généalogie et histoires lorraines

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42° RIT : Citations

samedi 11 janvier 2014, par Anne Auburtin

Source : Historique du 42è me R.I.T. (Anonyme, Librairie Chapelot, Paris, s.d.) 

A l'’Ordre de l’'Armée

  • REMY (Louis), caporal.
  • PERIGAUD (Pierre), 2ème classe.
  • WEIL (Charles), 2ème classe.

A l’'Ordre du Corps d’Armée

  • IMART (Jean), 2ème classe.

A l’'Ordre de la Division

  • BOILEAU (Albert), lieutenant.
  • BRUANT (Jules), lieutenant.
  • CUSUY (Charles), capitaine.
  • HALDAT DU LYS, capitaine.
  • ESMERALD (Léon-Edmond), sergent.
  • DUSSAUSSY (Henri), caporal.
  • GENAY (Emile), 2ème classe.
  • GAUDON (Emile), 2ème classe.
  • HAOUY (Claude), 2ème classe.
  • LOUE (Gabriel), 2ème classe.
  • MARCHAND (Ernest), 2ème classe.
  • MOGUET (Gaston), 2ème classe.
  • MASSELOT (Eugène), 2ème classe.
  • TOUSSAINT (Charles), 2ème classe.
  • VAZEL (Georges), 2ème classe.
  • URSET (Emile), 2ème classe.
  • UDOT (Jules), caporal.

A l'’Ordre de la Brigade

  • VINCENT (Pierre), sergent.
  • BLAUDIN (Louis), 2ème classe.
  • GODARD (Emile), 2ème classe.
  • LALLEMAND (Marie), 2ème classe.
  • MANET (Augustin), sergent
  • .OLIVIER (Emile), 2ème classe.
  • PAGEL (Auguste), 2ème classe.
  • SAUNIER (Victor), 2ème classe.

