généalogie et histoires lorraines

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Glossaire

A

* Abbatage : mot utilisé dans les ventes de bois, qui signifie qu’il en coûte pour abattre les arbres. ces frais doivent être payés par l’acheteur.

* Accensement (ou assencement) : encore appelé sous-inféodation contrat par lequel on prend un héritage à cens ou rente foncière.

* Accenser : donner à ferme

* Accenses : prix annuel des fermes

* Accenseurs : fermiers.

* Admodiateur : Celui qui prend à ferme un terrain moyennant une redevance soit en argent, soit en nature ou celui qui donne à ferme ; les deux sens existent selon les documents ou les époques.

* Admodiation : acte d’affermage entre le propriétaire et l’admodiateur.

* Affouage : possibilité pour les habitants d’une commune de se partager le bois de chauffage communal. C’est le conseil municipal qui arrête l’un des modes de partages et organise la répartition des lots. Voir le site le web de la terre.

* Andain : Étendue que le faucheur peut faucher de pas en pas.  (définition du Littré)

B

* Ban : unité territoriale qui dépend d’un même seigneur.

* Banalité : Cet impôt pour les fours, moulins et pressoirs, obligeait les roturiers à recourir à ceux du seigneur, parfois insuffisants. Il fallait à l’occasion, fournir des hommes au maitre pour accélerer le travail.

* Bangard (ou bangarde) : Garde du ban. Garde champêtre nommé par les communautés

* Bichet : unité de mesure pour le blé et les autres grains. Voir aussi la page sur les mesures

* Bouge : haute cuve en bois que ses dimensions rendent intransportable, où le raisin, déposé immédiatement après la vendange, fermente avant d’être pressuré.

* Bouvrot : Ensemble des terres constituant le patrimoine immobilier d’une cure.

* Breuil : Le pré du seigneur

C

* Cas prévôtaux :  toutes les actions intentées contre les vagabonds ou gens sans aveu, non domiciliés régulièrement dans les États des Ducs de Lorraine (Ordonnance de 1707).

* Capitainerie : Droit du Prince d’avoir des réserves de chasse à la distance de deux lieues autour de Nancy, Lunéville, Mirecourt, Sarreguemines, Pont-à-Mousson, Saint Mihiel et Bar, considérées comme ville de résidence.

* Cens : redevance annuelle, perpétuelle, non rachetable, espèce d’impôt foncier qu’on acquittait en argent, grains, bestiaux, volailles, au profit du seigneur.

* Censure : Droit de souverain de supprimer les écrits gênants. Tous les Ducs de Lorraine notamment Léopold et Stanislas usèrent largement de la censure, car “tel est notre bon plaisir”

* Charnage : Voir Rifflerie

* chasse : voir droit de chasse

* Chènevière : champ de chanvre

* Cherrière : Chemin d’exploitation rurale

* Cinau : Tas de blé non battu.

* Coauté : abréviation de communauté dans certains cahiers de doléances

* Committimus : Privilège par lequel un grand nombre de personnages avaient le droit de faire évoquer devant une haute juridiction (le Parlement de Nancy, — committimus au petit sceau — ou le Parlement de Paris— committimus au grand sceau) les causes dans lesquelles ils étaient intéressés, soit comme demandeur, soit comme défendeur.

* Conduit : voir feux

* Conseil de Fabrique : voir Fabrique

* Corvée : C’était un travail gratuit dû au seigneur pour cultiver ses terres et rentrer ses récoltes.

* Cosson : Mot lorrain. Marchand ambulant de volailles, beurre et œufs.

* Crûte : Terme lorrain pour désigner la croissance du taillis

D

* Défensables : Taillis défensables. Taillis assez âgés pour résister à la dent des animaux envoyés à la pâture au bois

* Déforains : Propriétaires résidant hors de la communauté sur le ban de laquelle se trouvent leurs propriétés

* Dépouillage : droit sur les plumes des volailles.

* Dîmes : Cet impôt, au profit du clergé, se divisait en grosses, menues et vertes :

  • La grosse dîme se prélevait sur le blé, l’avoine, l’orge, le vin.
  • Les menues dîmes  frappaient les pois, haricots, fèves, lentilles, sanfoin, luzerne, chanvre, lin… veaux porcs, agneaux, laine, poulets, poulains…
  • Les vertes s’étendaient sur les fruits, poires, pommes, noix, choux, cabuts…

* Dîmes inféodées : Dîmes cédées par le concile de Latran aux seigneurs - 150 villages de Lorraine payaient cette dîme.

