Les indications suivantes sont tirées de l'ouvrage :Metz, documents généalogiques : armée, noblesse, magistrature, haute bourgeoisie : d'après le registre des paroisses, 1561-1792 par l'abbé F.-J. Poirier, disponible sur Gallica


Cet ouvrage date de 1899, il est donc vraisemblable que certaines sources ne soient plus disponibles. Il n'en reste pas moins que beaucoup des indications restent très intéressantes pour des recherches généalogiques

"Dans les deux siècles qui nous occupent, les paroisses de Metz étaient au nombre de quinzes: Saint-Eucaire, Saint-Maximin et Saint-Étienne le Dépenné sur la rive droite de la Seille; Saint-Jean- Baptiste de la Citadelle, Saint-Martin, Saint-Gengoulph, Saint-Simplice, Sainte-Ségolène, SainteCroix, Saint-Gorgon et Saint-Victor sur la rive droite de la Moselle, entre cette rivière et la Seille; Saint-Georges, Saint-Marcel, Saint-Livier et plus tard Saint-Simon sur la rive gauche de la Moselle. Les registres de ces paroisses devraient tous remonter à 1564, dernière année du Concile de Trente,y qui en ordonna la tenue au moins en ce qui concerne les baptêmes et les mariages; ceux de la paroisse Saint-Martin seuls commencent en 1566.

Une ordonnance du Roi d'avril 1667, titre 20, art. 7 et 8, prescrivit que les actes seraient reçus sur deux registres tenus en bonne forme et faisant pleine foi : l'un qui serait l'original demeurerait aux archives de la cure, l'autre tenant lieu de grosse serait déposé au greffe du bailliage Conformément à ces prescriptions, les registres existent aujourd'hui encore en doublera partir de 1667: un exemplaire, portant les signatures apposées aux actes, est aux archives de l'hôtel de ville; l'autre, qui n'est qu'une copie, est aux archives départementales à la Présidence; pour la paroisse Saint-jean de la Citadelle, la grosse est à l'hôtel de ville et le registre original à 1a Présidence. Aux archives départementales: les actes de l'année 1686 manquent à la paroisse Saint-Maximin ceux du 5 juin à la fin de l'année 1688 à la paroisse Saint-Livier. Une seconde ordonnance du 9 avril 1736 régla que les deux registres de chaque année seraient réputés authentiques et devraient porter les signatures ; à partir de cette année, en effet, les registres se ressemblent aux archives départementales et à l'hôtel de ville : on trouve les signatures aux uns et aux autres.

Registres paroissiaux

De 1564 à 1667 les registres n'existent qu'aux archives de l'hôtel de ville. En voici l'état exact par ordre de paroisses :

