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Category US, COUTUMES ET EVENEMENTSMétiers › Imprimeurs et libraires

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Libraires et cabinets littéraires

mardi 25 décembre 2012, par Anne Auburtin


Tout individu qui, sans avoir un brevet de librairie, vend ou colporte des livres, et tout libraire qui en vend ou fait vendre ailleurs que dans le lieu spécialement indiqué par son brevet, est passible d'une amende de 500fr. (Article 4 du règlement du 28 février 1814).

Les libraires de la Meurthe 1830 - 1840

A Nancy, il existe en 1830, neufs libraires, trois rue des Dominicains (Bontoux au n° 53, Charpin au n° 1, et Vincenot et Vidart au n°40), deux rue St-Georges (Demay au n° 21 et Senef au n° 7), une rue de l'Esplanade (Cayron au 10) une  des Quatre-Eglises (Collin au 5), une place royale  - qui n'est pas encore Stanislas - (Grimblot au 9), une rue Saint-Dizier (Leseure au 42). Cinq d'entre eux font aussi cabinet littéraire (abonnements) ; Grimblot est aussi éditeur.

 A Toul, deux libraires  : Maillard et Bastien-Carez, association de deux veuves qui font aussi cabinet littéraire ; A Dieuze, deux également (Mauget et Vernier) tout comme à Lunéville (Guibal et Watcher) et à Vic (Gabriel, Mejeat).

A Phalsbourg (Erckmann), à Sarrebourg (Gabriel, fils de celui de Vic), à Pont-à-Mousson (Réners)  et  à Vézelise (Michel,une veuve), un seul.

(Source : annuaire administratif, commercial et industriel du département de la Meurthe - Année 1830 )

En 1840, les libraires seront au nombre de 10 à Nancy ; Des libraires sont installés à Baccarat, Blâmont, Château-Salins, Gerbévillers.

A Vic, c'est la Veuve Gabriel qui a repris la librairie de son mari tandis que son fils en a ouverte une à Phalsbourg.

(Source : annuaire administratif, commercial et industriel du département de la Meurthe - Année 1840 )

Les cabinets littéraires :

"À partir des années 1770 surtout, nombreux sont les libraires qui doublent leur commerce d'un cabinet littéraire où l'on peut s'abonner pour venir lire les nouveautés. En 1770, s'établit par exemple à Metz un nouveau marchand de livres, Nicolas Guerlache, correspondant de l'éditeur bruxellois Bobers, spécialisé dans le livre interdit. Pour consolider son affaire et l'emporter sur son rival en commerce de livres, il ouvre un cabinet littéraire, approvisionné auprès de la Société typographique de Sarrebruck et de celle de Neuchâtel. Avec trois livres par mois, les lecteurs – en majorité des officiers de la garnison – peuvent y trouver romans, récits de voyages, essais philosophiques, libelles politiques et ouvrages érotiques. En moins de dix ans, il compte plus de cent cinquante lecteurs et près de quatre cents abonnés.
Les avantages de ce type de cabinet de lecture sont réciproques. Les lecteurs y peuvent lire sans acheter, et surtout, trouver là pour un prix d'abonnement accessible les "ouvrages philosophiques" édités aux frontières du royaume. Les libraires, de leur côté, peuvent consolider leur affaire. D'autre part, la présence d'un cabinet littéraire en attirant des lecteurs, crée des acheteurs potentiels et stimule le négoce. Confrontés à une demande pressante, en butte à l'hostilité de leurs confrères solidement établis, les libraires les plus fragiles parce que les plus nouvellement installés, multiplient dans les vingt dernières années de l'Ancien Régime les cabines de lecture, qui deviennent autant de relais provinciaux pour la diffusion des journaux, des nouveautés et des livres interdits. " (source : site des expositions de la BNF)

Un grand imprimeur lorrain : le parisien Jean-Baptiste Cusson

mercredi 25 juin 2014, par Anne Auburtin

 Ce texte est un extrait d'un article d'Albert RONSIN, Conservateur de la Bibliothèque de Saint-Dié , du même titre. L'article intégral est disponible sur YouScribe

   

Lorsque Jean-Baptiste Cusson arrive à Nancy, dans les derniers mois de l’année 1711 pour y monter une imprimerie, il y a plus de dix ans que le duc Léopold a recouvré ses États et que d’importantes mesures législatives et fiscales ont été prises pour redonner vie au commerce et à l’industrie en Lorraine et en Barrois.