* Dimes novalles : voir Novalles

* Douaire : “Pour subvenir à ses besoins, la veuve pouvait bénéficier du douaire coutumier ou du douaire préfix, droit viager sur une partie des biens propres de son mari”

  • Le douaire coutumier, tel que - disaient les Coutumes générales de Lorraine - que la femme survivante le mari a et emporte pour douaire la moitié du bien propre c’est à dire des immeubles qui lui étaient venus de sa famille et qu’il laissait à sa mort.” A Vaudémont : la moitié de tous et chacun des biens obtenus par le mari par droit de succession desquels il est saisi lors et au temps de son décès. A Toul : la moitié des héritages qui appartenaient à leur mari avant leur mariage
  • Le douaire conventionnel ou préfix était spécifié par contrat et ne pouvait porter que sur des biens possédés par le mari au jour du mariage. il devait être réclamé par la veuve à l’héritier décédé. C”était soit une somme globale donnée en une fois, soit une rente en nature soit une rente en argent. Dans le douaire coutumier, le mari restait maitre de ses biens et il pouvait les vendre alors que le douaire préfix les bloquait et était donc plus recherché par les femmes. Source Guy Cabourdin; Terre et hommes en Lorraine 1550- 1635; Thèse Université de Nancy II.

* Droit de chasse : c’est le droit du seigneur par excellence. Il l’exerçait à volonté, dans les bans et finage, notamment dans les champs, les vignes… à tout moment y compris au moment de la récolte. Les roturiers n’avaient pas le droit de chasser ni de troubler le gibier, sous les peines les plus sévères, allant jusqu’aux galères.

E

* Élus : Les élus étaient, dans chaque communauté, les officiers municipaux élus par l’assemblée de communauté et formant en quelque sorte le conseil municipal de nos villages sous l’Ancien Régime.Ne pas les confondre, quand ils sont mentionnés comme «élus» dans les listes de signataires des cahiers de doléances avec les députés, également élus par la communauté pour la représenter à l’assemblée du Tiers-État du bailliage. Ces derniers font généralement suivre leur signature de la mention “député”.

* Embanie : La mise en ban (embanie) ou défense de tout ou partie, des terres de la communauté consistait à en interdire pour un temps l’accès aux bestiaux sous peine de confiscations et d’amendes.

* Entrées et issues foraines : voir redevance foraine

* Épaves : Toutes choses trouvées, et les personnes venant passer un an et un jour sur la terre du seigneur.

* Evéchois : Appartenant au territoire politique d’un des Trois Évêchés : Metz, Toul et Verdun (définitivement rattaché à la France à partir de 1648 par les traités de Westphalie pour constituer la généralité de Metz) c’est-à-dire au domaine temporel de l’un des Trois Évêchés qu’il ne faut pas confondre avec le territoire beaucoup plus vaste sur lequel s’exerçait la juridiction spirituelle de chacun des évêques et qui constituait les trois diocèses de Metz de Toul (celui-ci démembré en 1777-1778) et de Verdun.

F

* Fabrique : La Fabrique était chargée d’administrer les biens patrimoniaux et de venir en aide aux pauvres de la paroisse. Le Conseil de Fabrique était composé de membres du clergé, les marguillers qui dressaient la liste des pauvres et des malades à secourir. Il furent ensuite des laïcs élus par les paroissiens.

* Feuilloirs : feuilles de papier, appelées actuellement feuilles de contributions foncières.

* Feux : une unité d’habitation (un ménage, une famille) dans un village, dans un bourg, un hameau, un écart….

* Finage : territoire relevant d’une communauté d’habitants

* Fondoirs : Vilains fondoirs. Trous, excavations, produites dans le sol et les berges par la chute d’eau d’un moulin, au préjudice de la communauté et dont la réfection était à la charge du meunier

* Foraine : voir redevance foraine

* Franc-fief : Droit dû par les roturiers acquéreurs de biens nobles en compensation de l’abrègement ou diminution que cette acquisition faisait subir au fief.

* Franc-vin : Redevance ou ristourne que percevaient les officiers de la maîtrise sur le produit des coupes.

G

* Ginglerie (droit de) : Rente  qui “est telle que ceux qui sont anciens bourgeois, se mariant, doivent le lendemain de son festin deux bichets de bled, un plat de viande, et un pet de vin, et les autres sujets ne doivent que dix blancs, le pet de vin. Et tenu le gingleur de conduire à l’église avec un ménustrier les nouveaux mariés et les ramener en sen logis.” Coutume locale de Dieulouard qui disparu vers le milieu du XIX° siècle.

* Glandées : Récolte du gland dans le bois de l’évêché de Verdun.

* Gruerie (droit de) :Originairement, le droit de gruerie était une taxe que le Souverain prélevait notamment sur certains bois appartenant aux gens de mainmorte ; dès l’origine, les gruyers furent donc des comptables et des administrateurs. Cette dualité de fonctions subsista jusqu’en 1681.