  • Les registres de Sainte-Croix sont une copie faite de la même main et d'une belle écriture. Ils relatent les baptêmes depuis le 10 octobre 1597, les mariages à partir de 1633, mais d'une façon, très succincte au début : rien que les noms des époux jusqu'en 1652 ; les décès ne commencent qu'en 1632, également avec simple indication des noms des défunts. A la fin du registre de 1667, le greffier ou le curé écrit : « En 1668 on a commencé à faire la déposition des registres au greffe de la ville ».
  • Les registres de Saint-Étienne le Dépenné commencent en 1608. Il y a une lacune de 1623 à 1661, sauf pour les mariages de l'année 1641.
  • Les registres de Saint-Eucaire commencent au 28 mars 1599 ; les actes de baptêmes et de sépultures manquent de 1653 à 1668.registre.JPG
  • Les registres de Saint-Gengoulph commencent, par les baptêmes seuls, en 1639 : il y a cependant en tête un acte du 15 décembre 1632. Les mariages commencent au 9 juin 1645, les décès au 10 juin 1651, ces derniers sont sous forme de tables en quelques feuillets.
  • Les registres de Saint-Georges commencent en 1627. Les actes sont défectueux. Il y a une lacune pour les baptêmes de 1629 à 1646.
  • Les registres de Saint-Gorgon commencent, par les mariages,  en 1615. Les baptêmes ne commencent qu'au 22 janvier 1618. Les décès ne commencent qu'en 1629 et manquent de 1636 à 1641. Les mariages ne se retrouvent plus après 1636, sauf quelques-uns en 1641 et un en 1660.
  • Les registres de Saint-Livier comprennent : baptêmes depuis le 29 juillet 1604; décès, à part quelques-uns plus anciens, depuis 1642; mariages, de 1618 à 1632, avec lacune jusqu'au 4 mai 1642.
  • Les registres de Saint-Marcel rapportent les baptêmes depuis 1607 : les actes sont bien incomplets. Les mariages ne commencent qu'en 1632; de même les décès, chaque acte ne comprenant qu'un nom et une date. En 1622, on trouve une liste des bienfaiteurs de la paroisse.
  • Les registres de Saint-Martin sont les plus anciens parmi ceux des paroisses catholiques. Ils commencent en 1566. Il ya une lacune de 1579 à 1600 : il y a pourtant un acte de 1599.
  • Les registres de Saint-Maximin commencent en 1604 ; les trois premiers registres ne renferment que des baptêmes; les décès ne sont donnés qu'à partir du 25 mars 1747, les mariages à partir de 1654.  A la fin des registres de Saint-Maximin, on trouve une déclaration des rentes, loyers et cens de la confrérie des curés de la ville, extrait du compte-rendu de 1658.
  • Les registres de Sainte-Ségolène commencent en juin 1624 : " les registres antérieurs, nous dit le greffier, ont été perdus sous le curé Peltre». Les actes de décès n'existent qu'à partir de 1638, n'y sont mentionnés que les morts inhumés dans l'église. Les mariages ne commencent.qu'en 1656. Les registres de Sainte-Ségolène sont en grande partie sur trois colonnes : baptêmes, décès, mariages,
  • La paroisse Saint-Simon n'a de registres qu'à partir de sa fondation en 1710; ils sont complets.
  • Les registres de Saint-Simplice commencent au 16 octobre 1605. Il y a des lacunes pour les baptêmes du 2 novembre 1621 au 11 juin 1634, ainsi que pour l'année 1640. Les décès commencent seulement en avril 1613. Les mariages manquent de 1641 au 6 juillet 1666, puis pour l'année 1667 tout entière.
  • Les registres de Saint-Victor commencent en 1600 ; mais de 1600 à 1632, ils sont à peu prés réduits à l'état d'amadou, ayant pourri dans l'humidité; cependant la fin de chaque acte de 1600 à 1608 est lisible, le bas des pages seulement de 1613 à 1628 ; les années 1629 à 1632 ne sont guère en meilleur état. Il n'y a qu'une simple nomenclature des décès de 1632 à 1645.
  • Les registres de l'Église Réformée sont tous aux archives de la ville, sauf quelques feuillets de , l'église de Courcelles-Chaussy qui se trouvent aux archives départementales. Ils remontent plus haut que les plus anciens registres des paroisses catholiques, commencent au 27 avril 1561 et finissent au 17 octobre 1685, quelques jours avant la Révocation de l'Édit de Nantes. Ils offrent une lacune de 1569 à 1576. « Je ne treuve, dit le greffier, nuls baptêmes escript ny mariaiges et ce à cause des persécutions qui ont duré en ces années là contre les enfants de Dieu, comme il est à présumer » Jusqu'en l'année 1580, les actes sont groupés par ordre alphabétique des prénoms. Au commencement, l'on trouve pour chaque baptême plusieurs parrains et marraines, et ce sont dans les premières années souvent les mêmes personnes, sans doute les tenants les plus ardents des doctrines nouvelles; la parenté entre les parrains ou marraines et les enfants n'est presque jamais indiquée : ce qui en rend la mention sans intérêt généalogique. Les baptêmes et les mariages se font à Metz, à Montoy, à Silly, à Courcelles-Chaussy, souvent à la Horgne au Sablon; les enfants sont apportés des divers villages où la Réforme a ses adeptes. Les actes de mariage au registre onzième (1655 à 1667 inclusivement) se réduisent à une simple liste des époux, sans indication aucune de filiation ni de témoins Il n'y a inscription des décès qu'à partir de 1668. Jusque-là aussi aucune signature aux actes, quels qu'ils soient. Les greffiers protestants sont très sobres d'annotations entremêlées aux actes : ils se bornent à signaler l'arrivée à Metz ou l'installation des ministres, leur rentrée après la persécution. En 1579, le greffier fait mention de 3197 communiants aux deux cènes de Pâques à Montoy. Notons que les registres de l'Église réformée ne donnent que des dates de baptême, sans date de naissance, jusqu'en l'an 1632.

Autres sources

Il nous a été possible de combler en partie les lacunes des registres des paroisses catholiques, en puisant à d'autres sources manuscrites ou imprimées.