A l’'Ordre du Régiment

  • ARNAUD (René), sous-lieutenant.
  • AUBRY (Joseph), lieutenant.
  • BRUANT (Jules), lieutenant.
  • BOULET (Eugène), lieutenant.
  • BOILEAU (Albert), lieutenant.
  • BOUFFIN (Lucien), sous-lieutenant.
  • BOUGEL (Paul), capitaine.
  • CLAUDON (Paul), capitaine.
  • CUNY (Charles), capitaine
  • CAMUS (Paul-Jules), sous-lieutenant.
  • CLEMENT (Fernand), lieutenant.
  • CLERAC (Edmond), sous-lieutenant.
  • CHAUDY (Emile), chef de bataillon.
  • COUTURE (Jules), lieutenant.
  • CANALE (Antoine), sous-lieutenant.
  • CLAIR (Charles), médecin aide-major.
  • DUCLERT (Emile), chef de bataillon.
  • DE HALDAT DU LYS (Joseph), capitaine.
  • DELHEIM DE NOVITAL (J.), capitaine.
  • DUCHATEAU (Fernand), médecin aide-major.
  • ANCILLON (Camille), 2ème classe.
  • ANNOEPEL (Félicien), sergent-major.
  • AUBRY (René), 2ème classe.
  • ALBERTUS (Louis-Marie), 2ème classe.
  • AUBRY (René), caporal.
  • ADAM (Jules-Emile), 2ème classe.
  • ADAM (Léon), 2ème classe.
  • ARNAULT (Anselme), sergent.
  • AUBRIOT (Raymond), sergent.
  • ACKERMANN (Victor), 1ère classe.
  • AVELINE (Ernest), sergent.
  • ANTOINE (Aimé), 2ème classe.
  • ACHIN (Nicolas), 2ème classe.
  • ARNAULT (Arthur), 2ème classe.
  • ASSELBERGHS (Charles), 2ème classe.
  • ASTRUE (Pierre), 2ème classe.
  • AUFAURE (Alphonse), 2 ème classe.
  • AYNARD (Simonet), brancardier.
  • AUCKLIN (Marie-Jean), caporal.
  • ARCHEN (Pierre), 2ème classe.
  • ANTOINE (Charles), 2ème classe
  • .BAILLOT (Auguste), sergent.
  • BUSSIERE (François), 2ème classe.
  • BAUER (Marie-Joseph), caporal.
  • BOEHM (Alvès).
  • BRUNEL (Célestin), 2ème classe.
  • BASTIEN (Victor), 2ème classe.
  • BENOIT (François), 2ème classe.
  • BARRAULT (Jean-Louis), 2ème classe.
  • BAUDOUIN (Paul), 2ème classe.
  • BAJOLET (Joseph-Auguste), 2ème classe.
  • BOUSSERON (Nicolas-Pr.), 2ème classe.
  • BRISSON (Anselme), 2ème classe.
  • BENRICH (Joseph), 2ème classe.
  • BARBIERI (Henri), caporal.
  • BLAISON (Paul), caporal.
  • BOUGARD (Maxime), adjudant.
  • BILLET (Joseph), 2ème classe.
  • BEAUDEAU (Ar mand), 2ème classe.
  • BEAUREGARD (André), 2ème classe
  • .BEAUCART (Léopold), caporal.
  • BRAGART (Eugène), caporal.
  • BESNARD (Pierre), caporal.
  • BEIGNE (Henri), 2ème classe.
  • BAROLLIER (Charles), 2ème classe.
  • BRUANT (Alphonse), 2ème classe.
  • BARTIAUX (Léon), 2ème classe.
  • BERTAUT (Albert), 2ème classe.
  • BEUVIT (Joseph), 2ème classe.
  • BOUVHOTE (Arsène), sergent.
  • BESNER, sergent.
  • BUCHER (Henri), 1ère classe.
  • BLOT (Louis-Joesph), 2ème classe.
  • BEZAGUE (Octave), 2ème classe.
  • BRUCH (Paul), 2ème classe.
  • BRISON (Léon), 1ère classe.
  • BOUTEMAIN, 2ème classe.
  • BOUILEAU, caporal.
  • BERSOUT (Alexandre), 2ème classe.
  • BENRICH (Joseph), 2ème classe.
  • BABON (André), 2ème classe.
  • BELIN (Léon), 2ème classe.
  • BARBA (Léon-Joseph), adjudant.
  • BRETON (Paul-Victor), sergent fourrier.
  • BERBIN (Hubert), 2ème classe.
  • BERINGER (Louis), adjudant.
  • BORN (Joseph), 2ème classe.
  • BERTRAUD (Léon), 2ème classe
  • .BARDY (Louis), 2ème classe.
  • BLANDIN (Louis), 1ère classe.
  • BERCEAUX (Léon), 2ème classe
  • .BUGHON (Jean), 2ème classe.
  • BRIARD (Victor), 2ème classe.
  • BOEBIN (Hubert), 2ème classe.
  • BOLLOT (Maximilien), sergent.
  • BERTRAND (Paul), sergent.
  • BLOUET (Emile), brancardier.
  • BLANC (Alfred), 2ème classe.
  • CLAUDEL (Joseph), 2ème classe.
  • CHARDIN (Auguste), caporal.
  • CHEBIER (Alexandre), caporal.
  • COURARD (Emile), 2ème classe.
  • CHARDIN (Pierre), 2ème classe.
  • CARRE (Emile), 2ème classe.
  • CHARBONNIER (François), 2ème classe.
  • COSSET (Louis), sergent.
  • CAUTELOUTE (Richard), 2ème classe.
  • CHABERT (Joseph), 1ère classe.
  • CHARROIS (Auguste), caporal fourrier.
  • COLNAT (Louis), 2ème classe.
  • CHAMON (Louis), 2ème classe.
  • CARTON (Marcel), 2ème classe.
  • CHAREGUY (Julien), 2ème classe.
  • CHARDIN (Ferdinand), sergent.
  • CLAUDE (Marie), sergent fourrier.
  • COLIN (Louis), sergent.
  • COLOTTE (Jean), 2ème classe
  • .CHANOT (Camille), caporal.
  • BOTTELIN (Eugène), 2ème classe.
  • BERLIAT (Antoine), 2ème classe
  • .BRUANT (Victorien), 2ème classe.
  • BLACHERE (Emile), 2ème classe.
  • BLOUCHY (Nicolas), 2ème classe.
  • BROCARD (Charles), 2ème classe.
  • BARRET (Victor), caporal.
  • BARTHELEMY (Edouard), 2ème classe.
  • BASTIEN (Camille), 2ème classe.
  • BETTENDAL (Charles), caporal.
  • BRADAL (Firmin), sergent.
  • BOESSELLE (Louis), 2ème classe.
  • BUHIGUE (Albert), sergent.
  • BELLAMY (Joseph), sergent.
  • COLIET (Auguste), caporal.
  • COLAS (Alexandre), 2ème classe.
  • CHARLER (Emile), caporal.
  • CHATELAIN (Edouard), 2ème classe.
  • CHUPIN, 2ème classe.
  • COULON (Alphonse), adjudant.
  • CHARLEVI LLE (René), 2ème classe.
  • CHOMAT (Henri), 2ème classe.
  • CHARLES (Jean), 2ème classe.
  • CHASSON (Charles), sergent.
  • CAPS (Christophe), 2ème classe.
  • COTTENERT (Edmond), caporal.
  • COLLIN (Paul), caporal.
  • CHAMOYOU (Julien), sergent.
  • CHAGRIN (Edouard), 2ème classe.
  • CLEMENT (André), caporal.
  • CAPITAINE (Jean-Baptiste), 2ème classe.
  • CHANE (Charles), 2ème classe.
  • COSTIN (Jules), 2ème classe.
  • CONSTANT (Jean), 2ème classe.
  • CHENE (Jean), 2ème classe.
  • COMBAUT (Marie), 2ème classe.
  • COLONNA-LECA (Joseph), sergent.
  • DORIA (Louis), 2ème classe.
  • DELHUMEAU (Auguste), 2ème classe.
  • DACKE (François), sergent.
  • DAVUZE (Auguste), sergent.
  • DUDIT (Pierre), 2ème classe.
  • DELAVOIS (Adrien), sergent.
  • DROUOT (Alphonse), 2ème classe.
  • DUGOUX (Charles), caporal fourrier.
  • DEBET (Jean), sergent.
  • DUSSARD (Fernand), caporal.
  • DELCAMBRE (Jérôme), sergent.
  • DEVAUX (Félix), 2ème classe.
  • DEMANGE (Ernest), 2ème classe.
  • DENISARE (Albert), sergent.
  • DURAND (Jacques), sergent fourrier.
  • DELAPELLE (César), 2ème classe.
  • DEGUSSEAU (César), 2ème classe.
  • DEGUSSEAU (François), caporal.
  • DE BODENSTOFF (Emile), 2ème classe.
  • DEHAUT (Camille), caporal.
  • DUPUY (Charles), 2ème classe.
  • DIRAND (Léon), 1ère classe.
  • DUGARD (Clodimir), brancardier.
  • DUCAROUGE (Alexis), 2 ème classe.
  • EBERLI (Eugène), 2ème classe.
  • EYCKENNE (Jean), 2ème classe.
  • ESCAFERO (Jules), 2ème classe.
  • FAILLON (Joseph), 1ère classe.
  • FERVEUR (Joseph), 2ème classe.
  • FLEURY (Joseph), 2ème classe.
  • FLORENTIN (Auguste), 2ème classe.
  • FOURTIN (Joseph), 2ème classe.
  • CLEMENT (Charles), 2ème classe.
  • DELTRY (Ed mond), 2ème classe.
  • DESBONNETS (Louis), 2ème classe.
  • DAREY (Louis), 2ème classe.
  • DUPAIN (Marie), adjudant.
  • DOMBRAULT (Charles), 2ème classe.
  • DEBAY (Jean-Paul), sergent.
  • DACQUET (Julien), 2ème classe.
  • DELAUNET (Charles), sergent fourrier.
  • DEMANGEOT (Louis), 2ème classe.
  • DELACOUR (Alphonse), 2ème classe.
  • DELAUNAY (Charles), sergent.
  • DESTHORET (Charles), 2ème classe.
