Actes et anecdotes

 

  • 1474, acquit par Colin fils Mengin de Saint-Dié, d'une. pièce de terre, contenant environ deux journaux, sise à Fraize, moyennant 90 francs de lorraine de principal et 1/2 florin pour vin.

 

  • 1475  vente par Mathias d'Anould à Colin, fils Voinquel de Plainfaing, moyennant la somme de 12 fr. de principal et 6 g. pour vin, de tout ce que la femme du dit Mathias peut posséder au ban et finage de Fraize.

 

  • 1472,  vente par Hannus Etienne de Kaysesberg à Jean Voinquel son beau-frère, de tous les héritages que Collotte, femme du dit Hannus peut ou pourra posséder au ban de Fraize, moyennant 11 florins du Rhin et 1/2 florin pour vin

 

  • En 1480, la rigueur de l'hiver fut mortelle à l'agriculture, les campagnes ne produisirent presque rien; de sorte qu'il y eut a grande cherté de vivres dans tout le Val de Galilée et que le résal de blé s'éleva de 4 gros 2 sols 6 deniers à 5 fr., c'est-à-dire à 40 fois sa valeur commune

 

  • Un acte de réparation, daté de 1566, a fait par Nicolas Claudon Mathiate, de Habeaurupt, qui a battu et injurié Bastien-Jean Viney, lieutenant du Chapitre, l'ayant appelé lieutenant du diable. Mathiate a crié merci aux dits chanoines, devant leur sonrier et a satisfait aux dépens encourus.

 

  • 1717 : sentence rendue par la Cour spirituelle de la grande prévôté de Saint-Dié contre Nicolas Didier, maréchal, Claude Grivel, Claude Humbert, Nicolas Blaise, Sébastien Chenal, Antoine Saint-Dizier, Jean Cuny et Jean Vincent, du ban de Fraize, accusés d'avoir mis un mort, avec une croix au-dessus, sur la table d'autel d'une croix qui se trouve au milieu du village de Fraize, en chantant à voix déployée le Libera et chansons profanes, condamnés à faire amende honorable pendant trois dimanches de suite, tant devant la grande porte de l'église que devant la croix, et à payer solidairement 500 livres de cire à la Confrérie des morts de Fraize

 

Dans la soirée du 14 septembre 1789, les hommes commandés pour faire la patrouille, sous les ordres du brigadier Dorai-nique Blaise, trouvèrent vers 9 h quatre jeunes gens de Fraize, criant, chantant, menaçant, faisant un tapage de . démons ; c'étaient Claude Mangeongean, de Scarupt ; Jean Barthelémy, de Scarupt ; Joseph George, de Clairgoutte ; et Joseph Herquel. Ils insultent les représentants nocturnes de la municipalité, et se portent sur eux à des excès qui obligea lesdits gens de la patrouille à requérir main-forte pour appréhender les délinquants. » On ne put se saisir que de Claude Mangeongean et de Jean Barthelémy, et encore lorsqu'ils arrivèrent devant la porte des Halles pour ètre enfermés dans la prison civile, Jean Barthelémy s'échappa des mains de ses gardes qui ne purent emprisonner que Claude Mangeongean. Arrivent le maire et quelques notables et tous se mettent à faire la chasse aux fugitifs qui continuaient, à travers les rues, leurs cris séditieux. Gràce à l'énergie du brigadier Dominique Blaise, on parvient à s'emparer de nouveau de celui qui venait de s'échapper, Jean Barthelémy, et on se met aussitôt en devoir de le conduire sous les verrous. Mais en voulant enfermer celui-ci, l'autre prisonnier déjà à l'ombre réussit, en se précipitant au milieu de la patrouille, à s'évader à son tour. Il délivre son compagnon repris et tous les deux, entrant dans « la cuisine du geôlier, s'emparent des tisons de l'âtre et s'en forment des armes. Ils se portent à des excès sur lesdits commis, brisent le fusil du brigadier, déchirent les vêtements d'un autre, et assomment à coups de poing ceux qui leur résistent. On appelle au secours, et sans l'assistance de plusieurs notables qui sont arrivés à temps, lesdits commis pour la patrouille auraient couru risque pour leur vie. Enfin au moyen d'un nombreux renfort on est parvenu à les enfermer tous les trois.