Exemptés de chef-d’oeuvre et de taxes, maints ouvriers se sont établis et ont accédé à la maîtrise. Chaque ville importante voit s’installer dans ses murs un ou plusieurs imprimeurs, attirés tantôt par la clientèle administrative et judiciaire, tantôt par l’activité commerciale ou par la présence de la cour ducale, mais peu de ces nouveaux chefs d’atelier, au demeurant excellents exécutants, ne peuvent, faute de capitaux, tenter de produire les grands ouvrages de littérature ou d’histoire qui font alors la gloire de certaines villes. Le beau livre est au XVIIIe siècle un des principaux ambassadeurs de la culture nationale et le renom d’un pays tient pour une part importante à l’excellence de sa production typographique.

Dans l’entourage du duc, certains grands dignitaires regrettent de ne pouvoir disposer d’une entreprise suffisamment importante pour imprimer de grands ouvrages. Le duc lui-même, soucieux d’affirmer dans tous les domaines l’indépendance de ses États, est prêt à favoriser la création d’un tel établissement. Depuis quelques années Louis-Charles Hugo – futur abbé d’Étival – a été nommé historiographe et il travaille à rassembler les documents qui serviront à écrire une magistrale histoire de la glorieuse maison de Lorraine. Il est donc temps de songer à la réalisation matérielle de cette opération de prestige.

A Paris, la concurrence entre les grands imprimeurs est sévère. Les Lorrains qui y séjournent pour leurs travaux et qui fréquentent les milieux de l’édition connaissent les difficultés auxquelles se heurtent libraires et typographes. Ils savent aussi combien seraient facilités leurs travaux s’ils avaient dans leur pays l’un de ces grands chefs d’industrie qui sont les maîtres de toute la production littéraire française. Ce sont ces intellectuels lorrains qui aideront Cusson à quitter Paris, et qui faciliteront son installation à Nancy. Au nombre des artisans de cette émigration il faut compter dom Mathieu Petitdidier, alors abbé de Saint-Léopold de Nancy, et dom Augustin Calmet, alors en résidence au couvent des Blancs-Manteaux à Paris. Le 3 juin 1711, ce dernier écrit en effet à dom Petitdidier : « M. Cusson imprimeur qui travaille à s’établir à Nancy, a eu l’honneur apparemment de voir votre Révérence ; c’est le plus habile imprimeur de Paris, et je sais que les libraires se seraient cotisés pour l’arrêter ici si l’on eût connu son dessein de se retirer. Mais il l’a fait si
secrettement qu’on n’a pu l’arrêter. Je supplie votre Révérence de l’avoir pour recommandé et de le favorisé en ce qu’elle pourra ; c’est non seulement un très habile imprimeur mais un très honnête homme et digne d’une meilleure fortune »

Jean-Baptiste Cusson, né à Paris le 27 décembre 1663, est fils et petit-fils d’imprimeurs-libraires. Reçu lui-même libraire le 19 septembre 1686, puis imprimeur le 8 juin 1694, il a d’abord travaillé chez son père, avocat et maître imprimeur, ancien adjoint de la communauté, puis il s’est établi en 1695.