  • DEMANGEOT (Jules), 2ème classe.
  • DIDIER (Anatole), 2ème classe
  • .DARNET (Louis), 2ème classe.
  • DEFFIENNES (Edmond), 2ème classe.
  • DOEHTERMANN (Arthur), 2 ème classe.
  • DINOT (Joseph), caporal.
  • DELAVAL (Charles), 2ème classe.
  • DOMMERGUE (Alfred), 2ème classe.
  • DESCHAMPS (Eugène), 1ère classe.
  • DOGNON (Henry), 2ème classe.
  • DELMAS (Armand), caporal.
  • ETIENNE (Emile), adjudant.
  • EYRAUD (Jean), 2ème classe.
  • EUGLEINGES (Pierre), 2ème classe.
  • FRINGAUT (Jean), 2ème classe.
  • FRIEDEL (Eugène), 2ème classe.
  • FERRY (Charles), 2ème classe.
  • FISCHER (Jules), 2ème classe.
  • FABRE (Marius), 2ème classe.
  • FREY (Jérôme), adjudant.
  • FIACRE (Nicolas), clairon.
  • FRADIN (Gabriel), 2ème classe.
  • FOMBARON (Louis), caporal.
  • FICHOT (Emile), 2ème classe.
  • FRANCOIS (Auguste), 2ème classe.
  • FROLIGER (Léon), caporal.
  • FUHREL (Albert), 2ème classe.
  • FLEPO (Adémard), brancardier.
  • FIRQUET (Joseph), caporal.
  • FRICKER (François), 2ème classe.
  • GRIMAL (Albert), 1ère classe.
  • GEBHARET (Jean), caporal.
  • GOUJOT (Joseph), 2ème classe.
  • GROSJEAN (Nicolas), 2ème classe.
  • GUTFRENNE (Eugène), 2ème classe.
  • GOBILLOT (Henri), sergent.
  • GRANDENRY (Charles), 2ème classe.
  • GOURDEAU (Armand), 2ème classe.
  • GEORGES (Ferdinand), 2ème classe.
  • GRIMONT (Alfred), 2ème classe.
  • GERBER (Joseph), caporal.
  • GENIEVRE (Félix), caporal.
  • GLEZ (Joseph), 2ème classe.
  • GERARD (Auguste), caporal.
  • GOUVARD (Emile), 2ème classe.
  • GALLET (Victor), sergent.
  • GENISSEL (Jules), 2ème classe.
  • GADET (Gaston), 2ème classe.
  • GUISE (Auguste), 2ème classe.
  • GAUVIN (François), 2ème classe.
  • GASTAUD (Pierre), 2ème classe.
  • GROETT (Joseph), 2ème classe.
  • HENRY (Albert), 2ème classe.
  • HELLIOT (Eugène), caporal.
  • HAVALE (Henri), caporal.
  • FLORENCE (Charles), 2ème classe.
  • FOUSSE (Charles), 2ème classe.
  • FRIZY, 2ème classe.
  • FISCHER (Georges), 2ème classe.
  • FAVET (Jean), caporal.
  • FROCHARD (François), caporal.
  • FRANCOIS (Charles), 2ème classe.
  • GODARD (Raymond), 2ème classe.
  • GUERRE (Charles), sergent.
  • GODEFROY (Camille), caporal.
  • GAGUAIRE (Auguste), sergent.
  • GASSET (Léon), 2ème classe.
  • GABRIEL (Jules), sergent.
  • GILLES (René), sergent.
  • GOBER (Aimé), caporal.
  • GUILLAUME (Armand), 2ème classe.
  • GUEPRASSE (Simphonien), 1ère classe.
  • GOURRIER (Marie), 2ème classe.
  • GOMBAUT (Marie-Victor), 2ème classe.
  • GILLET (Edouard), adjudant.
  • GEORGER (Jules), 2ème classe.
  • GILLET (Edouard), adjudant.
  • GEORGES (Armand), 2 ème classe.
  • GODARD (Emile), 2ème classe.
  • GAVEREVIERI (Emo), caporal.
  • GAUTHIER (Henri), sergent.
  • GROSS (Léon), 2ème classe.
  • GOETZ (Jean), 2ème classe.
  • GOUVERNEUR (Jules), 2ème classe.
  • GUICHARD (Joseph), 2ème classe.
  • HUMBERT (Hippolyte), caporal fourrier.
  • HURIET (François), sergent.
  • HAGUINOT (Joseph), caporal.
  • HECKER (Jean), 2ème classe.
  • HELEIO (Antoine), sergent.
  • HERBERT (François), caporal.
  • HAUDEAUT (Charles), adjudant.
  • HOFF (André), 2ème classe.
  • HUSSET (Charles), 2ème classe.
  • HASSE (Léopold), caporal.
  • HOTTIER (Lucien), sergent.
  • HAVETTE (François), caporal.
  • HASSELMANN (Auguste), 2ème classe.
  • HOUILLON (Charles), caporal.
  • HABERT (Joseph), 2ème classe.
  • IMHOFF (Charles), 2ème classe.
  • JEDECKER (Emile), 2ème classe.
  • JOUFHEAU (Pierre), 2ème classe.
  • JACQUOT (Justin), 2ème classe.
  • JEANJEAN (Charles), caporal.
  • JARDIN (Nicolas), 2ème classe.
  • JACQUOT (Pierre), 2ème classe.
  • JEAN (Henri), 2ème classe.
  • JACQUEMIN (Jacques), sergent.
  • JARLOT (Louis), sergent-major.
  • KREMER (Jules), 2ème classe.
  • LAVAL (Edmond), caporal.
  • LAVEUVE (Henri), adjudant.
  • LEMIER (Eugène), caporal fourrier.
  • LAURAIN (Joseph), sergent.
  • LARDIN (François), 2ème classe.
  • LHUILLIER (Charles), 1ère classe.
  • LAGRANGE (Victor), 2ème classe.
  • LEONARD (Louis), sergent-major.
  • LAURAIN (François), 2ème classe.
  • LAURENT (Léon), sergent-major.
  • LEFIMANN (Joannès), caporal.
  • LHUILLIER (Isidore), 2ème classe.
  • HUGIER (Charles), 2ème classe.
  • HENNA (Henri), 1ère classe.
  • HILAIRE, 2ème classe.
  • HAUDEVILLE (Charles), sergent.
  • HENOT (Adolphe), 2ème classe.
  • HAUZEU (François), caporal.
  • HOCQUART (Louis), 2ème classe.
  • HIENNE (Félix), 2ème classe.
  • HANUS (Henri), caporal.
  • HARTENSTEIN (Charles), 2ème classe.
  • HAMM (Guillaume), sergent-major.
  • HOPPE (François), 2ème classe.
  • JUNG (Jean), 2ème classe.
  • JEANDOT (Charles), sergent.
  • JOUANNY (Joseph), caporal.
  • JOUIVELLE, 2ème classe.
  • JABOEUF (Joseph), caporal.
  • JACQUIMET (Théophile), 2ème classe.
  • JOLY (Augustin), caporal.
  • JOSEPH (Alexandre), 2ème classe.
  • JULLIEN (Louis), 2ème classe.
  • KLEIN (Gracckur), caporal fourrier.
  • LHUILLIER (Léon), 2ème classe.
  • LAMART (Joseph), 2ème classe.
  • LATASTE (Jean), 2ème classe.
  • LEYRE (Emile), caporal.
  • LOEL (Achille), 2ème classe.
  • LAMOTHE (Janvier), 2ème classe.
  • LAMBERT (Léon), 2ème classe.
  • LAURENT (Claude), 2ème classe.
  • LAMASSE (Georges), caporal.
  • LAGRAVIEN (Ernest), 1ère classe.
  • LAUTUAS (André), 2ème classe.
  • LEFEVRE (Louis), sergent.
  • LOYOT (Charles), 2ème classe.
  • LALLEMENT (Georges), 2ème classe.
  • LAMBERT (Victor), 2ème classe.
  • LHUILLIER (Emile), 2ème classe.
  • LAVEUVE (Paul), caporal.
  • LECOMPTE (René), 2ème classe.
  • MICHEL (Albert), caporal.
  • MARCHAL (Henry), 2ème classe.
  • MAUGIN (Eugène), 2ème classe.
  • MACHETAY (Henri), caporal.
  • MAIRE (François), 2ème classe.
  • MOUROLIN (Jean), 2ème classe.
  • MOREAU (Paul), 2ème classe.
  • MERCIER (Georges), 2ème classe.
  • MARTIN (Marie), caporal.
  • MULLER (Alphonse), 2ème classe.
  • MATHIS (Albert), 2ème classe.
  • MOURIER (Ely), 2ème classe.
  • MESSAIN (Augustin), 2ème classe.
  • MOINE (Louis), 2ème classe.
  • MOUTET (Aymard), 2ème classe.
  • MEUNIER (Jean), 1ère classe.
  • MIDAUT (Félix), 2ème classe.
  • MATHOT (Louis), 2ème classe.
  • MILLET (Eugène), sergent.
  • MITANCHEZ, 2ème classe.
  • MESNIER (Marie), 2ème classe.
  • MARCHAL (Aimé), sergent.
  • MOUTON (Jean), 2ème classe.
  • MEURIOT (Louis), 2ème classe.
  • MANSUY (Henri), adjudant.
  • MALSAUT (Louis), sergent-major.
  • MAUGIN (Louis), sergent.
  • LAURENT (Martin), 2ème classe.
  • LAUREAU (Louis), 2ème classe.
  • LALLEMENT (Marie), 2ème classe.
  • LOUIS (Emile), 2ème classe.
  • LUCIEN (Jean), 2ème classe.
  • LAGOUX ( Simon), 2ème classe.
  • MOUCOUTEL (Charles), 2ème classe.
  • MADIETTE (Léon), 2ème classe.
  • MAIRE (Charles), 1ère classe.
  • MORLET (Pierre), 2ème classe.
  • MAUGIN (Charles), 2ème classe.
  • MEUSSEY (Léon), 2ème classe.
  • MADGOWSTTY (Bolestans), sergent.
  • MOUROT (Théophile), sergent fourrier.
  • MARCHAL (François), sergent
  • MARTIN (Camille), caporal.
