Source : "Etude historique sur l'ancien ban de Fraize", Abbé Flayeux, XXVI° bulletin de la société philomatique de Saint Dié


L'administration des eaux et forêts portait le nom de gruerie. Les seigneurs et le Chapitre avaient chacun leur gruïer pour garder leurs domaines et leurs bangards ou garde-champêtre.

La nomination des bangards se faisait comme celle des officiers municipaux, par élection. Ceux qui étaient nommés devaient prêter serment devant les maires ou gens de justice et se conformer aux ordonnances et à la coutume Lorraine, sous peine de demeurer responsables du dommage ou dépens qui pourrait résulter de leur négligence ou retard.
Plusieurs procès-verbaux, faits par les bangards, XVIIe siècle, sont conservés aux archives ,
1667
  • Procès-verbal fait par Dominique Dieudonné, bangard, à Valentin Napvel, de Layegoute, au sujet d'un cheval que le dit bangard voulait lui prendre, parce qu'il en avait 9 sur une voiture.
  • Procès-verbal fait par Sébastien Énaux, bangard, pour un cheval trouvé dans un champ de seigle.
Les gruïers et les bangards présidaient aussi aux distributions affouagères. Le registre de martelage des bois de 1667 à 1772, nous montre ce qui a été délivré aux habitants de Fraize, dans les bois communaux : 50 sapins à Urbain Ferry, du Valtin, pour construire une grange, dite le Kemba; 60 sapins à François Houssemand , du Belrepaire, pour construire une fontaine; 40 sapins à Marie Jarel, veuve Brabon , pour construire sa maison ; 24 sapins à Claude Noël, de la Costelle, pour bâtir là maison du vicariat de Fraize.