Dès 1701, il a un apprenti et cinq compagnons. Quatre presses garnies de tous leurs ustensiles, sur les cinq qu’il possède, fonctionnent tous les jours, et il a quinze fontes de caractères presque neuves. Six ouvrages importants sont en chantier la même année

Mais dix ans plus tard, les commandes se font plus rares, il connaît des difficultés financières sérieuses. Il faut d’ailleurs qu’il soit inquiet sur l’avenir de son entreprise pour consentir à quitter la capitale française pour celle de la Lorraine à 47 ans.

Avant la fin de l’année 1711, il emménage à Nancy, 71, rue Saint-Dizier, et il suspend au-dessus de sa boutique son enseigne « Au Nom de Jésus ». Il reçoit la nationalité lorraine. Son brevet d’imprimeur et libraire ordinaire de Son Altesse Royale le duc de Lorraine est enregistré le 3 mars 1712.

 De telles entreprises exigent des capitaux importants. Le duc de Lorraine, le premier, lui apporte l’aide financière dont il a besoin. Par mandement daté de Lunéville le 20 novembre 1712 « il est ordonné à Charles Margueron, commis à la recette générale [des] finances, de payer à Jean-Baptiste Cusson, imprimeur à Nancy, la somme de onze cents livres, acompte des ouvrages d’imprimerie qu’il s’est obligé de faire pour notre service »

Dès son arrivée, Cusson importe à Nancy son style : il n’est pas un imprimeur qui travaille à façon doublé d’un libraire débitant nouveautés religieuses, encre, plumes et papier. Il se révèle d’emblée comme un chef d’entreprise amateur de belles-lettres. C’est la manière de Paris qu’il impose en même temps que sa marque. En ce domaine, il est le véritable promoteur du grand commerce lorrain du livre.

Dès la première année, Jean-Baptiste Cusson se comporte en grand éditeur et il publie des ouvrages importants : le Roman bourgeois de Furetière (VI-327 p. avec gravures) ; la Lorraine ancienne et moderne de Jean Mussey, curé de Longwy (XVIII-398 p.), livre qui a l’honneur de déplaire à la Cour de France et que le Parlement de Paris condamne au bûcher par arrêt du 17 septembre 1712 ; Réflexions morales sur la modestie et la bienséance religieuse (167 p.) ; L’Imitation de Jésus-Christ, traduction nouvelle (545 p.) qu’il rééditera d’ailleurs presque chaque année.

A peu de temps de là, il réussit à emprunter mille cinq cents livres aux religieuses du Refuge de Nancy. Le 24 janvier 1713, recevant cette somme, il s’engage, conjointement avec sa femme Marie-Jeanne Journelle, à verser chaque année une rente de 75 livres entre les mains du notaire des soeurs du Refuge. Ce n’est qu’en 1742, dix ans après la mort de Jean-Baptiste, que sa veuve remboursera le capital de mille cinq cents livres. Bien que le contrat ait
prévu l’éventualité d’un remboursement du prêt à tout moment, en deux fois, l’imprimeur ne l’a jamais envisagé de son vivant, toujours soucieux d’investir ses capitaux disponibles dans de nouvelles affaires d’édition. 

histoire_de_Lorraine_DOM_Calmet.jpgChacun connaît les difficultés qui naquirent lors du tirage de la première édition de la célèbre Histoire de Lorraine sur laquelle dom Calmet travaillait depuis plusieurs années et que le duc Léopold avait enfin souhaité voir paraître. Dès 1723, Cusson diffuse le prospectus de l’ouvrage6 et lance les souscriptions pour 1500 exemplaires de deux volumes in-folio de 1000 pages chacun, à livrer à partir du 1er octobre 1725. L’entreprise est reçue avec faveur par les Lorrains et l’imprimeur, en possession du manuscrit complet, met l’ouvrage sous presse. Mais « Un malheureux garçon imprimeur à mesure que les feuilles étaient imprimées les envoyait à Paris, et comme on était sur le point de mettre cette histoire en vente, on fut bien surpris de recevoir des lettres des ministres de France qui se plaignaient que cet ouvrage était rempli d’articles qui n’étaient pas à la gloire de leur nation, surtout pour ce qui était du temps de la Ligue. On fut obligé pour ainsi dire de refondre cette histoire et d’en ôter de l’essentiel pour y ajouter quantité de cartons de peu de conséquences ».