  • MOLINS (Joseph), 2ème classe.
  • MONRPOS (Isidore), 2ème classe.
  • MARRENNES (Eugène), 2ème classe.
  • MADUSTE (Léon), 2ème classe.
  • MONASTIER (François), 2ème classe.
  • METZELARD (Arsène), 2ème classe.
  • MARTINOT (Emile), adjudant.
  • MICHEL (Paul), 2ème classe.
  • MANTES (Joseph), caporal.
  • MACQUERE (Alphonse), caporal.
  • MARQUES (Gaston), 2ème classe.
  • MANHET (Augustin), 2ème classe.
  • MONTMAYEUL (Emile), 2ème classe.
  • MILLERS (Marcel), 2ème classe.
  • MOURY (Eugène), sergent.
  • MARSAL (Joseph), sergent.
  • MORY (Lucien), sergent.
  • MICHEL (Alphonse), 2ème classe.
  • MOITREAU (Albert), adjudant.
  • MANDVILLERS (Georges), sergent major.
  • MULLER (Charles), caporal.
  • MURAZ (Julien), sapeur.
  • NOEL (Charles), caporal.
  • NOIRCLE (Georges), caporal.
  • NOEL (Paul), caporal.
  • ORY (Jules), 2ème classe.
  • OGE (Nicolas), caporal.
  • ORLHIAC (Joseph), 2ème classe.
  • PHILIPPOT (Alexandre), sergent.
  • PERRIN (Auguste), 2ème classe.
  • PATTENOT (Edgard), 2ème classe.
  • PARIRLEZ (Louis), 2ème classe.
  • PESLE (Auguste), sergent.
  • PFIFFELMANN (Jacques), caporal.
  • PETESCHE (Lucien), sergent.
  • PAGEL (Auguste), 2ème classe.
  • PIEBOURG (Ernest), 1ère classe.
  • PAGEL (Auguste), 1ère classe.
  • POHERT (Pierre), 2ème classe.
  • POIRSON (Emile), sergent.
  • PAYSANT (Jules), 2ème classe.
  • POITEL (Gaston), sergent.
  • POINCELET (François), 2ème classe.
  • PERRIN (Joseph), 2ème classe.
  • PIREYRE (Léon), sergent.
  • PIGUET (Joseph), 2ème classe.
  • PICARD (Félix), adjudant.
  • ROLLET (Louis), 2ème classe.
  • RIEMER (Frédéric), 2ème classe.
  • RAOULT (Louis), sergent.
  • RECKEL (Joseph), 2ème classe.
  • MASSE (Julien), 2ème classe.
  • MOUDON (Henri), caporal.
  • MASSEY (Jean), adjudant.
  • MARCHAL (Emile), caporal fourrier.
  • NOEL (Alfred), 2ème classe.
  • NOUTRE (Isidore), 2ème classe.
  • NOISETTE (Louis), 2ème classe.
  • NAU (Xavier), 2ème classe.
  • OLIVIER (Maximilien), 2ème classe.
  • OLLIVIER (Emile), 2ème classe.
  • ODILE (Victor), 2ème classe.
  • PIERSON (Philippe), 2ème classe.
  • PAYEN (Louis), 2ème classe.
  • PIERNOT (Fernand), 2ème classe.
  • PICARD (Edmond), 2ème classe.
  • PANSIOT (Pierre), 2ème classe.
  • PETIT (Alphonse), caporal.
  • PELTIER (Alphonse), 2ème classe.
  • PERIGAUD (Pierre), 2ème classe.
  • PETITDIDIER (Emile), caporal.
  • PICHON (Joseph), 2ème classe.
  • PEBAROT (Joseph), sergent.
  • PERAUD (Julien), 2ème classe.
  • PRESLE (Georges), caporal.
  • PETITJEAN (Pierre), 2ème classe.
  • PERRIN (Lucien), caporal.
  • POPELIN (Eugène), caporal.
  • PRINCE (Julien), caporal.
  • PEQUIGNOT (Joseph), 2ème classe.
  • PECATTE (Paul), 2ème classe.
  • PECHEUR (Edouard), caporal.
  • ROUSSELOT (Joseph), 2ème classe.
  • RAUCH (Edmond), 2ème classe.
  • ROTH (François), 2ème classe.
  • REDONNET (Marie), sergent.
  • ROUSSEL (Théodore), caporal.
  • RICHARD (Jules), 2ème classe.
  • ROYER (Aimé), 1ère classe.
  • ROUYER (Alphonse), 2ème classe.
  • ROYER (Emile), 2ème classe.
  • ROUSSEL (Léon), 2ème classe.
  • RIFFET (Henry), 2ème classe.
  • REYNAUD (Joseph), 2ème classe.
  • RHIN (Emile), 2ème classe.
  • RAILHET (Guillaume), 2ème classe.
  • RIVIERE (Abel), adjudant.
  • RUNDWASSER (Albert), tambour.
  • RENGGLO (Jules), 2ème classe.
  • RIBERE (Jules), brancardier.
  • REDONNET (Jules), 2 ème classe.
  • SCHNEIDER (Louis), 2ème classe.
  • SERURIER (Léon), 2ème classe.
  • SCHMITT (Jean), 2ème classe.
  • SIGAUD (Augustin), 2ème classe.
  • SAUNIER (Victor), 2ème classe.
  • SCHMITT (Charles), 2ème classe.
  • SEGAULT (Théophile), 2ème classe.
  • SOURLIER (François), sergent.
  • SCHARINGER (Lucien), 2ème classe.
  • SIMONEL (Hippolyte), 2ème classe.
  • SUARON (Auguste), sapeur.
  • SALMON (Henri), sergent.
  • THOMAS (Adrian), 2ème classe.
  • THEVELIN (Edouard), caporal.
  • TINCELIN (Joseph), 2ème classe.
  • TROMPAT (Jacques), 2ème classe.
  • THOMAS (Léon), adjudant.
  • TREMBLOT (Victor), 2ème classe.
  • REMY (Emile), brancardier.
  • REBY (Paul), 2ème classe.
  • RIBARD (Pierre), sergent.
  • RICHARD (Alfred), clairon.
  • RUNEL (Joseph), sergent.
  • RISSER (Marie), caporal.
  • RIVIERE (Emile), 2ème classe.
  • ROUYER (Louis), 2ème classe.
  • RENARD (François), 2ème classe.
  • ROBERT (Louis), caporal.
  • REMY (Martial), sergent.
  • RIPPERT (Auguste), 2ème classe.
  • ROY (Paul), sapeur.
  • RETORT (Jacques), 2ème classe.
  • RENARD (Lucien), sergent.
  • ROBERT (Jean), 2ème classe.
  • SCHAEFFER (Jules), 2ème classe.
  • SIMONAIRE (Constant), 2ème classe.
  • SHENHENS (Edmond), 2ème classe.
  • SPRIET (Louis), 2ème classe.
  • SCHULTZ (Nicolas), 2ème classe.
  • SAIMAUD (Louis), 2ème classe.
  • SARLOUETTE (Jules), 2ème classe.
  • SCHELL (Alphonse), 2ème classe.
  • SALEUR (Albert), 2ème classe.
  • SCHMITT (Victor), 2ème classe.
  • SPIRGEL (Louis), sergent fourrier.
  • SIMEON (Théodule), caporal.
  • TRUFFET (Achille), 1ère classe.
  • TALLIA (Hippolyte), sergent.
  • TABELIN (André), adjudant.
  • THIRION (Georges), sergent.
  • THIERY (Maxime), 2ème classe.
  • THOMAS ( Charles), caporal.
  • TRAVER (Jean), 2ème classe.
  • TETRY (Gabriel), sergent.
  • TASSIN (Julien), 2ème classe.
  • VINCENT (Pierre), sergent.
  • VANBELLINGHEN (François), 2ème classe.
  • VERIET (Amer), 2ème classe.
  • VIRIOT (Vital), 2ème classe.
  • VAUTRIN (Victor), adjudant.
  • VERGNIER (Auguste), 2ème classe.
  • VOEFFER (Jean-Baptiste), 2ème classe.
  • VERCHERE (Joseph), 2ème classe.
  • VINCENT (Laurent), caporal.
  • VETTER (Camille), 2ème classe.
  • VIRIOT (Victor), 2ème classe.
  • VILLEMIN (Marie), adjudant.
  • VINOT (Marcel), 2ème classe.
  • WEISS (Alfred), 2ème classe.
  • ZIEGLER (François), adjudant.
  • VANHOUTTE (Jules), 2ème classe.
  • VILLAUME (Nicolas), 2ème classe
  • .VERMEULEN (Pierre), 2ème classe.
  • VITALIS (Georges), 2ème classe.
  • VIRION (Eugène), 2ème classe.
  • VONNER (Henri), sergent fourrier.
  • VISCAT (Charles), 2ème classe.
  • VEYRAN (Maxime), 2ème classe.
  • THOMAS ( Alphonse), 2 ème classe.
  • THOMASSIN (Eugène), 2ème classe.
  • THIEBAUT (Adrein), sergent fourrier.
  • THOMASSIN (Modeste), sergent.
  • VIDAL (Denis), 2ème classe.
  • VANDAMME (Charles), 2ème classe.
  • VETREL (Jean), sergent.
  • VALENTIN (Alexandre), 2ème classe.
  • VAURIUS (Eugène), 1ère classe.
  • VIAL (Marius), 2ème classe.
  • VINCENT (Pierre), sergent.
  • VINCENT (Alfred), sergent.
  • VINCENT (Albert), 2ème classe.
  • WEISSENBACH (Hippolyte), 2ème classe.
  • WINCKLER (Jean), 2ème classe.
  • VOSGIEN (Auguste), 2ème classe.
  • VALENCE (Emile), 2ème classe.
  • VINCENT (Emile), adjudant.
  • VEILLARD (Félix), 2ème classe.
  • VANDAMM (Charles), 2ème classe.
  • VOILLEMIN (Eugène), 2ème classe.
  • WEYRICH (Charles), 2ème classe.
  • VIGNEUL (Charles), 2ème classe.
  • VIGNERON (Charles), 2ème classe.
  • WIBROTTE (François), caporal.