H

* Halette: Coiffure lorraine. Elle était en toile blanche, une coiffe genre bonnet, autour une sorte de collerette enveloppant la nuque ; de petites planchettes (genre abat-langue vendu dans les pharmacies) étaient enfilées dans des alvéoles tubulaires plates. Cela donnait quelque rigidité à ce couvre-nuque et l’éloignait un peu du cou.

* Haut conduit : voir redevance foraine

J

* Jour : unité de mesure de surface utilisée pour mesurer les champs. Voir aussi la page sur les mesures

* Joyeux avènement :  droit payé à l’arrivée au pouvoir d’un nouveau souverain ou seigneur.

L

* lettres de cachet : Le pouvoir envoyait dans la maison de Renfermerie de Maréville, tenue par les frères de la Doctrine chrétienne, à la sollicitation des familles, des fils prodigues, des libertins incorrigibles… Les Frères étaient tenus de recevoir tous ceux qui étaient envoyés par une lettre de cachet, au moyen d’une pension de 400 livres de France.

* Lieutenant consulaire des marchands :  Il décidait de tous différends nés entre marchands, pour faits de contestation seulement, visitait les aunes, poids, mesures. L’origine de cette institution remontait au XVI° siècle.

* Lignes : Terme de sylviculture lorraine. Sentiers rectilignes d’une largeur de 1 mètre à 1,50 m au maximum tracés dans les bois et servant généralement à délimiter les cantons forestiers, les coupes ou zones de chasse. S’oppose à tranchée, chemin d’une largeur carrossable.

* Loi du maximum : le 11 septembre 1793 fut votée la loi du maximum des grains.Le 29 septembre 1793 fut votée la loi du maximum général des denrées et des salaires . Le 24 décembre 1794 (4 nivôse an II) suppression du maximum. Il s’agissait du maximum des prix et des salaires. (Merci à tous ceux qui m’ont renseigné sur fr.soc.histoire)

M

* Maille : La maille était une monnaie. La maille Lorraine valait trois livres tournois.

* Maimbourg : tuteur ou curateur

* Marguiller : voir Fabrique

* Marnage : bois de charpente réalisé à la hache par le marnageur

* Marque des fers (droit de) : voir redevance foraine

* Mésus champêtres : amendes sur les eaux et forêts, etc

* Meteil : Seigle et froment cultivés et récoltés ensemble.

* Mouture : Prélèvement opéré à titre de rétribution par le meunier sur les grains qui entraient au moulin ou les farines qui en sortaient.

* Munier : Meunier

N

* Novalles : Dimes novalles. Se perçoivent, soit sur des terres nouvellement défrichées, soit sur des terres anciennement défrichées, mais nouvellement chargées de fruits décimables, soit sur des terres remises en valeur.

O

* Omée : mesure agraire. (voir la page sur les mesures, menu le plus haut dans la colonne de gauche)

P

* Paixon (paisson) : Droit de faire paître les pourceaux dans les bois

* Pâquis : terre cultivable ou paturable, que les communautés laissent dans l’indivision pour l’usage de tous.

* Parcours (droit de) : Droit réciproque de deux ou plusieurs communautés voisines d’envoyer paître leur bétail sur leur territoire respectif en temps de vaine pâture

* Pata :  (ou patée ; en allemand stampfer), espèce de purée de pommes de terre, dont on ne se lasse jamais. Préparée avec une petite quantité de beurre, c’est le plat quotidien; si la dose de beurre est plus forte, la pata devient un régal prisé à l’égal des mets les plus recherchés.

* Paulier : celui qui était chargé de lever les gerbes pour la dîme

* Plaid : Assemblée judiciaire ou politique à l’époque franque ; sa décision, son jugement.

* Portion congrue : Pension que les seigneurs qui percevaient les grosses dîmes d’une paroisse étaient obligés de payer aux curés. Le minimum de la portion congrue était de 300 livres au XVII° siècle et de 500 au XVIII°.A l’origine cette portion était suffisante donc congrue. Son appauvrissement au fil du temps fit qu’elle prit peu à peu le sens de très réduite, sens actuel.

R

* Rain : travée d’une maison comportant sa charpente et ses murs de souténement. Les maisons lorraines comportaient de 1 à 3 rains suivant la richesse de leur propriétaire.

* Rapailles : Bois de médiocre valeur. Terrain broussailleux, aux abords d’une forêt.

* Redevance foraine : Elle se composait de cinq droits principaux :

  •  Droit de haut conduit : impôt payé pour chaque voiture à l’entrée ou à la sortie des Duchés
  •  Droit d’entrée et d’issue foraine : En 1787, ce droit se percevait sur les chevaux, ânes et vins venant de l’étranger
  •  Droit de traverse : dû par toute marchandise passant par la province sans déballer
  •  Impôt sur les toiles : perçu sur les toiles fabriquées en Lorraine et destinées à l’étranger
  •  Droit de marques des fers : établi par Léopold sur les minerais et fers forgés qui sortaient de la province, la traversaient ou y entraient.

