généalogie et histoires lorraines

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Vandelainville

vendredi 14 décembre 2012, par Anne Auburtin

Département de la Meurthe, dictionnaire historique et statistique, E. Grosse,1836,(réédition Res Universis, Paris, 1992)

Description

  • Village situé sur les bords du Mad à 12 km de Thiaucourt et 45 au nord de Toul

Population

En 1709, il y avait 40 habitants

En 1830 :

  • 231 individus
  • 23 électeurs communaux
  • 10 conseillers municipaux
  • 67 feux et 64 habitants

En 1906 :

  • 158 habitants,
  • 53 électeurs inscrits

Cultures et industries

  • Surface 141 hectares dont 101 en forêts, 16 en vignes, dont les produits sont assez estimés,sur les pentes exposées au sud,  15 en labours et 10 en prés.
  • En 1890, on y trouve la culture de la vigne et l'élevage de quelques vaches. Cela s'explique d'une part par la faible étendue du territoire " coincé " entré ceux de Bayonville et d'Onville et d'autre part, par la très bonne exposition du coteau. En effet, les pentes de Vandelainville sont couvertes de vignes exposées au sud et protégées des vents et des froids venant du Nord.
    L'élevage n'est pas très important en raison d'une très faible étendue des prairies naturelles dans la vallée, l'essentiel des terres agricoles étant réservées aux cultures.
     

Mesures

Mesures de Pont-à-Mousson sauf

  • le jour qui est à 150 verges ou 22 ares  80 centiares  ;  pour les vignes, seulement de 100 verges ou 15 ares 20 centiares ;
  • la charge vaut 20 pots de Metz ou 40 litres.
 

Vandelainville : anecdoctes

1752 : Croix et calvaires

 Le 30/4/1752 vit la bénédiction d’une croix élevée au lieu dit « Le Tord Fou » sur le chemin de Pagny, ban de Vandelainville. La cérémonie fut suivie par tous les paroissiens du village et une partie de ceux d’Onville. La croix a été bénite par le curé de Vandelainville Bernard BRASSEUR en présence semble-t-il de la marraine Marguerite RAGOT, du parrain Jean CLAUDE , échevin. Cette croix était érigée en la mémoire de Marie ROULIER, vivante, et bienfaitrice de Vandelainville, en remplacement d’une autre plus ancienne, « renversée par le mauvais temps. »

Cinq ans plus tard le 26/6/1757 a lieu la bénédiction d’une croix en bois ornée d’un Christ, sur la place, aux frais volontaires de François et Nicolas JACQUIN père et fils charpentier et menuisier à Vandelainville.

1765 : Inhumation dans l’église

Le 21 Juillet 1765 Claude RAGOT veuf de Barbe HUSSON, 75 ans notaire royal, tabellion général au duché de Lorraine, procureur d’office, ancien de Rembercourt, Bayonville et Vandelainville, a été inhumé dans l’église de cette paroisse au coté droit de l’autel de St ROCH, sous les deux petits bancs, en présence de Messires Georges BISCHOFF, curé d’Arnaville, Nicolas DELOGNE curé de Villecey-sur-Mad, Jean François PONCIN vicaire de Bayonville, Charles François VILLER vicaire de Waville, amis du défunt, Nicolas MANEL son gendre ancien curateur en titre à Pagny, François HUSSON son beau-frère notaire à Chambley, Dominique NEAU chirurgien à Chambley et François NEAU avocat à la cour, neveux maternels.

1767 : consentement au mariage par correspondance

Une lettre en provenance de Paris arriva au domicile de Marie GARZANDAT, veuve de François MILLIERE l'ancien aubergiste de Vandelainville.

Elle lui apprenait que leur fille résidant alors dans la capitale était sur le point de contracter mariage avec un veuf parisien et qu'à cet effet elle requérait le consentement de sa maman.

La mère voulut bien "seconder les inclinaisons " de sa fille qu'elle savait juste et raisonnable. Pour affermir autant que possible son établissement, elle fut reçue le 17 juillet 1767 par maître Nicolas MANEL, notaire à Vandelainville. Celui-ci rédigea la réponse positive en ces termes : " La comparante déclare par ses présentes consentir et donner les mains au futur mariage espéré à faire entre la dite Marguerite MILLIERE, sa fille, et l'homme veuf dont il est question ou avec tel autre homme, veuf ou garçon qu'elle jugera à propos. Elle l'autorise même, en étant que besoin serait, à faire et arrêter tels arrangements et parties matrimoniales qu'il conviendrait, sans néanmoins prétendre de sa part en venir garante directement et indirectement.  

1783 :

Voici le texte inscrit par le curé de la paroisse sur son registre : « Le 3 Août 1783, vers les 6 heures du soir est décédé sans sacrements parce qu’il se baignait ; il a été retiré de l’eau et après lui avoir administré les soins voulus en pareil cas, il n’a donné aucun signe de vie : François NAUDIN âgé d’environ 30 ans, fils de Jean NAUDIN charretier et de Magdeleine âgé Il a été inhumé le lendemain vers les 6 heures du soir dans le cimetière en présence de Jean NAUDIN son père et de François NAUDIN laboureur à Bayonville, son oncle paternel et parrain. »

1788 : Fourniture du luminaire :

 Le 12/12/1788 l’assemblée municipale s’est réunie pour débattre d’un important problème : devait-on mettre à contribution la « caisse des bis » pour régler la fourniture du luminaire de la paroisse. Cette dépense représentait une somme de 310 livres de Lorraine, somme jugée acceptable, la caisse étant alimentée par le produit de la vente ordinaire des bois communaux et par les droits de pêche dans le Rupt-de-Mad.