L'arriére-saison dans les Vosges avec le 2e Régiment d'Infanterie en 1918 (Extrait d'un carnet de route)

jeudi 8 mai 2014, par Anne Auburtin

 Article tiré de la revue Le pays Lorrain - Janvier 1938, rédigé par Alain Lefévre

Premier contact avec les Vosges 16 septembre 1918. — Le roulement accompagné de secousses du convoi qui nous emmène nous ne savons où, ne nous a pas empêchés de dormir. Au petit jour, dans l'imprécision qui précède l'aube, nous distinguons une plaine, dont les molles ondulations se terminent bientôt sur une large vallée industrielle aux habitations agglomérées. Des toits de tuile rouge en nombre, maintenant plus considérable, surgissent d'un vaste cirque boisé. Le train ralentit, puis s'arrête : nous sommes à Épinal, « ÉÉÉÉÉ.pinal-dans-les-Vosges ! » se hâtent de lancer nos gavroches.

Sur le quai, nos chefs se précipitent en quête d'ordres qui ne tardent pas à arriver, apportés par deux officiers d'État-Major. Sans doute n'a-t-on pas besoin de nous ici pour renforcer la garnison, car, soudain, chauffeur et mécanicien remettent la locomotive en marche.

Nous abordons une vaste courbe qui nous permet de mieux voir la ville, à gauche en contre-bas. A l'horizon, la colline verdoyante laisse entrevoir une plaie béante de couleur ocre : une carrière; à sa gauche, un bouquet de verdure avec une terrasse horizontale : le château, ruines de la forteresse érigée au moyen âge par les évêques de Metz, seigneurs de la ville, et détruite en 1670 par le maréchal de Créqui; au pied, on discerne une tour en poivrière aux tuiles brunes verdies de mousse : le clocher de l'église Saint-Maurice; enfin, sur les deux rives de la Moselle, s'étale la cité dont les rues paraissent étroites. A en juger par les bancs de rochers disposés en travers de son lit, la rivière qui bouillonne semble peu navigable ici. Établie à flanc de coteau, sur la rive gauche, la voie ferrée franchit de pittoresques vallons qui montent vers les massives sapinières toutes proches et, avant de descendre dans la vallée, elle lance vers l'ouest une tentacule se dirigeant dans la direction de Belfort.

Quelques kilomètres plus loin, après la gare d'Arches — où nous laissons à droite la dérivation vers Remiremont et Bussang — nous franchissons la Moselle pour suivre maintenant la Vologne, son affluent. La vallée se resserre. Les prairies ponctuées de fleurs aux couleurs variées escaladent les coteaux. Çà et là, disséminées, se dressent les habitations; piquées sur le vert vif des prés, avec leurs murs crépis à la chaux et leur toit de tuile rouge aux pentes inégales, elles font songer à une multitude de drapeaux italiens qui seraient juxtaposés par le vert. Au sommet, les collines sont coiffées d'immenses forêts de sapins sombres. Dans la fraîcheur d'un matin ensoleillé de septembre, tel nous apparaît ce paysage éminemment vosgien qui, pour nombre d'entre nous, est une véritable révélation. Avec leurs usines et leurs chutes d'eau, les villages défilent tour à tour : Jarménil, Docelles-Cheniménil, Deycimont, Lépanges, Laval. Nous brûlons aussi Bruyères, dont le pittoresque se devine au premier coup d'œil, et nous débarquons enfin à Laveline-devant-Bruyères, où se trouve la bifurcation vers Gérardmer, « la perle des Vosges ».

Pour nous remettre des fatigues du voyage et nous permettre de réparer le désordre de nos tenues débraillées à la française, un repos d'une heure nous est généreusement accordé et l'on en profite pour nous servir un « jus » réconfortant accompagné de cette eau-de-vie (infâme, mais appréciée faute de mieux) baptisée « gniaule » par le poilu. Les conversations vont leur train ; enfin, voilà le bon secteur calme où nous pourrons réparer les fatigues accumulées au cours des trois mois que nous venons de passer en Champagne ; cependant, dans l'incertitude où nous sommes sur notre destination définitive, les pessimistes et les alarmistes ne se privent pas de remarquer combien le Vieil-Armand, le Linge, le Ban-de-Sapt, ont pu être des coins meurtriers.

En s'ébranlant, la colonne laisse à droite la vallée de la Vologne, qui monte vers le Hohneck, où elle prend sa source, pour suivre son affluent le Neuné. Nous faisons maintenant plus intimement connaissance avec cette nature captivante que nous admirions aux premières heures de la matinée, et une étape de douze kilomètres par La Chapelle, Biffontaine et La Houssière nous conduit jusqu'à Corcieux. D'abord parqués dans un camp à l'écart du village, nous nous dirigeons après le repas vers les casernes qu'occupaient les Chasseurs à pied avant la guerre. Le sang de nos rouspéteurs habituels ne fait qu'un tour : « Quoi ! dans une caserne? on va revoir l'adjudant de quartier et, pour sortir, il faudra défiler devant la sentinelle? Est-ce pour cela qu'on nous -a offert un déplacement de trois cents kilomètres? » Mais ces craintes s'avèrent vite superflues, nous ne sommes pas des pioupious que l'on met en boîte, il nous faut la vie au grand air, et, dans l'après-midi, se précise le bruit que nous ne passerons même pas la nuit ici car, dans la soirée, des camions viendront nous prendre pour nous emmener vers la villégiature nouvelle que nous devrons à la sollicitude toujours en éveil du Commandement.

