source : d'après le Département des Vosges, dictionnaire des communes, hameaux, écarts, fermes,Léon Louis et Paul Chevreux, 1887

Des corvées à la redevance

Les habitants et communauté d'Archettes dépendant de la prévôté d'Arches, donnèrent des lettres reversales par lesquelles ils déclarèrent que le duc Charles III leur ayant accordé, le 28 février 1575, leurs usages dans la foret domaniale de Tannières pour y prendre "tant bois par terre et arraché que chênes secs et couronnés, pour leur affouages, batiments et couverture de leurs maisons, haistres vifs pour faire chaussures de leurs charrues, et mort bois pour faire closture et hayes de leur héritages", à charge de corvées envers l'ancien château ; Charles IV a confirmé ces usages (6 juin 1668)

le duc Léopold, par décret du 19 novembre 1727, les y maintint et ordonna que les officiers de la gruerie d'arches leur délivreraient chaque année au mois de janvier, une assiette de cinq arpent, à charge, par chaque habitant de payer, en place des anciennes corvées, 2fr au domaine; il leur permit la vaine pâture dans la foret aux temps non défendus.

Le duc François III par décret du 20 avril 1734, ordonna que le décret précédent fut exécuté et maintint les habitants dans les droits d'affouage et de vaine pâture à eux accordés, à charge de continuer le paiement de la redevance de 2fr par conduit.

Les anciennes corvées dues au château

Les habitants du franc-fief d'Archettes étaient obligés de charroyer le bois par corvées au château, pour les ouvrages qui y étaient nécessaires.

Ils devaient annuellement au domaine, pour droit de semailles, trois bichets de seigle et six bichets d'avoine. Le curé devait, pour droit de garde, un bichet cinq pots une chopine de seigle et autant d'avoine.

Les cabaretiers payaient 5fr pour droit de vendre vin et de tenir taverne; et les forains ou étrangers, 30 fr pour droit d'entrée et bourgeoisie