On sait que de ce jour la fête rappelle l'entrée triomphale du Christ dans Jérusalem, au milieu de ses disciples et d'une foule enthousiaste agitant des rameaux, jonchant les chemins de fleurs écriant : voici le Fils de David.

Autrefois, les rameaux étaient bénis hors de l'enceinte de la ville de messe et la procession n'entrait qu'après la distribution.


C'est à l'ancienne porte Serpenoise que l'officiant venait frapper avec sa croix et répondez à ce qui demandait son nom : « je suis Jésus, le fils de l'homme. »


Autrefois aussi, pendant la semaine qui suivait, on se tenait dans le recueillement ; les tribunaux étaient en vacances ; le maître échevin et les Treize graciaient des condamnés autres que les criminels.

Le jeudi-saint, jour de l'institution du sacrement de l'eucharistie, le premier magistrat de la cité allait prendre l'évêque à son palais et l'assister pour laver les pieds à 12 pauvres, suivant la pieuse tradition de l'église, qui a voulu que, pendant la semaine consacrée à la commémoration de la passion du Christ, il y eut un jour spécial pour honorer la pauvreté et la réhabiliter aux yeux des heureux de la terre. Après la cérémonie, l'évêque faisait distribuer à chacun des 12 pauvres, un pain, une pinte de vin et des harengs.
Le samedi-saint, l'évêque, entouré de son clergé et du conseil des échevins, bénissait l'eau et le feu. Le feu s'obtenait au moyen d'un caillou mis en réserve, on s'en servait pour allumer le cierge Pascal.


Le maître échevin et le princier de la cathédrale touchait simultanément la corde de l'une des cloches du chapitre, pour donner le signal du joyeux carillon qui allait annoncer que les jours de deuil étaient passés et que l'église pouvait se livrer à la joie, en chantant la résurrection du sauveur.

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La vente des rameaux (Photo Agence Rol, 1908 Gallica)