généalogie et histoires lorraines

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La verrerie de Portieux en 1802

lundi 1 septembre 2014, par Anne Auburtin

Ce texte est tiré de l'ouvrage " La verrerie de Portieux : origine, histoire"  par A. Fournier.


En 1802, il y avait deux fours occupant 70 ouvriers; une taillerie, avec quatre ouvriers, venait d'être établie de plus, on comptait de 8 à 10 apprentis de 8 à 16 ans.

Tous les ouvriers habitaient la verrerie, et formaient 42 ménages représentant 220 individus « vivant à la suite de la verrerie. »

« Rien n'est de si peu de conséquence dans la substance que les matières que l'on emploie à la fabrication du verre; il ne se compose essentiellement que de sable blanc et de salin ou potasse. »

Les deux fours consommaient annuellement 2,160 quintaux de salin; 6,240 quintaux de sable « qui, préparés, déchoient d'un tiers. ,

Ce sable vient de quatre lieues de l'usine, sur la route de Charmes à Mirecourt; « le transport représente 250 voitures, ce qui est pour les cultivateurs de la commune un grand avantage. »

Pour les verres les plus fins, on va chercher du sable en Champagne.

On utilise également une « espèce de pierre de couleur appelée maganaise (manganèse) ou magnésie » que l'on tire de la Haute-Saône et qui ne coûte guère que le transport, se trouvant répandue sur la surface de la terre comme d'autres pierres. 

On employait aussi de l'arsenic.

Les deux fours brûlaient 2,800 cordes (8,400 stères) de bois « En 1789, l'on consommait en bois un dixième de plus à proportion; les propriétaires sont insensiblement parvenus, par les changements qu'ils ont apportés dans la construction de leurs fours, à opérer cette économie sur la consommation et à porter la fabrication à un sixième de plus que en cette année. » La suppression des affectations a forcé l'usine à acheter, par voie d'adjudication, le bois nécessaire; la corde de bois a brûler, dans l'arbre, s'élevait jusqu'à et 10 fr. Le salin et le bois constituent la dépense principale d'une verrerie: le salin de pays valait de 40 à 42 fr. le quintal; celui d'Alsace, 48 fr.

On fabrique à Portieux toute « espèce d'ouvrages quelconques en verre, à l'exception des verres à vitres et des verres en table que l'on n'y fait plus. »

Il se fabrique par an 3,369,600 verres ordinaires. Le salaire des ouvriers a augmenté, depuis 1789, d'un quart pour la fabrication et d'un tiers pour ceux qui préparent la matière, de près du double enfin pour les manœuvres et autres subalternes.

Le chiffre d'affaires s'élevait a 236,000 fr.

On vend dans le département des Vosges pour 2,000 fr. environ; 12,000 fr.dans la Meuse, Meurthe, Moselle; le surplus, 222,000 fr. est expédié aux villes frontières et ports de mer; sur ce chiffre, il est vendu à l'étranger pour l 50 000  fr., le reste servant à la consommation de ces villes et environs.

« Tout s'expédie, soit par voie de terre, soit par eau (la Saône) vers Bordeaux, Toulouse, Beaucaire, Rouen, Bayonne, Marseille et généralement sur les ports et frontières, d'où les négociants les font passer en Espagne et surtout dans les iles par le moyen de vaisseaux français ou étrangers qui abordent dans nos rades..

« Pendant la guerre, l'on n'apportait guère de ces marchandises, souvent l'on a été obligé de faire des enmagasinements assez considérables; mais comme plusieurs usines du genre de celle-ci chômèrent pendant ce temps, et que le public a toujours été content de la fabrication de Por-tieux, notamment depuis quelques années, qu'au surplus sa réputation est établie, elle est parvenue, sans cesser son travail, à se procurer le débit de ses marchandises. « C'est par le retour des bateaux et voitures qui conduisent ces marchandises sur nos ports, que nous arrivent dans ce département et les voisins, les savons, eaux-de-vie, sucres, fruits secs, cotons et autres articles venant du midi de la France et des colonies. »

Telle était la situation de la verrerie de Portieux au commencement du XIX° siècle.

liste des ouvriers qui travaillaient en 1778 à la verrerie de Portieux

vendredi 11 juillet 2014, par Anne Auburtin

Cette liste est tirée de l'ouvrage " La verrerie de Portieux : origine, histoire"  par A. Fournier.



  • Claude Lorençot ou Laurenceau, commis.
  • Pierre Houel, maître verrier.
  • Etienne Houel.
  • Charles Viriot et frères.
  • François Gueury.
  • Claude Aubry et frères.
  •  Joseph Chaffard.
  • Nicolas Chaffard.
  • Michel Maillard.
  • Joseph Maillard.
  • Pierre Gueury.
  • Claude Gueury le grand.
  • Claude Gueury le gros.
  • Claude Chaffard.
  • François Chaffard.
  • George Jolly.
  • Laurent Pelletier.
  • Jean-Claude Honel.
  • Le sieur François Lenoir.
  • Nicolas Denis.
  • Jean Ruer,
  • Jean-Jacques Schirmann.
  • Alexis Thomas.
  • Nicolas Grégoire.
  • Charles Clément.
  • Nicolas Houen.
  • François Bailly.
  • Nicolas Houbout.
  • Clément Darmoise.
  • Joseph Bœuf.
  • La veuve Valck.
  • La veuve Aubry.
  • La veuve du sieur Destard.
  • La veuve Viriot.
Nicolas Houen et Charles Clément étaient les domestiques aux gages des fabricants; " ils sont uniquement occupés à la conduite de leurs bœufs et chevaux pour la fourniture du bois nécessaire à l'alimentation de la verrerie".