  • Un REGISTRE DES ARCHIVES MUNICIPALES (n° 1636 de l'Inventaire de 1880), contenant « le relevé par paroisses de toutes les personnes décédées à Metz en 1636, ainsi que de toutes les maisons fermées par suite de la grande épidémie qui a régné en cette année. Ce registre compte 1782 personnes mortes de contagion, 2648 de maladies ordinaires et 1350 maisons fermées. »

Manuscrits

  • Un manuscrit de la bibliothèque de la ville (n° 215 du catalogue Clerx) nous a été plus utile. C'est le RECUEIL DES ÉPITAPHES de toutes les églises de Metz, « telles qu'on les voyait en 1770, rangées dans l'ordre chronologique de leurs dates avec la suite des armoiries qui en font l'ornement, par dom Sébastien Dieudonné, religieux de Saint-Arnould, rectifiées par M. J. Clerx, d'après des documents authentiques tirés de M. Dupré de Geneste et des manuscrits de M. le comte de Gourcy. » Ce recueil forme un in-folio de 34 cent, sur 23 cent., relié en veau, contenant 434 pages, plus un cahier intercalé vers le milieu et renfermant les épitaphes plus anciennes du couvent des Célestins. Le nombre total des épitaphes est de 746; la plus ancienne, de 1227, est aux Récollets. Il n'y a point d'épitaphes de là paroisse Saint-Gorgon, qui venait d'être supprimée et réunie à la paroisse Saint-Victor en 1769. — A cette source on pourrait joindre utilement le manuscrit n° 217 du même catalogue.
  • Nous désignons sous le titre abrégé de MANUSCRIT EMMERY, le manuscrit 204 de la même bibliothèque, in-folio de 34 cent, sur 22 cent., cartonné, 144 pages, XIXe siècle, contenant des « mémoires historiques et généalogiques sur quelques familles de Metz, suivis de notes historiques sur les noms des rues de cette ville, tirés des actes des amans, des contrats de mariage, des testaments, des partages, des ventes de biens, par M. Emmery, d'après des notes communiquées par M. Guelle, ancien notaire, avec la table, in-8°, des noms de lieux et des personnes indiquées dans ces mémoires ». — Les deux manuscrits suivants n°s 205 et 206, formant un recueil de pièces pour servir à l'histoire généalogique des familles de Metz et pays voisins, etc., ne devront être consultés qu'avec réserve et critique. Le catalogue de M. Clerx dit que les écritures sont de différentes époques : il eût pu ajouter que plus d'une de ces écritures est tombée de mains très complaisantes.
  • Le manuscrit n° 153, comprenant le tome III des MÉMOIRES SUR METZ, par dom Sébastien Dieudonné, nous offre, à côté d'autres documents très intéressants :
  1.  la liste de toutes les religieuses de choeur, professes du monastère de Sainte-Ursule, depuis son établissement jusqu'en 1770 ; 
  2.  la liste des religieuses de la congrégation de N.-D. ; 
  3.  la liste des supérieures et religieuses de la Visitation ; 
  4. les nécrologes des Dames Prêcheresses, des Carmélites, des soeurs de Sainte-Claire, des Madelaines, des abbayes de Saint-Vincent, de Saint-Arnould et de Saint-Clément. Nous avons tiré de ce manuscrit plus d'un renseignement.

Imprimés

  • LE JOURNAL DE DOM SÉBASTIEN FLORET, religieux bénédictin de l'abbaye royale de SaintArnould, de Metz. Extraits relatifs à l'histoire de Metz et au Pays-Messin avec préface et notes explicatives, publiés par F. M. Chabert dans l'Austrasie, année 1863. Ce journal (1587-1638) contient bien des mentions de décès à une époque où les lacunes sont nombreuses dans les registres paroissiaux.
  • LA BIOGRAPHIE DE LA MOSELLE', par Emile Auguste Bégin, 4 vol. in-8°, Metz, Verronnais, 1829. Cet ouvrage contient par ordre alphabétique des notices, quelques-unes assez étendues, sûr les personnes nées au département de la Moselle, qui se sont fait remarquer par leurs actions, leurs talents, leurs écrits, leurs vertus ou leurs crimes. Le 4e volume renferme un supplément.
  • LA BIOGRAPHIE DU PARLEMENT DE METZ, par Emmanuel Michel, conseiller honoraire à la. Cour impériale de Metz, membre de l'Académie de cette ville, chev. de la Légion d'honneur. Metz, Nouvian, 1853. On trouve dans ce livre des notices historiques et généalogiques, sur les membres du parlement, avec les dates de leurs réceptions aux diverses charges. A la fin du volume est publié un genuil ou liste des membres du parlement de Metz, suivant l'ordre de leur succession dans lés charges, depuis sa création en 1633 jusqu'à sa suppression en 1771, et depuis son rétablissement en 1775 jusqu'à sa suppression définitive en 1790."