Le village de Belleau est une petite paroisse, composée de 50 feux, tant de ménages complets que de veuves presque tous des pauvres vignerons qui n’ont d’autres ressources que le produit souvent bien modique de leurs vignes pour pourvoir à leur subsistance.

Le village de Belleau est situé dans le val de Sainte Marie, entouré de tous côtés par des chemins impraticables, ce qui met les habitants du lieu dans l’impossibilité presque absolue de mettre à profit le produit de leur récolte n’ayant aucun débouché pour le débit ou la vente de leur vin. Le village de Belleau est situé entre plusieurs montagnes dans un terrain fangeux, ce qui assujettit les habitants du lieu à des corvées longues et continuelles et qui absorbent une grande partie d’un temps qu’ils pourraient employer à leur subsistance.

Le village de Belleau est dénué de toutes ressources pour acquitter toutes les charges n’ayant aucun bien communal, pas même une branche de bois pour les réparations d’une église totale et d’une maison vicariale qu’ils sont obligés de réparer avec les deniers sortis de leurs poches.

Les habitants de Belleau unissent leurs vœux à ceux des citoyens de Pont A Mousson pour demander le retour de l’université de Pont A Mousson.

Les habitants de Belleau privés de leur moulin par un orage arrivé en 1785, réclament leur droit sur le dit moulin, parce qu’une partie d’entre eux payent 50 sols pour suppression d’une banalité dont leur pauvreté les exemptait.

Laissons aux personnes éclairées et intelligentes le soin de discuter et d’examiner les objets importants qui concernent la réforme des abus et la bonne administration du royaume.

[Signatures de ] Nicolas Thuiller, Joseph Toussaint, F. Valet, Jean Lienard, Louis Cuny, Jean Mangin, D. Conrat, J. Vautrin, F. Dommartin, Claude Conrat, Charles Lemoine, Ch. Toussaint, L. Mangeot, Charles Mangeot.