 Lors de sa mise en souscription l’ouvrage était offert à 34 livres les deux volumes de 1000 p. chacun, payable moitié de suite, moitié à la livraison, le prix devant être porté à 50 livres au 1er novembre 1725. C’était donc une recette de plus de 60 000 livres sur laquelle Cusson était en droit de compter. La souscription ayant été couverte à 50 % dès 1725, la rentrée réelle fut de 13000 livres en 1724-1725, le reste n’étant recouvré qu’à partir de 1729, soit pendant cinq ans un découvert de 45 000 livres.

Enfin, en 1728, le tirage est achevé et Cusson sollicite un privilège du duc pour protéger son entreprise contre d’éventuelles contrefaçons. Trois censeurs sont désignés par le duc Léopold pour examiner l’ouvrage ; c’est à l’un d’eux, Nicolas-Joseph Lefebvre, procureur général de la Chambre des comptes, que revient le soin de rapporter sur le travail de dom Calmet. Il fallut, cette fois encore, effectuer un grand nombre de corrections : 180 pages furent réimprimées avant la distribution au public. Ce n’est donc qu’en 1729, cinq années après la mise en chantier, que Cusson put distribuer les volumes souscrits et mettre en vente le reste de l’édition, récupérant enfin les fonds importants qu’il avait investis dans ce monumental ouvrage. Ouvrage_J_Cusson.jpg

Ce retard, l’imprimeur l’a supporté seul, sans l’aide du duc de Lorraine, peu désireux d’être accusé par la Cour de France d’avoir aidé à la publication d’un ouvrage qui mécontente les ministres de Versailles. Il a même refusé l’aide d’un bailleur de fonds de Leipzig, David Auerbach, avec qui dom Calmet avait échangé une correspondance dans ce but. Pour les cinquante livres sortis des ateliers de Cusson qui assurent sa renommée et sa publicité, combien de plaquettes de circonstance, oraisons funèbres, relations de fêtes, discours, statuts d’associations pieuses, combien de factums et mémoires imprimés à la hâte à la veille d’une audience de justice ? Ce sont ces travaux quotidiens pourtant qui alimentent journellement les presses de l’imprimeur, avec l’édition – combien lucrative – des ouvrages de littérature pieuse.

Le 14 août 1732 il meurt, âgé de 69 ans. Sa femme et son fils Abel-Denys assistent à son inhumation dans l’église des Minimes à Nancy. C’est à eux désormais que revient la charge de diriger la grande entreprise.


les successeurs de Jean-Baptiste Cusson

vendredi 27 juin 2014, par Anne Auburtin

Ce texte est un extrait d'un article d'Albert RONSIN, Conservateur de la Bibliothèque de Saint-Dié , du même titre. L'article intégral est disponible sur YouScribe. Voir aussi l'article précédent : "un grand imprimeur lorrain : le parisien Jean-Baptiste Cusson"

Jusqu’en 1734 cependant le nom de Jean-Baptiste Cusson, disparu, précédant celui de son fils, figure encore au bas de la page de titre de plusieurs volumes mis en chantier de son vivant, par exemple La Vie du T. R. P. Charles de Lorraine, S. J. par le R. P. de Laubrussel paru en 1733, les Sacri et canonici ordinis praemonstratensis annales... en 1734.

