même année, d’où s’ensuit l’armistice de Trévise avec les Autrichiens le 15 janvier 1801. Il marque la fin de la deuxième coalition. Un an plus tard, l’Angleterre doit signer la paix d’Amiens (mars 1802)". (WIKIPEDIA)

Voici la description de cette signature, vue par les Lunévillois.

 Source article  rédigé par l'abbé E. Hatton,  revue Le Pays Lorrain, 1927, disponible sur Gallica - titre et découpage ajoutés par moi pour faciliter la lecture sur le blog; les images illustrant certains articles proviennent de Gallica et ne font pas partie du texte..


Introduction

Lunéville est restée à peu près ignorée de la .grande histoire pendant la période révolutionnaire, de septembre 1800 à la fin de mars 1801, son nom sera prononcé dans le monde entier.

Lunéville a été choisie comme lieu de réconciliation, de deux grands États et Lunéville va probablement devenir le centre de réunion d'un vaste Congrès, le foyer d'activité de toute la diplomatie européenne. Depuis le Congrès d'Aix-la-Chapelle on n'aura rien vu de si important, de si imposant. Les Lunévillois s'enfièvrent pour ce grand rôle : ils forment les plus vastes espérances... quand un jour, brusquement, ils connaissent toute la mélancolie des demi-succès, tous les déboires de la déchéance et de l'abandon.

L'empereur d'Allemagne, François fer avait été battu par les armées du Consulat : son ministre Thugut a proposé à Bonaparte une réunion de plénipotentiaires qui se tiendrait soit à Sélestat, soit à Lunéville. Le ministre français des Affaires Extérieures. Talleyrand-Périgord, a désigné Lunéville (11 avril 1800).

Thugut ayant démissionné, le comte de Cobentzel lui succède (25 septembre 1800) : il se désigne lui-même comme négociateur, rédige ses propres instructions (25 septembre 1800), et ne tarde plus à prendre la route de France. Il est reçu à Strasbourg le 23 octobre à 3 heures du soir, par l'aide de camp de Moreau et 50 hussards.

Le canon salue son entrée à Lunéville le 24 octobre. Salué par 19 coups de canon, il descend chez le sous-préfet Lejeune. Le soir il soupe chez Clarke. Le 28 il part pour Paris, avec une escorte militaire (accompagné de son secrétaire de légation Hoppe.

Sur ces entrefaites Bonaparte avait nommé comme plénipotentiaire français son frère Joseph, avec Leforêt comme secrétaire de légation. Après un premier échange de vues, les deux ministres devaient se diriger sur Lunéville. (à suivre)

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