Un peu avant minuit, tous feux éteints, se présentent les camions attendus.

Heureusement, la visibilité nocturne n'est pas trop mauvaise et nos conducteurs — des nègres de l'armée américaine — risqueront moins de se fourvoyer. Point de direction : Saint-Dié que nous traversons à vive allure ; aucune lumière ne filtre des maisons et l'on se croirait — bien qu'il n'en soit rien — dans une cité déserte évacuée à la suite de bombardements dont, au passage, nous distinguons quelques traces.

I7 septembre. — Vers trois heures du matin, notre train de camions s'arrête dans un village, sur la rive droite d'une rivière d'où s'élève une légère brume, et l'on nous presse de gagner, pour nous reposer, les cantonnements qui nous ont été préparés chez l'habitant.

La fraîcheur et les cris de la basse-cour en émoi nous ont tirés du sommeil. Dehors règne un brouillard auquel nous ne nous attendions pas, mais qui se dissipe vers dix heures et nous laisse voir, sous un ciel radieux, un bassin de prairies émaillées de fleurs qui s'étend entre le pied d'une colline boisée et une route plantée d'arbres. Le Parisien R. ne peut retenir une exclamation : « Ah ! par exemple. voilà qui est un peu fort !

Jamais de ma vie je n'ai mis les pieds ici et cependant ce paysage ne m'est pas inconnu.

Où diable l'ai-je donc vu? » La question reste sans réponse, mais R. rassemble ses souvenirs et s'écrie tout à coup : « J'y suis ! Ils ont copié ce coin pour le fond de décor.

d'un tableau de « L/Ami Fritz » au Français et il faut avouer qu'ils ont bien réussi ! »

Nous faisons rapidement connaissance avec ce hameau de Saint-Blaise — à trois kilomètres de Raon-l'Étape où quelques heureux comptent bientôt embarquer pour aller en permission — le long de la route nationale de Nancy à Sélestat par Saint-Dié, au débouché de la vallée des Ravines qui rejoint le Rabodeau, affluent de droite de la Meurthe. Sensiblement, vers le sud-ouest, un chemin se détache de la grand'route, descend à travers une vaste prairie pour gagner un pont de bois jeté sur la Meurthe près d'un barrage, et aboutit au pied des escarpements de la Côte de Répy qui nous fait l'effet d'un immense pâté dans lequel des enfants de géants se seraient amusés à planter en rangs serrés une multitude de sapins. L'effet est saisissant et nous retournons le contempler à diverses reprises : dans la luminosité de l'éclairage matinal, dans la pénombre de la fin de l'après-midi alors que le soleil nous le présente à contrejour et, enfin, sous la douce caresse des rayons lunaires d'une nuit argentée et cendrée.

Jadis, les Romains avaient installé un observatoire au sommet de ce piton, à la Pierre d'Appel, et leurs légions, peut-être, ont, comme nous, admiré ce paysage. Quid novi sub cœlum ?

Ces brèves promenades sont, d'ailleurs, d'autant plus faciles pour nous que la Compagnie n'a jusqu'ici aucun service particulier à assurer et que nous les entrecoupons de stations au café, car, malgré la proximité du front, Saint-Blaise est demeuré habité, de sorte que, avec un léger effort d'imagination, nous pouvons presque nous croire en villégiature dans ce hameau paisible, oubliés que nous paraissons être sur le vaste échiquier des Armées.

Le secteur de la « Mère Henry ».

18 septembre. — Le Régiment vient d'être honoré d'une citation à l'ordre de l'Armée 10 septembre 1918 : Sous le Commandement du Lieutenant-Colonel Mouloise, a contenu le 15 juillet 1918 la ruée allemande sur la deuxième position. S'est ensuite porté à l'attaque dans un élan superbe, enlevant successivement deux villages, réalisant une avance de deux kilomètres, capturant plus de cent cinquante prisonniers, deux canons et plusieurs mitrailleuses. Soumis à de violentes contre-attaques, s'est maintenu énergiquement sur une position d'où il a facilité la reprise de l'attaque.

Faut-il voir là moins une récompense pour un fait d'armes passé qu'un encouragement à mieux faire à l'avenir? Et ne serait-ce pas le présage qu'après un séjour limité dans ce secteur calme on nous conviera à participer à des opérations de plus grande envergure, décisives peut-être?

19 septembre. — Des ordres sont arrivés nous enjoignant de monter en ligne ce soir. Vers six heures, nous quittons Saint-Blaise par la route qui conduit au Rabodeau, hameau industriel de Moyenmoutier, puis à ce bourg où, à travers les volets mal clos, commencent à filtrer les lumières. Avant l'extrémité du village, nous prenons à gauche un sentier assez raide qui escalade la Côte des Ravines, parallèle à la vallée du Rabodeau, où se termine en éperon l'une des ramifications du massif du Donon. En tête de la colonne marche le Chef de Bataillon accompagné d'un guide de l'armée américaine : nous devons en effet relever des unités yankees que l'on a envoyées ici pour s'aguerrir quelques jours à peine après leur débarquement.

Au carrefour de la Croix de Malfosse, le Commandant s'arrête pour descendre à son poste de commandement établi dans quelques baraquements en contre-bas. Nous poursuivons notre chemin en silence, foulant une route forestière en pente douce, jusqu'à la Cote 651 où les baraques en bois en bordure de la voie abritent le poste de commandement du commandant de Compagnie.

A l'intérieur, dans une atmosphère de fumée de cigare que nous humons avec satisfaction. et envie, le capitaine, de race noire, du 367e régiment U. S. A. tire paisiblement des bouffées d'un majestueux havane. la pièce où nous nous trouvons est éclairée à l'électricité grâce à l'utilisation d'une petite chute d'eau du voisinage. Table, lit, chaise et poêle de fonte où flambent des bûches de sapin forment toute l'installation de ce pavillon de chasse. Je sers d'interprète pour la transmission des consignes.

L'officier américain assure que le secteur est très calme mais que la nature du terrain et l'obscurité nocturne de la forêt imposent une surveillance particulière. « et de tous les instants » comme l'obéissance due aux gradés d'après le Règlement sur le service intérieur. Puis, j'accompagne aux premières lignes nos sections et je ramène sans incident les camarades d'outre-Atlantique que nous relevons.

20 septembre. — Mon avenir est provisoirement assuré en ce sens que me voici devenu agent de liaison. Ces fonctions honorifiques sont un peu périlleuses, car elles obligent à des allées et venues par des voies que l'ennemi tient à battre de ses feux, même dans le moment où les premières lignes sont calmes; d'où la nécessité d'être prudent et toujours sur ses gardes, excellente école pour la vie normale d'ailleurs.

Mais, par contre, l'organisation des roulements de service permet du repos et autorise implicitement certaines latitudes dont nous ne manquons pas d'user.

J'ai mis à profit cette liberté relative pour faire connaissance avec le site. Nous sommes dans une immense forêt de sapins aux fûts droits, élancés, pointant vers un ciel qu'on ne voit pas, leurs branches entrelacées envoûtes ogivales. Çà et là, des rochers moussus, un filet d'eau giclant d'un talus d'argile gréseuse ocre dans lequel on a taillé un chemin, des digitales aux clochettes mauves, des touffes de bruyère, quelque très jeune sapin dont la grâce fragile est mise en valeur par un rayon de soleil oblique, un épais tapis de feuilles mortes spécialement préparé sans doute pour amortir la chute des géants résineux fauchés par les rafales d'artillerie ou par la foudre, peu d'insectes, pas d'oiseaux pour nous égayer, partout le silence, le calme, la solitude, celle-là même que, dès le VIle siècle venaient chercher dans ces régions les moines évangélisateurs.