De 1733 à 1741 c’est tantôt sous la seule indication de « Veuve de Jean-Baptiste Cusson », tantôt sous celle de la mère et du fils que se publient les livres. De grands ouvrages sortent de leurs presses, parmi lesquels il faut remarquer des oeuvres de dom Calmet comme l’Abrégé de l’histoire de Lorraine parouvrage_veuve_Cusson.jpg dom Calmet en 1734, l’Histoire généalogique de la Maison du Châtelet en 1741 ; mais aussi le Recueil des édits, ordonnances du règne de Léopold 1er, t. I à IV (1733-1734), la Theologia dogmatica et moralis de Louis Habert en huit volumes en 1736 ; L’Imitation de Jésus-Christ mise en vers par Pierre Corneille en 1745 ; l’Histoire de l’Isle de Corse par Goury de Champgran en 1749 ; Le Cannaméliste français par le sieur Gilliers en 1751.

Pourtant la maison Cusson ralentit son activité. De 1711 à 1732, 80 volumes de plus de 50 pages et 302 brochures portent le nom de Jean-Baptiste Cusson. De 1733 à 1754, pendant un laps de temps aussi long, nous n’avons pu retrouver que 37 volumes de plus de 50 pages et seulement 6 brochures. Si ces chiffres ne représentent pas la production complète de l’entreprise, ils permettent cependant de mesurer la diminution sensible des travaux. Faut-il voir dans la modification de la situation politique des duchés, passant sous l’autorité déguisée de la France, une certaine réserve du public et du pouvoir vis-à-vis d’une maison créée par un Français qui avait préféré la Lorraine à sa première patrie ? Il semble plutôt que ce soit sur le
terrain commercial seulement qu’il faille chercher l’explication. A partir de 1730, les imprimeurs Pierre Antoine, les frères Baltazard, les Charlot, plus tard J.-B. Leclerc, A. Leseure, H. Thomas, ont créé des entreprises puissantes qui peuvent rivaliser avec celle fondée par Jean-Baptiste Cusson. Les uns et les autres se sont fait réserver l’exclusivité des impressions qui du collège, qui de la Cour souveraine ou de la Chambre des comptes, qui de l’Hôtel de Ville ou de l’Intendance. Abel-Denys Cusson reste l’imprimeur distingué se consacrant à de beaux livres, négligeant les travaux de ville alimentaires. Il jouit cependant d’un grand prestige auprès de ses confrères qui en font le doyen de leur communauté. Comme ses collègues parisiens, il est imbu de son titre d’imprimeur-ordinaire qui en fait un officier du prince ; alors que beaucoup de jeunes typographes épousent des filles de libraires, Abel-Denys Cusson, né à Nancy, se marie à Lunéville, le 8 février 1735, avec Jeanne Élie Germain, fille du sieur Alexandre Germain, tapissier et garde meuble de S. A. R. ; Jean-François Coster, premier juge-consul de Lorraine, est son témoin.

Jeanne Journelle, veuve de Jean-Baptiste Cusson, meurt en 1741. Treize ans plus tard, Abel-Denys à son tour disparaît. Le fonds d’imprimerie et de librairie créé plus de quarante années auparavant est livré au feu des enchères. L’atelier est si fourni en presses, en outils, fontes de caractères, bandeaux, culs-de-lampe, que les trois principaux acquéreurs pourront ouvrir chacun une nouvelle officine : du fonds des Cusson naissent l’imprimerie de Vautrin à Épinal, celle de Lechesne à Nancy (qui passera ensuite à Lamort), celle enfin de Jean-Jacques Haener.

Ce dernier est le véritable successeur des Cusson. Après un Français ce sera un Allemand qui prendra la tête de la célèbre entreprise en 1754. Jean-Jacques Haener, né à Umstadt en 1710, protestant converti au catholicisme, était depuis vingt ans compagnon imprimeur à Nancy. En se portant acquéreur de la maison des Cusson et d’une partie de leur matériel, il accède à la maîtrise. Le brevet d’imprimeur-ordinaire du roi de Pologne qui lui est délivré le 25 avril 1757 confirme cette promotion sociale. Il saura, et ses descendants après lui, maintenir la création de Jean-Baptiste Cusson à un rang digne de son fondateur jusqu’au milieu du XIXe siècle.