Assemblée du IO mars; publication au prône le 10 mars par le curé de Retonfey.

 43 feux. - 40 comparants, dont 5 femmes; 16 signatures

Nic. Galloit n'est point parmi les comparants. N'ont pas signé Nic. Humbert, J. Troysien, Franç. Hanry, Phil. Haltemaire (Altmeyer), Pierre Lurion, Franç. Glaude, Christophe Hermant, J, Soigne, Didier Galloit, J. Jeanjean, J. Bouvie, J. Humbert, Robert Laurant, Louis Lavalle, Simon Harmant, Christophe Harmant, Simon Poincignon, Didier Rabat, Franc. Caye, Pierre Urbain, Françoise Barbai., la veuve Robert, la veuve Harmant, la veuve Humbert, la veuve Auburtin.

 Députés: Jean-François Veringe et Pierre Poincignon.

En conséquence [tant] des lettres du roi que de l'ordonnance de M. le lieutenant général au bailliage et siège présidial de Metz et des lettres y jointes concernant la convocation des États généraux, nous, syndic, habitants du village et communauté de Glatigny .... [Voir le cahier de Cheuby, excepté pour les articles suivants]

6°. Qu'il soit permis à tous voituriers, marchands et propriétaires de passer en le pays de la Lorraine avec leurs denrées ou Marchandises sans prendre des acquits, [vu que] cela occasionne la denrée plus chère et souventes fois le retard de beaucoup de monde, attendu que  le Pays-messin est enveloppé en la Lorraine.

7°. L'on peut encore représenter que les entrées de bestiaux dans la ville de Metz, et autres, de quel[que] qualité qu'ils soient, ainsi que le bois et toutes autres marchandises, sont trop fortes, qu'il faut payer: ce qui fait occasionner le tout plus cher.

8°. Que la marque des cuirs, qui s'est élevée depuis peu dans le pays, se monte à des sommes considérables : ce qui obligera la plus grande partie du pauvre peuple à marcher pieds nus, si Sa Majesté n'y fait attention.

9°. Il n'y a rien encore de plus onéreux dans le pays que de voir un homme qui voudrait faire honneur à ses affaires et payer ses dettes, qu'il ne peut faire une vente de ses meubles et mobilier comme ci-devant, attendu qu'il est obligé à prendre un huissier ou commis par M. Midon, et que ces frais occasionnent un tiers de perte au vendeur : ce qui cause la ruine de plusieurs pères de famille. L'on demanderait que les priseurs jurés soient supprimés.

10°. Nous demandons que le Pays-messin soit réuni en pays d'États.

11°. L'on demanderait que la milice soit fournie par la province à ses frais, lorsque Sa Majesté en aura besoin, vu que celle d'aujourd'hui n'est pas plus exercée que celle que l'on lèvera, vu que cela fait une très grande dépense tant pour les villes que pour les villages.

12°. On demande que les décimateurs des dîmes soient obligés à l'entretien des églises comme ils [l']étaient ci-devant, vu que les dîmes ont été données pour l'entretien et décoration des églises.

13°. L'on demanderait que dans les grosses paroisses il y [eût] un vicaire avec le curé, vu que la plus grande partie du monde ne peut aller à la messe le dimanche, attendu qu'il n'y a qu'une seule messe.

14°. Les communautés demanderaient de rentrer dans le tiers que les seigneurs leur ont retiré de leurs biens communaux, vu qu'ils ne payent rien en les réparations ni autres choses dans les communautés, et surtout le clergé, et même dans leurs biens qui peuvent être engagés.

15°. L'on demanderait encore que MM. de la maîtrise soient supprimés.

16°. On demanderait aussi qu'il n'y eût point de permission pour faire des enlevées de blé ou autres grains, à moins qu'il n'y eût manque de blé en quelque province du royaume. Quand ce commerce est permis, dans tous les marchés il s'y en trouve qui achètent à un bout d'un marché et le revendent à l'autre, et ceux qui ont de l'argent en amassent plein des greniers, et souvent il se dépérit, et il faudrait que, quand il n'y a point de manque de blé dans le royaume, il ne soit permis à personne de faire ce négoce que pour son usage; et c'est ce qui rend le peuple à la mendicité, attendu qu'il faut passer par leurs mains, à quelque prix que ce soit.

170. On demanderait aussi que dans une paroisse où il y a des villages très éloignés, [il] dût [y] avoir une chapelle ou une église, attendu que dans les grands froids de l'hiver une grande partie des gens de ces villages éloignés ne peuvent assister à la messe par la rigueur des temps, et même que dans ces grosses paroisses où ils tirent de revenus tant en dîmes qu'autres choses 3 ou 4 et 5000 livres, ils peuvent bien payer un vicaire, attendu qu'ils en tirent bien les revenus.

18°. On demande aussi que les décimateurs, qui tirent les dîmes qui sont données pour l'entretien et décoration des églises, soient obligés aux réparations et entretien des dites églises comme ci-devant.