Les commissaires du bureau estimèrent que le luminaire devait être payé par répartition entre les paroissiens contribuables ce qui fut adopté.

 Le bureau intermédiaire du district ayant visé les rôles de répartition ceux-ci devenaient exécutoires. 

1789 : Réfection de la fontaine communale.

Les commissaires de l’assemblée communale le 9 Janvier 1789 " Ordonnent que Pierre LEGRAND architecte de Pont-à-Mousson visite et reconnaisse et vérifie si les réparations de la fontaine communale seront utiles et nécessaires . Il sera dressé devis et état dans le plus mauvais état."

La visite fut effectuée le 24 Avril 1789.

 Cette fontaine étant la seule de la communauté pour servir aux besoins des habitants, il devient urgent de procéder aux réparations.

L’assemblée municipale du 15 Mai 1789 ordonne que l’adjudicatoin des ouvrages, sera faite dans la forme voulue par le règlement 

1791 : Le court passage d'un curé

Ce jourd’huy 5/8/1791 est comparu au greffe du district de Pont-à-Mousson le sieur Jean-François BAJOT religieux ex cordelier de la maison de Varennes, vicaire de la paroisse Saint-Martin de Metz, lequel a déclaré qu’il a quitté la résidence de Metz pour la fixer à Vandelainville où il est établi curé par le corps électoral du district. Ayant reçu le deuxième quartier de cette année à la recette du district de Metz dont il a en compte par le certificat du dit district de Metz dont transcription suit. Nous administrateurs du directoire du district de Metz certifions à messieurs les administrateurs du district de Pont-à-Mousson que Jean-François BAJOT né le 25/9/1765 ci devant religieux cordelier de la maison de Varennes est compris au tableau des religieux de la dite maison au nombre de ceux qui ont opté pour la vie privée, que son traitement a été fixé à la somme de 800 livres comme premier vicaire de la paroisse de Saint-Martin à cette ville, attendu qu’il jouissait de 350 livres qui lui a été du un mandat sur lequel le trésorier de cette ville lui a payé la somme de 287 livres 10 sous pour son troixième quartier et aujourd’hui le sieur BAJOT a déclaré vouloir fixer sa résidence à VANDELAINVILLE où il est curé constitutionnel de district de Pont-à-Mousson, département de la Meurthe. En conséquence le sieur BAJOT cessera d’être compris au nombre des pensionnaires de ce district, en foi de quoi nous lui avons délivré le présent acquit. Nous avons fait apposer le sceau du district.

……Ce jourd’hui 3/10/1791 est comparu au greffe du district de Pont-à-Mousson le sieur Jean-François BAJOT administrateur de la paroisse de Vandelainville lequel a déclaré qu’étant élu et institué curé de la paroisse de MORHANGE chef lieu du district, département de la Moselle, il se propose de quitter sa résidence pour aller la transformer au dit MORHANGE et y recevoir son traitement comme fonctionnaire public à compter du quatrième quartier de cette année. Le district lui donnera un certificat pour le District de Morhange…..

1827 : Une confirmation

Le 13/12/1827 à 9 heures du soir, dans notre église de Vandelainville, Monseigneur l’Evèque de Nancy et de Toul, Charles Auguste Marie Joseph de Forbeu JENSON a administré le sacrement de confirmation à 22 enfants en présence d’une multitude de fidèles tant de la paroisse que des paroisses avoisinantes. C’est sans doute le premier évêque qui ait paru dans ces lieux. Avec toute la solennité et toute l’édification possible ont reçu le sacrement :

  • François M. MATHIOT fils de Claude

  • Pierre Toussaint Emmanuel DANJOUR, fils d’Antoine

  • Louis ANTOINE, fils de Toussaint

  • Victor MANGIN, fils de Claude

  • François MARGUERITE, fils de Jean François

  • Charles Joseph HAUIN, fils de François

  • Joseph BRIQUE et Magdelaine BRIQUE

  • François Antoine WOILLET, fils de François

  • Remy BEAUDOIN, fils de Nicolas

  • Julien ANTOINE, fils de Toussaint

  • Nicolas SANZEY, fils de Hubert

  • Françoise Julie MATHIOT, fille de Claude

  • Marie Thérèse MANGIN, fille de Claude

  • Marie FRANQUIN, fille de Clément

  • Marie Anne MAILLOT, fille de Jacques

  • Marie Barbe Mélanie POMPEY, fille de Dominique

  • Elisabeth MOSSIER, fille de Pierre

  • Marie Scholastique Pétronille DANJAUX, fille d’Antoine

  • Joséphine DANJAUX, sœur de la précédente

  • Anne Françoise LABUET, fille de Nicolas.

« Dont acte pour servir de mémoire à la postérité, le 14 décembre, le lendemain de cette auguste cérémonie »

Signé : RENAUDIN