* Réformation : Nom porté par l’administration des Eaux et Forêts en Lorraine au XVIIIè siècle : Administration et réformation générale des eaux et forêts des duchés de Lorraine et de Bar.

* Regrat : Bureau de regrat. Lieu où l’on vendait le sel au détail, par petites mesures.

* Remont : Surenchère ou majoration de redevance.

* Retrait lignagé : possibilité pour une personne de racheter un bien vendu auparavant par un de ses parents.

“Le terme parent peut désigner les parents au sens strict du terme, mais aussi les grands parents, oncles, tantes, cousins ou même petits cousins, en fait tous ceux du même “lignage” au sens large du terme. Le retrait lignagé est un acte qui n’existe apparemment que dans la coutume de Lorraine. Je ne saurai dire à quelle époque il est apparu. Par contre on trouve de nombreux retraits lignagés vers 1660-1665. Pourquoi ? L’explication se trouve 30 ans plus tôt, à partir de 1635 la guerre de 30 ans fait des ravages dans toute la Lorraine et de nombreux laboureurs et vignerons sont obligés de vendre des terres, des vignes des chènevières … à des prix très bas, pour acheter du blé qui atteint des prix record en juin, juillet 1636. Vers 1660 la Lorraine a perdu environ la moitié de sa population, mais la situation politique et économique redevient plus stable. Il devient donc très intéressant pour les survivants de procéder à des retraits lignagés sur les biens vendus 25 à 30 ans plus tôt, puisque le retrait lignagé se fait au prix de vente initial. Evidement dans ces conditions ceux qui sont en possession des biens ne sont pas toujours facilement disposé à les rétrocéder, ce qui entraîne de nombreux procès devant la justice. Ces actes sont très intéressant, il donnent la plupart du temps l’origine des biens et parfois le lien de parenté entre les vendeurs initiaux et les rétrocédants sinon il est précisé qu’ils sont “proche lignaige”. “(origine : Vincent Brangbour)

* Rifflerie (ou riflerie) : Le droit de riflerie consistait à l’origine en une redevance en nature, généralement en grains, prélevée par le bourreau ou exécuteur des hautes œuvres sur les habitants d’une ville le jour où il y était procédé à une exécution capitale. Il s’appliquait également aux opérations d’équarrissage et d’enfouissement des animaux morts dont le soin incombait au même personnage. Et c’est à ce dernier titre qu’il constituait une charge souvent fort lourde pour les habitants des campagnes.

* Ruolz : alliage utilisé en orfévrerie , de couleur semblable à l’argent composé de cuivre de nickel et d’argent. Ce nom vient de celui de son inventeur.

S

* Saulcy : Comme saulaie. Lieu planté ou naturellement garni de saules

* Sollicitation : Usage si ouvertement pratiqué qu’il était passé à la hauteur d’une institution et qui imposait aux parties de solliciter en leur faveur la bienveillance des juges, moyennant l’octroi « d’épices ».

* Souille : Taillis, sous bois, menu bois de chauffage.

T

* Taille seigneurale : imposition arbitraire due au seigneur.

* Tandelin : Hotte de bois plein servant à transporter le raisin ou les liquides. Dans les Vosges (où la vigne fait défaut) on rencontre ce mot pour désigner le réservoir cubique en bois, percé de trous, qu’on immerge dans les cours d’eau pour y garder vivante une réserve de truites.

* Traverse (droit de) : voir redevance foraine

* Tronce (ou tronche) - définition Littré.
  • Grosse souche de bois que les villageois et le peuple mettent au feu la veille de Noël, pour conserver le feu toute la nuit.
  • Nom, dans quelques provinces, des arbres de futaie dont on coupe les branches à des époques périodiques.
  • Synonyme de rouleau.
  • Terme de charpente. Tronçon de bois gros et court.
  • Terme de marine. Synonyme de tronçon. Tronce de câble.
  • Dénomination qu'on emploie, en Lorraine, pour désigner la grosseur relative des arbres résineux.

* Terrage : Droit seigneurial qui n’était qu’un autre nom du champart, ou agrier, ou tasque, et qui consistait par conséquent en une certaine portion des fruits recueillis dans les héritages soumis à ce droit.

* Tiers denier : Tiers du prix des ventes extraordinaires des bois et pâturages des communautés qui appartenait au roi et aux seigneurs hauts justiciers dans la Lorraine et le Barrois.

V

* Vainpâturer : Exercer le droit de vaine pâture.

* Versenne ou versaine : Terre qui se repose après avoir donné deux récoltes.

Publié le jeudi 16 octobre 2014 par Anne Auburtin