Lieu de séjour vivifiant dans l'atmosphère des parfums balsamiques que renouvelle la brise : nos poumons, c'est certain, prendront ici des forces pour le prochain hiver.

Nos prédécesseurs américains étaient largement approvisionnés. Ils ont eu l'amabilité de laisser ici des vivres dont le commandant de compagnie et le caporal d'ordinaire s'entendent à merveille à tirer parti. Nous avons ainsi un peu de variété dans notre alimentation : des entremets arrivent encore chauds en ligne, car le calme du secteur a permis que les cuisines roulantes s'installent à moins de cent mètres de nos baraques, abritées sous un hangar. Tant de félicité nous ferait presque oublier que nous sommes en guerre et les missions aux positions avancées viennent à propos nous le rappeler.

A quelques centaines de mètres de notre « home », la route forestière se continue par un sentier en pente plus raide qui aboutit à un boyau de tranchée; au delà du parapet, on a disposé des chevaux de frise avec des fils de fer barbelés afin de gêner les incursions possibles de l'ennemi; le boyau lui-même est, de-ci, de-là, partiellement obstrué par des rocs qui constituent autant de marches d'escalier isolées, ou par des troncs de sapins qu'il faut contourner, ou simplement par de grosses racines; je ne m'étonne plus d'avoir trébuché à plusieurs reprises la nuit dernière. A gauche, un escalier en rondins de sapins descend sous bois jusqu'au ruisseau des Ravines. Enfin, la tranchée cède la place à un sentier escarpé qui, à travers des rochers, mène au sommet de la position baptisée « la fille de la Mère Henry ». En face de nous, à une trentaine de mètres, les Allemands tiennent un point d'altitude supérieure, la « Roche Mère Henry» : ils ont la mère, nous gardons la fille, il paraît que c'est préférable ! D'un de nos postes d'observation, en contre-bas, la vue plonge sur Senones dont on aperçoit l'église et oÙ j'ai distingué un enfant jouant avec un soldat; plus près de nous, c'est la vallée du Rabodeau dominé, sur la rive gauche comme ici, par des forêts de sapins montant à l'assaut des collines. En revenant, je remarque l'enchevêtrement en tous sens des éléments de tranchées obstrués vers l'est par des chicanes : de toute évidence, les forces en présence ont dû, à tour de rôle, les utiliser au hasard des coups de main. Par un bref crochet à découvert, je gagne le petit cimetière militaire où reposent quelques poilus ayant trouvé la mort ici.

Dans la soirée, je découvre dans notre baraquement une liasse de lettres que je parcours rapidement. Les parents de l'Américain qui les a laissées se félicitent de ce que les troupes de couleur soient bien traitées par les officiers blancs et non considérées comme des hordes d'esclaves.

22 septembre. — Dans la nuit, nous avons perçu les échos d'une vive canonnade assez éloignée, vraisemblablement dans le secteur agité de la forêt, de Parroy au nordest de Luné ville.

Ce matin, vers sept heures, un tir d'artillerie a été déclenché sur le secteur de droite, vers La Fontenelle et le Ban-de-Sapt, tenu par le 2e bataillon de notre régiment.

La compagnie à notre droite a été alertée. Quant à nous qui, dans ce théâtre restreint des opérations, occupons en quelque sorte le poulailler — « the gods » comme on dit outre-Manche — nous avons joué le rôle facile de spectateurs muets qui ne sifflent ni n'applaudissent. Dans le courant de la journée, nous avons appris que l'incident de ce matin nous avait coûté quatre prisonniers dont un officier et deux sous-officiers.

Ainsi, la 20e Division n'a pas pu éviter de se laisser identifier par l'ennemi en dépit des avertissements formels de la VIIe Armée. Bien entendu, on ne tarde pas à nous rappeler que des attaques par gaz sont à craindre, notamment par le couloir de la vallée des Ravines propice à des manifestations de ce genre, et nous sommes invités à nous tenir constamment sur nos gardes, principalement la nuit.

23 septembre. — Vers les deux heures du matin, on me réveille brusquement : la pluie crépite avec violence sur le toit en tôle ondulée de notre chalet. Revolver au poing, ruisselant, énervé, l'adjudant R. vient de faire irruption pour nous signaler qu'il a remarqué des bruits insolites laissant supposer une infiltration sur notre gauche c'est-à-dire sur le versant abrupt de la Côte des Ravines où nous n'avons aucun groupe de surveillance entre sa section et le fond du torrent. Immédiatement, nous sommes désignés, N. et moi, pour entrer en liaison avec le poste du 7e régiment d'infanterie, installé sur la rive droite du ruisseau des Ravines.

N. a déjà eu l'occasion de s'y rendre avant-hier, il connaît le chemin et me précède. La nuit est obscure au point de ne rien distinguer à quatre pas devant soi; la pluie martèle sans arrêt nos casques en redoublant d'intensité et fait « flac » sur le cuir de nos équipements et le bois de nos mousquetons. le terrain est devenu singulièrement glissant et, à plusieurs reprises, nous trébuchons, non sans bruit, sur des rochers, des racines, des sapins abattus ou des troncs que nous n'avons pas su deviner; si les infiltrations redoutées s'étaient effectivement produites, nul doute qu'on nous aurait déjà baillonnés, immobilisés, sans même que nous puissions nous défendre et que nous serions blessés, tués ou prisonniers. Soudain, N. s'arrête et je le rejoins prudemment en le questionnant : « Y a par là un sentier qui conduit juste en face du poste du 4-7 et, saperlipopette, j'le trouve plus! » grogne-t-il, mais il prétend avoir vaguement la notion de la direction à prendre et je continue à le suivre comme un caniche fidèle.

Cependant, s'il se trompait?. Ne nous exposons-nous pas à nous engager dans les lignes ennemies, puisque aussi bien il paraît qu'il n'y a pas de fils de fer barbelés sur ce versant? Mais ce doute insidieux n'a pas le temps de s'incruster dans mon esprit, nous arrivons sur la rive gauche du ruisseau des Ravines; N. est un excellent guide vosgien. Il n'existe ici ni pont ni passerelle, la seule ressource est de faire un bond pour sauter de l'autre côté; nous nous élançons. pour tomber à pieds joints dans le torrent grossi par la pluie diluvienne : « Bains de pieds gratuit ! » lance N. furieux. Nous nous dégageons rapidement, escaladons vivement le talus qui nous sépare du chemin longeant la rive droite du ruisseau et pressons le pas pour parcourir les quelque trente mètres jusqu'au poste du 47 e. dont les occupants ayant perçu du bruit (notre double chute) viennent de mettre en batterie leur fusil-mitrailleur et s'apprêtent à un tir fauchant dans la direction où nous étions il y a à peine trois minutes! !. Nous l'avons, sans dormir, Madame, échappé belle !

Comme nous en avons été chargés, nous donnons l'alerte, mais rien d'insolite n'a été remarqué ici en dehors de notre bain malencontreux. Les camarades nous réconfortent en nous offrant du café bien chaud et une rasade de « gniaule ». Nous restons quelques minutes, le temps de nous faire préciser qu'à une cinquantaine de mètres en contre-bas un étranglement du ruisseau permet de le franchir sans se mouiller, et nous prenons le chemin du retour.

