généalogie et histoires lorraines

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Description de Clefcy

lundi 1 octobre 2012, par Anne Auburtin

Sources : Département des Vosges Léon Louis et Paul Chevreux,1889, (réédition Res Universis)

Description :

Clefcy, à 4 km de Fraize, est situé dans une vallée, à 500 m d'altitude.

Anciens noms

  • Scluvezeig (1188)
  • Clevessey
  • Cleuvecy
  • Clevecy

Les hameaux (en 1867) :

  • Bas de Clefcy (102 habitants, 25 maisons)
  • Sachemont (165 habitants, 35 maisons)
  • Souche (100 habitants, 36 maisons)

Les écarts :

  • La Bouillereau (10 habitants, 3 maisons)
  • Charbonichamp (12 habitants, 2 maisons)
  • Chavotey (24 habitants, 6 maisons)

Les fermes :

  • Le Château (3 habitants)
  • Le Pré Georges (2 habitants)
  • Seucy (8 habitants) : ferme et scierie construite en 1712, construit et amodié par le chapitre de Saint-Dié pour 7 ans pour 400 francs par ans pour les 6 dernières années.
  • Squinfaing (4 habitants)

Habitants :

Années

Habitants

171023
an XII638
1830612
1847707
1867595

En 1867, on y trouve 112 maisons, 172 électeurs, 12 conseillers municipaux.

Les cultures et industries (en 1867) :

  •  Les cultures principales sont le blé, l'orge, l'avoine et la pomme de terre.
  • On y trouvait 1 carrière de mica, 1 fabrique de pâte de bois (5 ouvriers)
  • Le principal commerce est le fromage .

Anecdotes :

  •  Au XVIII° siècle, il était interdit  aux cabaretiers et taverniers de donner à boire aux gens de lieu après l'angélus du soir. Les contrevenants étaient condamnés à une amende de 25 francs.

Clefcy et l'abbaye de Saint-Dié

jeudi 26 décembre 2013, par Anne Auburtin

 Source :    Société d'émulation des Vosges. Annales de la Société d'émulation du département des Vosges. 1831. (Gallica)

"C‘est une des premières possessions de l'abbaye primitive. Ruyr raconte que Dieudonné y fonda une. chapelle en l'honneur de. sainte Agathe et explique le nom de Clefcy de la façon la moins philologique qui soit : Clefcy viendrait de Clefserre parce que cette localité, placée à un endroit où le Val ne laisse passage que pour la route, aurait été comme la clef serrant la vallée, et en aurait marqué la limite de ce côté.

La région était couverte de. forêts, et le défrichement dut être l'oeuvre des premiers hommes de l'abbaye. Au XVIIIe siècle, encore, on heurtait en fauchant les souches anciennes. Le. travail de pénétration avait été lentement progressif.

La première mention de Clefcy se rencontre dans la transaction de 1188 : le chapitre y avait une mairie (villicatio), administrée par un bas officier (ministerialis) ; le prévôt percevait 20 sous de deodatiens, et le fermier du chapitre lui devait à la Noël 12 deniers, 6 chapons et 6 fromages . Il avait de plus 13 deniers sur les cens. L'importance de l'exploitation devait être assez grande car la redevance de la mairie et celle du fermier-maire est une des deux plus importantes.

A plus d'un siècle et demi de là nous pouvions juger de l'importance des bien du chapitre à Glefcy par la liste imposante des dommages infligés à ses hommes, par les gens du Val Saint-Grégoire. Le chiffre des pertes s'élève à 1070 florins de Florence, sur lesquels sont comptés 48 vaches pour 400 florins ; 23 bœufs de labour, 160 fl. ; 7 taureaux et génisses. 50 fl. ; 21 porcs. 30 fl. ; 24 moutons et chèvres, 20 fl. ; le reste de la somme représente les pertes (rejets mobiliers et surtout les dommages faits aux personnes .

Les hommes du chapitre étaient mainmortables : en 1385 le sonrier du Val vend une maison en ruine, qui était échue au chapitre pour cause de mortemain, et le prix de vente en est partagé entre le sonrier et le fils de l'ancien propriétaire.

A une époque ancienne, mais indéterminée, le ban avait été partagé entre le duc avoué et le chapitre. Il naissait de ce voisinage des contestations fréquentes pour plusieurs motifs. Un accord, conclu en 1376, accordait le droit de pâturage aux hommes du chapitre, dans les bans ducaux d'Anould et de. Clefey ; le droit d'usage dans les bois du duc, moyennant redevance ; l'exemption de tout droit pour deux moulins du chapitre. D'autre part les gens du duc ne devaient pas faire d'essart (treppons) dans les bois de la montagne de Clefcy appartenant au chapitre ; ils n'auraient pas d'usages dans la haute forêt et ne pourraient vendre de bois sans l'autorisation, du chapitre.

Le même accord réglait aussi un autre genre de contestations : le duc voulait exiger les services des hommes du chapitre pour son château de Spitzemberg. Il dut y renoncer, ce qui n'empêcha pas son capitaine, en 1485, de saisir les biens pour un refus sur cette matière. Mais le duc dut faire restituer les biens confisqués.

A la fin du XVe siècle, le chapitre fit à Clefcy achat de plusieurs rentes : l'une de 12 gros, en faveur des vicaires des églises de St-Dié et de Notre-Dame. (1479), le deuxième de 7 gros, pour anniversaires (1488), la troisième de 19 gros, que percevra le sonrier du Val."