Sans se soucier de sa monotonie, la pluie continue à tomber. « Charmant pays ! »

s'exclame N. alors que nos jarrets sont mis à l'épreuve pour gravir la Côte des Ravines sans être soulagés par un alpenstock. Nous glissons sur les feuilles mortes et sur les renflements glaiseux et nous avançons péniblement, tombant à genoux à plusieurs reprises. Je n'ai jamais autant regretté d'avoir laissé dans le train de permissionnaires qui me ramenait à Dormans, il y a six semaines, l'imperméable que je comptais utiliser à la saison pluvieuse. Enfin, après cette promenade qui nous a paru durer des heures, nous voici de retour chez nous, à l'abri; il n'y a plus qu'à se sécher auprès du feu, car nous n'avons pas de vêtements de rechange, et à se reposer.

Puisque cette sortie nocturne s'est heureusement terminée — sans tragédie veux-je dire — je ne la regrette pas.

Sans elle, jamais, sans doute, je n'aurais connu l'obscurité des forêts vosgiennes dans la nuit pluvieuse. Lorsqu'on pénètre sous leurs voûtes opaques, les ténèbres semblent s'épaissir encore; on marche dans le noir, à l'aveuglette. Ajoutez-y la régularité rythmée d'une interminable averse qui ne tarde pas à pénétrer les vêtements, étouffe par son fracas tous les autres bruits de la forêt, même les plus immédiats, et couvre le discret murmure du ruisseau comme la plainte rageuse et coléreuse du torrent.

Pour un paisible promeneur suffisamment vêtu pour ne pas craindre de pneumonie, l'effet serait déjà vraiment curieux.

Pour nous, il fut plus encore, il nous révéla brusquement la notion de l'Inconnu.

Il est devenu un lieu commun d'avancer que nous vivons continuellement dans l'inconnu du fait que nous ignorons quel sort nous réserve la minute qui vient. Mais qui d'entre nous fait attention à cette règle banale de nos existences tourmentées? Qui songe à la menace permanente suspendue sur nos têtes comme une nouvelle épée de Damoclès? Pour nous dessiller les yeux, il faut un fait sortant de l'ordinaire, une occasion marquante. Or, cette nuit, notre mission de liaison, tout à fait normale et banale, emprunta de suite un caractère particulier du fait des circonstances dans lesquelles nous avions à l'accomplir. Aux phénomènes physiques extérieurs s'ajoutait en effet une impression d'insécurité, de danger invisible et fatal, la certitude. de l'incertitude, l'inconnu mystérieux que nous sentions nettement.

En présence de telles conjonctures on comprendrait presque, somme réflexe de l'être humain, un repli sur soi-même, une hésitation, dus à l'instinct naturel de conservation individuelle. Mais nous assistâmes au contraire à une transposition de l'instinct de conservation du plan individuel sur le plan collectif, se confondant au moins momentanément avec le devoir. Ceci également méritait d'être vécu.

Dans la journée, N. est allé porter des ordres en première ligne; il en a profité pour interroger les camarades de la section de l'adjudant R. et il est rentré définitivement convaincu que seuls les rats nous ont valu l'alerte de la nuit dernière.

27 septembre. - A la fin de l'après-midi, des officiers américains sont venus prendre contact avec nous avant de nous relever dans la garde du secteur qu'ils ont tenu à visiter en plein jour. En dépit de nos exhortations au calme, ils laissent éclater leur nature exhubérante sous forme d'exclamations ou de cris alors même que nous atteignons les boyaux de première ligne. Le résultat ne se fait pas attendre : soudain, nous percevons le déclic d'une grenade à fusil, tous nous nous courbons et nous protégeons instinctivement contre les parapets mais rien n'éclate et, en cherchant des yeux le projectile, nous apercevons les journaux un peu déchiquetés qu'on vient de nous envoyer par une attention certainement très délicate à laquelle nous sommes très sensibles. Nous nous précipitons et ramenons des feuilles de propagande rédigées en anglais et des papillons. Ces derniers s'adressent à la fois à la Division américaine qui nous précédait ici et avait un buffle pour insigne : « Good-bye, buffalo! » et à celle qui doit nous remplacer ce soir sous les auspices du chat sauvage, sa mascotte, « Welcome wild cat ! » Qui donc se hasardera encore à prétendre que l'espionnage allemand n'est pas supérieurement organisé ?

Quant à la gazette, éditée à Francfort, elle s'intitule America in Europe et s'efforce d'opposer les intérêts respectifs de chacun des Alliés, les Européens aux Yankees, la race blanche à la race noire. Excellent calcul, évidemment, pour tenter de semer le doute et saper la confiance dans la victoire qui se précise pour nos armes; mais des fautes de goût, des maladresses qui ne dénotent guère une bien grande finesse d'esprit, suffisent à annihiler rapidement l'effort de propagande ainsi entrepris.

D'ailleurs, sur le chemin du retour, les Américains nous disent leur intime conviction que la lutte ne s'éternisera plus maintenant. Le général Pershing les aurait mis en confiance ces jours derniers en usant d'une formule lapidaire qu'ils aiment à nous répéter, joyeux : « Hell, heaven or Hoboken before Christmas !», c'est-à-dire : « l'enfer, le ciel ou Hoboken (port d'embarquement des troupes américaines dans la baie de l'Hudson et port supposé de débarquement pour ceux qui regagneront les Etats-Unis) avant » Noël évidemment, de ces trois hypothèses, ils ont choisi Hoboken !

André LEFÈVRE.

les décès de soldats de Granges sur Vologne (1915)

mardi 20 mai 2014, par Anne Auburtin

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Même au bord de la Vologne, la guerre de 1914 fut meurtrière....

Extrait du bulletin paroissial de Novembre 1915 de Granges-sur-Vologne, "Le Messager paroissial de Granges : Champdray, Jussarupt, Rehaupal," la liste des décès :

  • Adrien Pierrot, âgé de 54 ans, capitaine au 39é régiment d'artillerie, décédé au Camp d'Avord le 3o octobre 1914.
  • Abel Moyot, âgé de 25 ans, du 170e régiment d'infanterie, blessé le 22 mai à Ablain-Saint-Nazaire, dont le décès
    a été constaté le 22 août.
  • Joseph Baradel, âgé de 29 ans, du 152e, tué près de Metzeral le 22 septembre.
  •  Jean-Baptiste Doridant, âgé de 42 ans, caporal au 43e territorial, tué en juin à la Fontenelle.
  • Arsène Toussaint, âgé de 30 ans, du 61e bataillon de chasseurs à pied, tué le 28 septembre à Notre-Dame-de-Lorette.
  • Camille Stouvenel, agé de 22 ans, du 158è, blessé à Souchez le 25 septembre, est mort le 4 octobre.
  • Ernest Ory, de Pétempré, âgé de 42 ans, du 43è territorial, tué à Celles le 25 septembre.
  • Romain-Auguste Jeanclaude, des Evelines, du 2e régiment de zouaves.
  • François Colle, âgé de 30 ans, sergent au 407e régiment d'infanterie, blessé le 28 septembre, mort le 3 octobre a l'ambulance de Frevin-Capelle (Pas-de-Calais).
  • Henri Dervaux, du 3e bataillon de chasseurs à pied, blessé le 28 septembre, mort le 6 novembre à l'hôpital de Rouen.
  • Henri Richard, âgé de 20 ans, soldat au 10é bataillon de Chasseurs à pied, tué le 26 septembre, à Noulette-devant-
    Angres.
    Ajoutons à cette liste le nom d'un jeune homme qui n'est pas de Granges, mais bien connu à Granges, où il venait chaque dimanche avant la guerre comme instructeur de nos jeunes gens pour la préparation militaire Pierre Martel, sous-lieutenant au 152e régiment d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la Croix de guerre, tué le 25 septembre, près de Metzeral.